‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 74 sur 310 · coROLLAtBE. Nous eo sommes · texte numérisé non relu

coROLLAtBE. Nous eo sommes

resté à l'enveloppe de l'embryon dans les théorèmes précédents, nous allons faire pénétrer la démonstration jusque dans le sein de ce végétal en miniature, de cet organe , qui résume à lui aeul toute la végétation. ,

460. l'embryoh des osauihees ke diffère DD TVPE EMBSTOMNAIRE DES ADTBES PLANTES MOKOCOTYLEDONE8 (130), QUE PARCE qu'il est RESTE ADHERENT A l'eK- VELOPPE QUI TIENT A SON EGARD LA PLACE DU PERISPERME (137, 3"), ET QUE CELDl-Cl SE DETACHE PLUS FACILEMENT QUE D*BABI- TUDE DE l'enveloppe QUI TIENT LA PLACE DD TEST} QUOIQUE, PAR LA NATURE DES SUBSTANCES DONT IL s'eST GROSSI, CE TEST JOUE, DANS l'acte DE LA GERMINATIOK, EC ROLE DE PERISPERME.

461. BYPOTHÈSR. £n admettant que l'organe désigné déjà par nous, sous le nom de péricarpe (435) (pl. 16, fig. 3) soit l'analogue du péricarpe des autres fruits (ICI), l'enveloppe une et indivisible que nous avons déstg^née sous le nom de périsperme (pl. 16, fig. 4 al) , doit être considérée d'après les mêmes lois de l'analogie, comme le test (134, 1®)} mais alors il s'agit de trouver autour, ou dans l'embryon lui- 'méme, l'anali^ue du périsperme plus ou moins dévié.

463. D^xoNSTRATiON. Or , l'étude de l'embryon, à dater de son apparition jusqu'.! sa maturation , va donner à l'hypothèse le cachet de l'observation. Car, dés l'infant qu'on peut trouver un embryon dans le mamelon basilaire (e) de l'orgaoe al pl. 16, fig. 4 de l'ovairc du fromcnl, cet

DEMONSTRATION GÉNÉRALE. US

embryon apparaît clos de toutes parts; et lorsque la plumule se dessine à travers ses parois, on voit que le dessin eslinté> rieur, et non en relief; que ce rudiment de plumule est enfermé dans un or{’ane clos, qui commence à s'étendre verticalement par ses deux bouts , dont Tinférieur est destiné à recéler le système radiculaire {rc fîg. 6) , et l'autre à faire les fonctions de cotylédon {cy). Peu à peu cette plumule s'organise et se fait jour hors de la substance qui l'emprisonne, par une ouverture variable, dont Ai voit un des bords sur la face antérieure («). Ce petit fragment avait reçu des botanistes une dénomination spéciale; on avait été même jusqu'à l’élever au rang d'un second cotylédon, en sorte que la famille des graminées était près de passer dans la grande classe des dicotylédones [1]. Malheureusement pour celte idée ingénieuse, ce cotylédon d'un nouveau genre appartient à la classe des débris destinés à s'oblitérer.

463. Soit en effet l'embryon extrait de la graine du maïs (pl. 16, fig. 8); dans le jeune âge, la plumule [pm) est emprisonnée et enferméepar la jonction du sommet des cotylédons (<^) et du prétendu deuxième cotylédon («); plus tard , et à l'époque de. sa maturation , la perforation de ce sac n'est pas si régulière, et les bords ne sont pas tellement écartés, que les rapports anciens aienttotalementdisparu, ainsi que le montre la coupe longitudinale qu'en offre la figure 8. Que si, an lieu de s'arrêter à une simple coupe longitudinale, on obtient une tranche assez mince, prise d'arrière en avant, de haut en bas, dans la portion moyenne de l'organe (fig. 9), on peut alors isoler facilement le prétendu cotylédon non-seulement de la plumule, mais du collet (nn) , de la radicule (rc); et ou arrive ainsi jusqu'au point sur lequel s'insère l'articulation commune au Caudex aicendens et au Caudex descendens ; audessus de ce pointse détache le cotylédon ordinaire {cy).

[i] JnnaUt dêt seiêtietf naturélUs, lur la formslioo de fembryon , etc., S VHl. D.

PHY9I0L06IB VÊCÉTALI. .

464. En conséquence, le scutellum, ou corps cotylédonaire (cy) , et le faux cotylédon (et) appartiennent au même sac, à U même enveloppe d'abord close, à un point de la paroi interne dê laquelle tient le véritable embryon par nn fuoicule (yS).

465. Nous avons donc, dans cet organe St méconnu jusqu'alors , non une portion du cotylédon, mais un albumen, auquel adhère l'embryon réel , aussi visiblement que l'embryon des conifères adhère à son périsperme; et dans les graminées seulement, c'est le test qui devient féculent, et le périsperme tient le milieu, par sa consistance, entre les albumens membraneux et les vrais périspermes (137, 3**).

466. Que l'on coupe donc le funicule (jS) par lequel l'embryon tient à ce singulier périsperme, et l'embryon des graminées ne différera plus des embryons des plantes monocotylédones , qui n'apparaissent avant la germination que comme un étui entièrement clos de toutes parts (pl.33, fig. 15,6 e); elle fruit des graminées aura tous les pièces d'un fruit uniloculaire (101) et uniovulé (108). Aussi lorsqu'on pratique successivement des coupes longitudinales sur l'embryon du maïs , soit en procédant par la partie dorsale (pu 16, fig. 13, A, B), soit en procédant parla partie antérieure (A', B*, C',D'), on arrive à isoler tellement l'embryon avec sa plumule (pm) et sa radicule (rc), qu'il apparaît comme un embryon de mooocotylédone ordinaire, enchâssé longitudinalement dans son périsperme (pU 33, fig. 1 5).

467. Et pour que rien ne manque à l'analogie, on observe que. cette enveloppe adhérente i l'embryon épaissit beaucoup plus, par sa portion dorsale, que par sa portion antérieure , comme cela arrive au TBST-Ptatspsans (pl. 16, fig. S, a/), qui, sur sa face antérieure, est réduit à la consistance et à l'aspect de l'enveloppe adhérente.

468. 1**^ coaoLLAiBS. Nous avons reconnu^sur le maïs , que le scuteilum (çy*) et le prétendu deuxième cotylédon («) appartenaient au sac périspermalique , à U paroi interne duquel adhère viaiblement

n% DÉMONSTRATION GÉNÉRALE.

le vtTJtaUf embryon. Peu importe main- (onniit que le point d’adhérence soit placé plus haut ou plus bas, pourvu que Tordre d’alternation des orjjanes nVn soit pas interverti; peu importe que la nervure du cotylédon (36 1) ail pris à sou sommet plus ou moins de développement, soit pendant la maturation soit pendant la germination ; peu importe, enfin, que le cône d<‘scendanl(rc)occupe parrapport au cône ascendant (pm) un plus grand espace dans cette enveloppe. On conçoit, en elTet, que la nervure médiane du sattel~ lum [cjr) prenne plus de développement que la portion anerviée du sac («); et de cette manière, la plumiilc semblera nichée à «a base dans une espèce d’enfoncement. Or, c’est ce qiTon observe sur les embryons en germination : le saitcllian prend un développement tel , que la trace du sac embryonnaire ne parait plus que comme une petite voûte (« pl* 15, fg. S) à sa base.

d09. Or , cet accroissement *du sctUcl^ lum peut affecter des formes et prendre des directions fort diverses.

La figure 9, pl. 10, représente quelquesunes des nombreuses anomalies que J’ai eu l’occasion de rencontrer sur des graines de seigle à demi er^olées^ c'esl-à-dire qui manifestaient déj.i leur tendance à transformer leurpérispcrmc farimileu3t(î27,3«) en périsperme fongueun. Le scutelliini {cjr) s'était étendu autant par la base (^ue par le sommet; il s’était perforé sur toute la face antérieure, au lieu de se perforer au sommet. La cavité danslaijuclle se nichait la plumule occupait toute la face; que dis-je? au lieu u’une pimnulc , il s’était développé un ou deux nouveaux embryons, ainsi que le constate non-senlemcnt le nouveau sac colylédonaire et imperforé («), mais encore les divers tubercules radiculaires(rc) qui saillent à la base. La coupe verticale de ces corps (fig. 9 A) rend la supposition évidente ; car on remarque

(i] CcUe coQclusioo est liUéralemcDt extraite da sur la fortrtation Ht Vtmhryon dant Us yraminétt , » ùnnaUs des sciences naturelleSt

sur le plan au moins deux emboîtements descendants (3C7).

470. 2® coROLLAiRF. L'cmbryon des monocotylédones, étant un fourreau clos de toutes parts, n’offre rien d’analogue aux organes cotylédonaircs qui distinguent les classes dicotylédonecs (lôO); il est plnlôt acotylédoné que monocotylédonc. Il se réduit, en dernière analyse , à un emboîtement de cônes ascendants, caudex ascendens y uni à un emboîtement de cônes descendants, ^udex dcscendenSy par une articulation commune, qui est le collet de la plante [1]. Mais comme, dans l'acte de la germination, il ne sort Jamais qu’une seule fouille à la fois hors de U graine, Ray, à qui nous sommes redevables de cette grande distinction, qui a divisé les phanérogames en deux classes, Ray se crut autorisée leur donner le nom de monocotylédones f pour les distinguer des plantes qui , dans le plus grand nombre Je cas, paraissent hors de terre, munies de deux feuilles opposées ou de deux cotylédons opposées. Or, une fois la déCnitioii réformée, il serait peu philosophique Je s’attacher à rectifier le mol.

47Î. 3® conoLLAiTiR. Nous avons établi précédemment que la feuille parinerviée était Téquivaletil des deux stipules qu’oii remarque à la hase dos pétioles dos autres familles ; or , si dans la grande famille des graminées, la feuille parinerviée se divisait par sa portion médiane et membraneuse , et que chacune des deux nervures devînt le centre d'une végétation plus active et pins riche ; que chacune d'elles fît circuler, dans le réseau de sou parenchyme,les sucs dont s’épaissit un cotylédon *de Phascoïus f par exemple, dès ce moment rcmhryon des graminées sortirait avec deux cotylédons opposés, égaux, et la plante serait tout à coup aussi régulièrement dieotyléjone que la plante la mieux

(OTDC conct. 6. — Compare! sianet publique de l’Acadimie royale des sciences, a8 dcc. i833, P- 6.

DÉMQNSTRATION GÉNÉRALE, 1«

caractériicç de cette classe de vé^rétanx.

472. Or, pour(|Hoi refiisorail-oii à la nervure de la feuille parinerviée , une puissance qu'on ne conteste pas à la ner* rare des feuilles qui constituent la bulbe da Poa bulbosa T Donc celle analoQic n'offre rien que d'admissible , et nous fournit le moyen de lier ensemble doux classes entre lesquelles la description avait jeté comme une barrière infrancliissa'* bie [l].

473. 4* coROLLATRK. Los trancbcs lon(|];i* tudinales dont la fi{’. 12 , pl. IG, donnent le plan (466), nous fournissent fc moyen de préciser, dès à présent, les idées rela* tives au coLLST, camlex {cd) , à la tigf.llr des plantes, mots si souvent employés et en général si mal définis, qu'ils semblent changer de signification à chaque cas par* ticulicranqucl on les applique. Ainsi, sur la tranche D’, le système c|escondant (rc) s'offre avec les formes en fuseau de certaines , racines et porte à son sommet la pUirnnIe (m/i), comme les racines pivotantes portent à leur sommet le bouquet delcur foliation. Lorsqu'on mol germer la graine de maïs dans Veau , son système descendant ne déroge rien moins qu'à son analogie avec les racines pivotantes ^ car il s'élance en bas d'un seul j|cl, et pousse à peine eà et là de la surface de son cylindre, qucltjnos tubercules radiculaires , qui ont de la peine à sc développer en racines secondaires (pl. 18 , fig, 4 rd). Du cèle* opposé, il •'élance dans les airs avec une égale énergie, poussant devant lui sa plumule jusqu'à une certaine hauteur hors du point cTjusqti'à l'extrémité inférieure de ce corps (r</), on ne rencontre pas le moindre diaphragme; une section longitudinale contimie met à nu une organisation concentntpic , qui ne diffère, que par la dimension, de celte des véritables troncs. Les racines pivotantes , surtout celles de la betterave , se plaisent •ouvcntàsortir ainsi le front horsde (erre.

[i] ie oe dit pas que cela soit, maUque cela est possible i or, ce qui est démontré possible a été ou sera.

et à élevcrau-dessnsdii sol Icnr paqiietdc

feuilles , comme le tronc d’un arbre élève son coryinbe de rameaux.

Nous avons dit les trois éléments del'ana* logie : radicule du maïs, racine pivotante , troncligneux : même nature d'organesavec des dimensions diflércntes.

Or, oii est le collet dans la continuité de la radicule du maïs, dans la racine pivotante, dans le tronc? Quant au tronc, ou aurait tort d'en voir le collet, comme on le fait ordinairement, dans In tranche qui sépare la portion plongéedans la terre, do la portion qui s'élève dans les airs; car là on ne trouverait qu'une ramification radiculaire (3G9), <|ue la bifurcation des racînes-nières (351), mais nul diaphragme qui indique une ligne de démarcation. Dans la racine pivotante, Je seul diaphragme, la seule région qui oppose de la ré.sistancc au scalpel, setroiivcau point d'où p.irtent les feuilles; dans la radicule, le seul organe semblable sc trouve au point ^(fig. 4, pl. 18) qui supporte la pltimule. C'est l.Wa région liniitroplic delà portion qui végète dans les airs, et de celle qui végète sous la terre ; c'est là le collet.

474. La radicule du maïs germant dans la terre reste bien loin de ce développement si prononcé dans les deux sens opposés; elle finit même par tomber pour faire place à la radication par verticilles dont nous avons déjà parlé (3l2), radication de second ordre qui lire son origine de chaque nervure de Particulalion.

475. .Mais dans les dicotylédones non articulées, la radicule ne meurt pas avant le végétal, et c'est elle qui est appelée à jouer le plus grand rôle. Soit en effet la germinalion du haricot ou de l’érable (pl. 29, fig. 2) ; niusi ipie nous venons de le remarquer sur les racines précédentes , la racine de l'éral»le sort hors de terre , par sa sommité supérieure, cl élève au-dessus du sol ses deux longues feuilles séminales (t^) cl la plnnitile {pm); son collet (et/) correspond au point sur lequel s'insèrent les deux cotylédons.

Les deux feuilles séminales {cy) tombent, une fois que les deux fciiiliesdclaplumule {pm) se sont éloignées du collet, par l’aU

110 DÉMONSTRATION GÉNÉRALE

loDgemenl Je Tenlrenœu J qui les supporte; mais alors la racine s'est élevée, au-dessus du sol, d'une certaine quantité qui parait encore plus considérable, par l'addition de l'espace compris entre 1a plumule et le collet dépouillé de ses cotylédons. En s'allongeant , la radicule a aussi grossi ; or les deux premières feuilles de la plumule venant à tomber, lorsque les suivantes se sont éloignées de son sein, et la radicule grossissant et s'allongeant, proportionnellement au développement de la portion foliacée de la plante, il arrive une époque où la régiondu collet se trouveà plusieurs pieds au-dessus du sol, couronnée de gros rameaux qui ont pris naissance dans l'aisselle des premières feuilles de la plumule ; car les cotylédons analogues des stipules (471) n'ont pas de bourgeon axillaire; la portion aérienne de la radicule prend alors le nom elles caractères du tronc.

476. Le tronc n'est donc que la portion de la racine qui s'est développée dans les airs, et qui y a acquis une consistance durable.

477. Maintenant, sil'on désirait attacher une signification non arbitraire au mot tigclie, il faudrait l'adopter comme synonyme de jeune tronc, c'est-à-dire de la portion aérienne de la racine, qui n'a pas encore assez vécu pour dépouiller ses formes grêles et étiolées. Entre la TiGELLxainsi déhnie et le tsokg, ou tige ligneuse (29). se trouverait la tigb bkrbacée, comme l'adolescence est entre l'enfance et l'âge mûr.

478. coROLLAiaa. Une section longitudinale du corps radiculaire (rc) du maïs (pi. 16, fig. 12, D') fait voir que cet organe n'est qu'un emboîtement d'enveloppes closes, également allongées , adhérant entre elles par du tissu cellulaire mucilagineux, mais communiquant vasculairemenl , les plus internes avec les parois des externes, par un hile plus ou moins prononcé (122). Or, comme la même section, pratiquée sur une tige développée , ne présente pas le moindre diaphragme, mais des lignes parallèles unies entre elles parle même mucilage, et portant les mêmes caractères que les lignes qu'offrent les emboîtements de

la radicule, il est nécessaire d'admettre que le système d'emboUement n'a fait que se développer d'après le type primitif.

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