CHAPITRE PREMIER
COH8I>imATlOIVC FBiUMtirAIBCS SUB LA 8TBÜCTOBI «iBiBALl^ fT 8VB LA BOaSBCLATVBB >88 0B8AIIES BE8 «BABIINi£8.
365 . On dutio]^tie $ar toutes les espèces (le cette immense famille, 1** le système radiculaire , 3« le chaume {culmus)^ 3* ria> florescence.
Le sTsrÎMK radicclaiir (pl. 18, fig. 3, rd) est , en général , chevelu ( 33 , 4^), Il ne faut pas le confondre avec le chaume traçant (y^) (33, 1*>) , qui est un véritable chaume par sa structure, quoique, à la manière des racines , il se développe sous le sol.
8* Le CBAUM8 AaaiiN, culmus {et) , est iistiileui (33, 14°), mais coupé de distance en distance par des diaphragmes ligneuv, épais, biconcaves, qui correspondent cbn* cun à on renflement extérieur que Ton désigne par les mots d^BTicoiATiow , de arnoa, nodus (no, pl. 10, flg. 5), et sur chacun desquels semble s'insérer une feuille. Le chaume aérien se termine par use FAKicoLi (73, 6*) ou par un âri.
3* La rcDiLLs, yblium (^), se compose d'une GAJKc, vagina {vg)f espèce de fourreau cylindrique , fendu plus ou moins profondément d'un cèté, ou simplement ouvert au sommet , qui se termine par une collerette de poils ou un anneau pellicitleoi , que l'on nomme la lioclb , ligula (//). Cette collerette est la ligne de démarcation de la ca!n8 et du limbb, limbus {Im) y qui est la feuille véritable; le limbe est ordinairement linéaire, aplati, et réfléchi; sa direction a toujours lieu à l'opposé de la fente qui marque la face antérieure de la gaine, dont la partie correspondante au limbe est le dos. La portion du chaume qui est comprise entre deux articulations se nomme sntbbnaod, internodium {inOy pl. 10, hg. 5)'.
A la base de tout cutreua*ud , et à l'op-
posé de la fente de la gaine (pl. 18, %. 3, g) y existe sans exception un aooa- 6B0N (39) ;
4® L'ÉPI, spica (73, 7®) (pl. 15, fig. 13), ou la pANicoLB (73 , 6®) {ibid. (ig. 14), termine le chaume, et se compose de semiverticilles d'épillets, sessiles dans l'épi, pédoncules dans la panicule, et à pédoncules simples (pl. 18, fig. 3 /c), ourameux (pl. 19, fig. 1);
5® L'ÉriLLET, locHsta (/c), est la flear spéciale des graminées , ou plutôt , d'après la définition que nous avons donnée de la fleur, c'est un assemblage de fleurs, un chaton d'une espèce particulière.
S66. Le type le moins compliqué d'un épillet est certainement celui de Vjisprella orjrzoïdes t un ovaire à deux styles , terminés chacun par un long stigmate épars (114); à la base de l'ovaire, l'appareil mâle, composé de trois étamines et denx petites écailles membraneuses , qni séparent les filaments entre eux ; puis, alternant avec l'étamine médiane, un vollicole, ou feuille réduite â une très-petite dimension (44), à troiv nervures longitudinales, que je désigne sous le nom de paillxttr sorBBiEDa>,/7u/ea supenor {pe fl); plus bas, et dans l'ordre alterne avec celle-ci, est un autre follicule de même genre , mais à cinq nervures longitudinales, qui est la pAiLLKTTK iBrBRiBt'BB, polca injcnor {pc m).
367* Dans le aiz, Oryza^ le type se complique de deux autres follicules placés h la base des deux premiers, et alternant avec ceux-ci comme entre eux. Pour faciliter le langage descriptif , on est convenu d'appeler ceux-ci les glcmts, glumœ x
CONSIDÉRATIONS TAÉLIfllNAIRES.
SDPKMKiinK et 6LUME ixfériecrk. Lesfjlufnes sont les (JeuY rolliciiles de répillel les plus éloignés de l^appareil mâle, les paillktths sont les deux follicules de IVpilIet les plus rapprochés de Tappareil maie.
568. Blais 1 au lieu de quatre l'ollicules , il est des épillets qui eu possèdent un plus grand nombre; les intermédiaires entre les paillettes et les gluines ont reçu clia* cune le nom de pleur umpalÉacép, ou fleur sf iiuLk ,Jlot knipaleaceus , sëu /hs stcnlis. Il nous parait plus rationnel de leur conserver le nom de glurnes , et de les diNtiogàrr edtre èllès pae les premières lèttres de Talphabet ÿrec, en les comptant par la base : gluma gluma S, gluma 7 , etc. Il arrive assez fréqiiemolént que cès glumes intermédiaires prennent des forrhes spéciales : VÀnthoXfinthum odoratum , la pLouvs de nos prés, dont la pldnehe 19 donhe ratialyle la pins complète, est un exemple decette structure. L'ÉriLLBT(fig.l) •e compose de quatre glomes et de deux paillettes. Les glumès « et ^ ont la mèmè structure; Tinférieure plus courte que la supérieure , et la supérieure enveloppant, codlme dans un cornet , tous les organes de IVpHlet. Les deux gliimes y et au coirtrairé^ sont, rinférieore plus grande que la supérieure, portant sur le dos cliaoüne ood Anèri^ arista (nr), >t pelliculeiises au somibet; au-dessus de ces deitx glumes apparaissent les paillettes (Hg. Ifi), qui rt'ont plus aucun rapport de structure et de longueur ateb les glumes; on les voit étalées Pig. 15 et 14. Ces deUx paillettes enveloppent la base des organes sexuels (Gg. lil et 15).
569. Ënfm (et c'est ici rorgànUation commune des graminées, leurorgaiiisatioD presque normale), il arrive que les glumes restant au nombre de deux, la Heur est capable de se compli(|uer encore pins que dans le cas précédent; car de la base de la paillette supérieure part une tieiir complète, composée exactement des memes pièces que celle qui la supporte. Ln tel épiilel a alors doux glumes et deui ileurs complètes, c'est-à-dire quatre paillelles.
Telle est la structure de l'épilletdu Pam~ cum sctiiriaj dont la Gg. 3 de la pl. IS représente une analyse très-détaillée. Les organes y étant désignés par leurs signes abréviatifs, il est aisé de lire sur la planche lenri rappokis et leurs formes ; glume inférieure {gm «), plus courte et à trois uerviires ; glume supérieure (gm $) , plus grande,qiiuiqiie plus courte que la Heur, à sept nervures; fleur inférieure male(y>.m), c'esl-â-dirc ne renfermant que trois étamines etdèux petites écailles ; à paillette inférieure(/7C«), marquée de trois nervures, et presque membraneuse , et à paillette supérieure (pe à deux nervures. Delà base dorsale de celte paillette supérleore, dans Tordre alterné avec la paillette infé« rieure, c'csl-à-dire dans la direction de gauche, si la paÜ telle in fééietfée est dirigée vers la droite , part nne fleur complète ét hermaphrodite {/s f) f compoéée d'une paillette inférieure {pe «) à cinq nerviires, et d'ufte paillette supérieure (pe f) à deux nervures seulement. Cet épiilèfc est ainsi biflore, ou, d'apéès les anciennes nomen-' clalures , il est à deux balles.
Mais on conçoit que ce mécanisme de développement continuant sOii jeu , TépiU lel aurait pu , saris anomalie, devenir mnllillore; il eût sufB que, de la base de la paillette supérieure de la fleur sapériebre, il poussât une notivellè fleur exactement organisée comme TmféHeure ^ et airist de suite.
370; Or, c'est U la structure ^ parmi les graminées paniciilées, des Bromus , des Festücaj des que Ton trouve dans tous nos carrefours et sur le bord de toutes nos roules ; et parmi les grainioéeé à épis, c'est la structure des Céréales. Soit, par exemple, un épillelde frOmènl, Triticiim (pl. 15, Gg. 13, /c), on y trouve jusqu'à sept fleurs liermsphrudiles dé* veluppées alternalivemenl sur lel dos les unes des autres, et la derhiére indiqtie suflisamment que ce développement nb s'est arrête à elle que faute de sève, et non par suite de la variation du plan; en sorte que , par la pensée, le déreloppémenl de ce type est indéûni.
DÉHONSTHÀTION GÉNËRALE.
S7l. Pour J^întfilligence dei démonslràtions aiiccetéÎTfs que nous alluOl exposer, ceacunsidéralions préliminaires noii»
paraissent suffisanles, mais aussi elles sont indispensables ; et nous prions iiûs lecteuré de les vérifier de leurs propres
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yeux, et de s'en faire une idée nette, avant de passer aiit chapitres suivants. Noué avons choisi exprès les espèces les plus vulgaires , celles que l'observateur fouir, sous ses pas à chaque instant de la journée.