CONCLUSION GÉNÉRALE
on séCAriTCLATIOff nr.S TBKOBêMES PRÉCK- SBars*
46S. liVmbryon cbes les graminées est exactement organisé comme toutes les articulations , soit caulioaires , soit florales (o6â); c'est une gemme complète; mais celle gemme prend naissance à la base d’un follicule dévié (périsperme) (436), lequel follicule dévié prend naissance sur un follicule dévié plus externe (péricarpe), lequel péricarpe part de l'articulation qui enveloppe un autre follicule métaiaorphosé en appareil staminifére (387), lequel appareil part de l’articulation qu'enveloppe le follicule, soit parinervié,soilimparinervié, inférieur à lui, et ainsi de suite «jusqu'au follicule et le plus inférieur de l'épillet (969).
453. Donc l’embryon ii'esl qu'une sommité de rameau , resté eropritonoé daus une gemmation indéhiscente , dont , par conséquent, les follicules après avoir absorbé au prufît de leur propre accroissement tous les sucs destinés au développement des organes qu'ils recèlent, fiuisseot par perdre toute communication avec la tige qui les supporte, et tombent ^ comene un bourgeon terminal, pour aller puiser dans la terre la sève que leur refuse le ra-
jAmsî» devenir impair; de même que I» paillellc psrlncrviêc de* (5o€) acquiert Jusqu^à qo»-
lone nervurê* , mais a'arrire jimti» à rOtroufer la quinnèiae.
DÉMONSTRATION GÉNÉRALE. 1H
toeau maternel, et recevoir la fécondation du dévt*loppeinent , ai jo puis niVxprimer ainsi, par une cicatrice (le hilv), (H3, 1>>), faute de pouvoir la recevoir par la vascularité d'où ils émanaient organiqueinent (le ?p?(iccL>) (141, 1®).
4ü4. Si la geomiation du fruit avait été | destinée à la déhiscence , les or(rancs qu'elle recèle se seraient développés sur le rameau terminal , de la même manière | qu'ils vont te développer dans le sein de : la terre , à laquelle les confiera le hasard. | La froctification est donc une (;emrnatioa destinée à déplacer le développement ultérieur de Tespéce , comme la gemmation ordinaire est destinée à le continuer. Celleci perpétue le type, celle-là le propage j et pour atteindre ce double but, la nature n'a recours qu'à une simple modificatiou dans l'or^anitalion des enveloppes.
455. cKMitATiov (Il4) et rnccTiriCATioiv (97), ivoLVTiON (414) et cénÉRATiON (413), SF.a«i>ATiON(140)et voliatioe (71), termes synonymes; car la synonymie n'eiciut pas la distinction ; c'est l'expressioD de ranatogie.
456. I*' coaoLLAiai. Si, dans le sein d'une locuste, lesapparcils sexuels avaient revêtu la forme des follicules dont ils ne sont qu'une déviation; si l'appareil ntale avait réuni ses trois étamines sous forme de nervures dans la substance des écailles réunies; si le péricarpe, au lieu de s'infiltrer, s'élait épanoui et eut livré passage au périsperme , qui , obéissant à la même impulsion de développement, eût, par une déhiscence équivalente à la gemiinalion , donné passage à la gemme de l'embryon , à la plumule enfin, laquelle n'est coiiipo* sée que de feuilles emboîtées; alors la locuste (465, aurait été un chaume uais-^ sant, à eiitrenœuJs très-courts, à articulations pressées, à foliation bulbeuse par conséquent (29f); elle se serait composée de follicules alternant d'une manière indéfinie, et elle aurait pu rester simple ou ae ramifier de la même manière que nous l'avons établi à l'égard du chaume ordinaire (304). Or, c'est là l'hypothèse que ia nature traduit en une i^alité, dans le
sein des épillets prolifères on vivipares, dont le Poa Intlbosti nous offre de si fréquents exemples, dans sa variété v/Wpai-a, qui couvre nos murs et les bords des chemins. Chaque épillet (pi. 15 , fig. 4) de cette petite graminée est une bulbe de follicules emboîtés, et qui visent de plus en plu», de la base au sommet, à revêtir les formes des feuilles catilinaires, à se munir d'un limbe et d'une ligule. Dans les nnsj et c'est le plus grand nombre, les follicules alternent entre eux sans bourgeon et par conséquent sans entrenœtid (300) ; dans les autres, après un plus ou moins grand nombre d'alternations, on découvre tout à coup line feuille parinerviée, avec son entrenœud de rigueur sur le dos, et son nouvel épillet vivipare dans sa capacité;
457.4® GonoLLAina. Nous avons vu (495) que chaque articulation ou bifurcation de l'épi et de la panicule est organisée comme une articiilalioD du chaunic; qu'elle supporte les mêmes pièces , mais que la feuille y est réduite non-seulement à ia forme de follicule , mais encore souvent même à la simple apparence d'une Ische.La panictile et l'épi ne sonldoncquedes chaumes ramifiés, à organes follicitiairea réduits, à en* trcuœuds développés, terminés par une foliation plus normaiect mieux caractérisée*
458. 3® coROLLàias. A la faveur de tontes ces complications coordonnées, rien n'est plus facile que de comprendre comment le type floral d'une famille si homogène dans tout le reste peut se modifier de tant de façons, pour donner lieu à la création de tant de. genres. L'épillet (465, 5») n'clant p«Uâ qu'une déviation d'un chaume terminal, elle mécanisme de la ramification du chaume étant une fois déterminé par les théorèmes précédents, si nous avions à notre disposition Uloi qui préside aux déviations, loi dont nous venons de constater la marche et le mécanisme, nous aurions dès-lors la faculté, avec le même élément folliculaire, de créer sur le même individu tous les genres disséminés sur la surface du globe.
1® Eu détachant, sous la forme de pé*
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