ilous divisons toutes les fleurs en drus groupes
1’ Les ■osqrxsianTaKcs, monoperianihti, celles dont les organes sexuels ne sont enfermés que par une seule xavxtorra rLoiiLs, qui prend alors le nom de rsaisaTBS , ptrianlhium, qu'il soit monopbylle ou polypbylle (168); telle est la fleur des Poljrgotmm ;
3° Les roLveiauilTBàM, poljrperiantkei, celles dont les organes sexuels sont enfermés par deux ou plusieurs enveloppes florales, dont chacune forme un équivalent du verticille, et s'insère sur uue articulation spéciale.
Pour distinguer, dans ces diverses enveloppes, la corolle du calice, nous admettrons que le verticille supérieur est nne corolle , et que si le verticille qui vient immédiatement après porte des étamines , il appartient également au système de la corolle.
6i ce verticille inférieur n'est pas staminifère, sous quelque forme qu’il apparaisse, il prend le nom de calice, siusiipie les autres verticilles qui pourraient se trouver au-dessous de lui.
Ainsi le lis sera considéré comme étant à double corolle et sans calice, parce que sa fleur est formée de six pétales, appartenant à deux articulations, et portant chacun une étamine : trois de ces pétales forment le verticille externe, et trois le
174. Outre les caractères que le calice et la corolle empruntent à la nomenclature des organes dont ils ne sont que des transformations , chacun d’eux peut être :
ctpcc, caducus, lorsqu’il tombe immédiatement après la fécondation;
Mtactscs.vT, marcescens , lorsque, sans tomber, il SC Une et se flétrit autour du fruit qui se développe;
rsBsisTa.\T, pertiitens, lorsqu’il subsiste autour du fruit qui mûrit nu de sou pé- ' doncule, sans se déformer; et dans ce dernier cas, le sépale peut prendre un déveluppement eitraurdiiiaire, et siqiuler même uue enveloppe du fruit (Bêla, Physalii)', ou le ditalurs sccasscssT.occresreiir.
173. Le sépale et le pétale acquièrent, sur certaines fleurs , uu organe caraeté-
sa NOMENCLATURE
rlstique , et qui paraît joner un rôle spécial dans la végétation; c’est une sorte de corne crcnse, qui se développe sur le dos du pétale, et s’ouvre sur la l'ace antérieure ; on le nomme éperon, calcar {cuy pl. 41, fig. 8); et le pétale ou le sépale se dit alors ÉPERoané, calcaratum.
176. Toute autre enveloppe florale qui, parle développement ultérieur delà fleur, reste il une certaine distance d’elle, se nomme invoiccre, involucnim; telle est la collerette des anémones.
vil. Tt-oiuio-x.jloratio, préflorrisor, prœ- Jloralio (pr).
177. Nous avons nommé vouetioh et prêfolistior, la disposition des feuilles développées, et celle des feuilles encore enfermées dans le bouton (52). La fleur n’étant qu’une transformation des divers organes du bourgeon , il est logique de donner le nom de floraison ,^orntio, à la disposition des divers organes de la fleur épanouie, et celui de préfloràisox, prœjlomliOyàU disposition relative des divers organes de la fleurencoreemprisonnée dans le bouton, floreisos devient ainsi synonyme d’épanouissement, époque à laquelle les enveloppes florales s’eiitr’ouvrent pour laisser à la fécondation toute l’influence de l’air et de la lumière ; et préflormson est synonyme de la durée pendant laquelle le boulon reste fermé et sommeille.
178. Nous avons donné ci-dessus les moyensde décrire la floraison; nousajoutcrons à ce que nous en avons dit, qu'ainsi que la foliation (71) , la floraison, qui n’en est qu’une transformation , est ou :
1» spiRALÉB,Fpirn/is,lorsqueles sépales, , pétales et étamines sont disposés, autour ‘ de la sommité de la lige, sur une ligne spirale (M'agnolia) ;
2» ALTERNE , alterna, lorsque l’appareil corollaire est alterne avec l’appareil calicinal d’un cité, et avec l’appareil staminifère de l’autre; et ce mode de floraison se subdivise en deux antres :
5” ALTERNE SIMPLE , altema simpliciler , ,
lorsque chaque appareil n’est composé ipi6 d’une feuille (graminées) ;
4® ALTERNE VERTiciLLEE, alterna verücil»
latim, lorsque chaque appareil forme un vcrticilleen nombre impair, dont le foliole médian alterne avec le foliole médian du verticille inférienr, et avec ceini du verticille supérieur. Ainsi , dans la passiflora (pi. 57, fig. 2), on observe que le médian des cinq sépales alterne avec le médian des cinq pétales, et avec le médian des trois follicules du calice invoincriforme inférieur , et que le médian des cinq pétales alterne avec la médiane des cinq étamines ;
5° OPPOSÉE , opposita, quand les enveloppes se réduisent à deux folioles opposées (Callitriche) ;
6° CROISÉE, cruciata, qnand chaque enveloppe est composée d’une paire de folioles opposées , qui se croisent avec les inférieures et les supérieures (crucifères , ortie femelle, pl. 51, 6g. 6).
179. Quant à la préploraison , on en découvre les détails par nne coupe transversale du bouton encore fermé, et on les dessine de champ ; on fait ainsi le plan de la fleur (pl. 51, 6g. 22).
180. Parmi les innombrables modes de préfloraison , nous ne distinguerons qne les suivants :
1° PRÉFLORAISON VALVAIRX , Valvoia
(pl. 30,6g. 3), lorsque les sépales on pétales se soudent bord à bord, sans se recouvrir les uns les autres, de manière à représenter les valves d’un fruit (106);
2° CROISÉE, cruciata, lorsque, dans nne fleur en croix, les pétales ou sépales sont disposés de telle sorte que la paire inférieure recouvre la paire supérieure;
3° SPIRALE, spiralis, lorsque les pétales ou sépales sont recouverts par un de lenrs bords, et recouvrants par l’autre ;
4° iMBRiQDÉE, imbricata, quand , parmi les sépales ou les pétales , les uns sont entièrement recouverts, les autres entièrement recouvrants ;
5° VARIABLE, varwéi/iF, lorsque la forme imbriquée et spirale co-existe sur la même fleur.
NOMBNCLATÜRB DES ORGANES.
181. Pousser plus loin la nomenclature, ce serait sVxposer à ne décrire que des caractères individuels, ou des cas infini* ment rares, qu'il vaut mieux rendre par un dessin ou une périphrase.
TIll. 9KTIAT10H ACCIDBNTBLLIDU TYPE floral, transjbrmatio pcloricaJlorU»
183. Le TYPE TLORAi, i^pusJIoraliSf est la forme habituelle que prennent toutes les fleurs d'une plante, et qui se reproduit de graine comme de bouture.
183. Vais, par suite d'un concours insolite et imprévu des lois physiologi* qnes, il arrive assez fréquemment que l'un ou l'autre des éléments do la fleur ou tous à la fois , viennent à dévier de la forme qui leur est propre , et alors la fleur se dépouille de son caractère spécifique pour en prendre un nouveau , qu'il n'est pas donné aux rèjjtes de l'art pratique de perpétuer ou de reproduire à son gré.
Nous nommerons ce phénomène rÉLonie, pcloria J nom que Linné n'avait appliqué qu'au cas d'une fleur qui devient régulière, d'irrégulière qu'cite est habiliiellement, à la Lmana, qui perd son éperon (175), sorte de déviation qui n'est que l'un des milliers de modes divers dont une flenr peut s'écarter de son type spécifique.
Line fleur déviée se dira :
PLEÜB ou FRUIT PÉLORIH 8CU fniCiUS
peloricuSf lorsque la déviation attaquera les formes et les proportions relatives des organes de la fleur ou du fruit; pleur ou TRoiT Mo^sTRORux , Jlos seu fruclus mo/l* strosusy quand la déviation exagérera les dimensions.