‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 75 sur 310 · LE POINT DE CONTACT DE DEUX VB5ICDLES ACCO- LEES BOCT A BOOT · texte numérisé non relu

LE POINT DE CONTACT DE DEUX VB5ICDLES ACCO- LEES BOCT A BOOT

480. DftMONSTBATioN. Nous VCHOnS (le faire remarquer quel'emboltement, disons le mot, de vésicules imperforées qui compose la jeune radicule (rc) de l'embryon , n'acquiert son développement (pl. 18, fig. 4) qu'en augmentantle nombre des vésicules emboîtées ; on conçoit, de cette sorte, par quel mécanisme son développeoâent peut être indéfini; mais suivons ce dèveloppemenlà rebours, et, en prenant pourpoint de départ la radicule, telle qu'elle se trouve dans l'embryon de la graine mûre; au lieu de la suivre dans son accroissement aérien , remontons par la pensée vers l'époque de son origine, jusqu'à sa première apparition dans l'ovule ; et, en la dépouillant successivement de tout ce qu'elle a acquis, examinons-la dans tout ce qui lui reste, une fois que nous l'aurons réduite à ne pouvoir plus être dépouillée que d'elle-même.

481 . En supposant que, dans la radicule, la structure interne soit réduite à quatre emboîtements de vésicules, qu'enfin 1a radicule , en dimension , égale 4 , dimension appréciable à une assez forte loupe ; en lui enlevant une quelconque des vésicules internes, elle ne sera plus égale qu'à 3, dimension qui, pour être examinée, exigera le secours d'une plus forte loupe, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on la conçoive réduite à la vésicule externe, c'està-direà sa plus simple expression; et, dans ce cas, ce ne sera qu'une vésicule transparente et sans organisation interne apparente.

482. Que si, d'un autre cûlé, on reproduit le même raisonnement à l'égard de la plumule, qui , elle aussi , à cet âge , c'està-dire dans le sein de la graine mûre , ne se compose presque pas aulrementque 1a radicule , nous la réduirons à son tour à

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la contiaUnce et à l'organisation d’une simple Trsicule ; nous aurons donc ainsi deux vésicules ajoutées bout à bout.

483. Et le COU.ET, caudêx {cd) (473), ce diaphragme de l’articulation commune au système ascendant et au système descendant, se réduira en dernière analyse à un simple contact, à la soudure bout à bout de deux vésicules, dont chacune aura, en se développant, son bout ascendant et son bout descendant, c’est-à-dire deux directions verticalement opposées l’une à l’autre.

484. cosoLLAiai. x’iNTaaxŒDD , intemodium (ino), n’est que la portion libre et cylindrique de chacune des vésicules postées bout à bout.

485. l’oaaaxa le nos coariiQuÉ pedt érsE EiMXNÉ , rsa la pexsêe , à la steoc- TDSE SIMPLE d’dME CLANDE (193), d’oNE vislcDiE NicaoscopiQDE ; ET aàciraOQOE-

MEXT, LA PLUS SIMPLE DES CLAKDES A, PAE DEVEES ELLE, TOUS LES ÉLÉMENTS NÉCES- SAIESS POOa s’ÉLEVXa A LA STEOCTOEE LA PLOS COMPLIQOÉE d’oN OECANE, SI ELLE VENAIT

A EECEvoin l’impulsion de ce développement.

486. ETPOTBXSE. Soit le type de la pboille (pl. 7 et 8; pl. 9, fig. 16) (43), le type de la TisE ou de l’entrenœud (m pl. 48, 6g. 7) (39), et par conséquent de tous les organes qui dérivent de l’un ou de l’autre de ce type ; nous avons à ramener ces formes compliquées à celle de la glande (pl. 30, 6g. 7 , gl.; pl. 39, 6g. 4) , et à démontrer qu’en prenant un développement plus rapide, la plus simple des glandes est susceptible de parvenir aux dimensions les plus gigantesques de la feuille, etc.

487. DÉMONSTBATioN. Prcnons une feuille simple, lisse , peu nerveuse, assex épaisse pour que l’épiderme puisse s’enlever en longs rubans , et assex longue pour que les cellules du ruban se distinguent et puissent être mesurées avec le secours des verres grossissants: une feuille de Tulipe

on d’iris , d’Aloès faux soccotrin , d’Amaryllis, en6n de la plupart des grands monocotylédons à corolle.

488. Qu’avec la pointe 6ne d’un scalpel on détache , de la chair de la feuille , la pellicule qui lui sert d’enveloppe externe , l’épiderme en6n , membrane organisée sous les formes que représentent les Ôgures 1-3-3-4-8, pl. 3; 6-7-8, pl.4; et qu’on étale , avec le seconrs d’une goutte d’eau, sur le porte-objet, chacun de ces fragments épidermiques , on reconnaîtra que ces lanières se composent de grands compartiments cellulaires transparents {ce pl.3), et de plus petits, opaques, moins nombreux et isolés (x<), séparés entre eux par des intervalles vasculaires , par un réseau de parallèles {va) , réseau dont les mailles sont tantét circulaires et ondulées (pl. 3, 6g. 3), tantôt hexagonales, tantôt en losanges ou lancéolées (6g. 8) , tantôt des cadres parallélogrammes dirigés dans le sens de la longueur de la feuille; et c’est là le cas de l’épiderme de la feuille de la tulipe, que nous allons par conséquent choisir de préférence pour la démonstration. Soit donc une feuille de tulipe arrivée à son développement parfait, et dont la longueur soit par conséquent de 30 centimètres de long.

Comme ici jes cellules de l’épiderme sont rangées par séries parallèles et longitudinales, il est évident que les lois de développement que la démonstration nous révélera sur un ruban de ces cellules pris de la base an sommet, s’appliqueront à tous les rubans parallèles de la même feuille ; ce qui abrégera l’opération.

Or les cellules de la même série longitudinale D’affectent pas toutes la même longueur; leurs dimensions respectives varient à l’inOni entre des limites , il est vrai, peu éloignées; celles du sommet de la feuille étant toujours bien plus petites que celles du centre et de la base de la page de la feuille. D’un autre côté, les cellules opaques, les stomates {si), sont toujours plus circonscrites que les cellules transparentes et aplaties.

Mais toutes ces différences disparaissent dans la démonstration, si l’on y procèdo

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en prenant )a moyenne des lon^jiiciirs h la base, au milieu et au sommet de la femile; on prenant ensuite la moyenne de cos trois moyennes, un mira la Ion* (»neur théorique de chaque cellule, c’està-dire la longueur qu’alfecterail chacune des cellules dont se compose le ruban épidermique , si de la base au sommet de la feuille, les cellules jouissaient toutes des mêmes dimensions.

Après avoir pris la moyenne des longueurs, qu’on prenne la niovenne des noinhres J par exemple , que l’on compte les eellnles comprises sur quatre rubans de 1/2 centimètre chacun, pris aux quatre points également distants de la page de la feuille. II est évident que si la moyenne d’un ruban de celle longueur est de cinq cellules, ie ruban entier d’une feuille de X ingt centimètres de long devra contenir 200 cellules. Dans ce cas , la longueur moyenne de cliaque cellule d’ime série longitudinale de ce ruban devra être de un millimètre.

Maintenant qu’on répète les mêmes opérations, sur des feuilles du même individu, en passant successivement des plus grandes aux plus petites, et l’on trouvera que, lorsque la feuille n’a encore que dix centimètres de long, les cellules d’un rubant complet n’ont que 1 /2 millimètre; que lorsque la feuille n’a que cinq centimètres, les mêmes cellules n’onl que 1/i de millimèlre; que lorsque la feuille n’a que deux centimètres, les cellules n’ont que 1/8 de millimètre, etc. ; enfin , en suivant celle loi de décroissement après coup, par l’analogie [1] , à riiislanl où , faute d’ampliation suiTisante, l’observation directe nous abandomie, il sera évident que, lorsque la feuille o’a encore que 1/4 de millînièlre, les cellules de l’épiderme n’auronl que 1/992 de millimètre, etquc, par conséquent, elles seront invisibles à nos moyens actuels d'observation microspique.

[i] L'»oalo(pe est in^illihte, toutes tes Fois quelle ne fait que suivre, en ii^jne droite, la route (racée d'avAoce par f observation.

480- À cette époque , l’épîdcrme de là fetiille sera la vésicule simple, et en apparence inorganisée, d’une glande, un globule a peine saillant sur la tige, qui elle-même sera assez réduite pour n’avoir encore aucun des caractères qui doivent la distinguer plus tard.

Mais, comme les grands compartiments du (is^u cellulaire, qui divisent la surface delà feuille en un grand réseau, décroissent dans les mêmes proportions que les cellules de l’épiderme, il arrivera qu’â IVpoque où l’épiderme de la feuille sera rédiiil aux dimensions d’une vésicule de 1/4 de millimètre, ces grands compartiments parenchymateux de la fenille ii’apparaitront plus, dans le sein de celte vésicule, que comme des amas de globules : tissu cellulaire en miniature qu’on distingue si bien dans le sein de la glande des jeunes pousses de l’érable (pl. 39, fig. 4).

490. Ce résultat si inattendu et d’une expression si simple, porte avec lui tous les caractères de l’évidence mathématique [2],

491. Si nous appliquons cette démonstration à la structure des enlrenœuds {ino pl. 29, fig. 3 ; pl. 48, fig. 7), organes qui résument à eux seuls la structure des tiges plus compliquées, ainsi que nous rétablirons plus lard, nous arriverons à ce curieux résultat, qu’eu dernière analyse chaque enlrenœud se réduit à la forme et à la consistance de l’un des compartiments (a) dont se compose uii poil articulé(pl. 29, fig. 8 ; pl. 26, fig, 5), en sorte que son épiderme marqué d’un réseau ctdlidaire aussi riche que l’épiderine de la feuille, composera la paroi externe Iransp.irentede la vésicule (af)j que son parenchyme interne se réduira à un agrégat de petits globules , plus ou moins visible^ selon qu’ils seront plus ou moius infiltrés; enfin le irmic articulé n’apparailra, observé à cette époque , qUe comme un

[a] Sur Ifi ti/tu* organiqmf , Mémoire de la &ociélé d'hiitoirv natarclle de Paru, l. 111, % toi.

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DÉMONSTBATION GÉNÉRALE.

chapelet île vésiculcsaccotécsboulabout, elles arliculalions (no) ne seront que les points de contact de ces véi>iciiles, qui formeront IA cotnme tout autant de diaphragmes (485),

402. Que si la ti(>c (29) est inarticulée, c'esl*à-direque si elle est composée d'une seule articulation plus ou moins allongée, ce raisonnement la réduira à la forme et h la structure d'un poil simple (pl. 29, fie- R ;3).

495. Continuons ces applications, et faisons subir, parla pensée, ces décroissements théoriques au fruit (98) ; on prenant pont' objet de la démonstration un des fruits les plus gros dont nos planches aient pu contenir les figures de grandeur natarelle: soient les gros fruits du Passif Jlora atba (pl. 38, fig. 1 ) ou du DaUira slràmonium ( fig. 6).

Leur longueur est de six centimètres^ à une égale distancé de la hase et du sommet, l'épaisseur du péricarpe {pp) est de six millimètres, et partant d'une épaisseur telle que les rayons lumineux ne sauraient la traverser, pour le rendre transparent. Les plus longs piquants du péricarpe de la figure 0 ne dépassent pas en longueur un centimètre, et à la base ils ont à peine trois millimètres j les graines (gr fig. 4) enfm ne dépassent pas quatre millimètres. Or , on trouvera par le calcul qué lorsque le fruit n'aura qu’un centimètre de long, le péricarpe aura en épaisscUr=un millimètre ; les poils en longiieur=:un millimètre et demi | les graines^ do millimètre \ réduit à ces dimensions , ce fruit laissera diqà lire dans son intérieur , comme certains ovaires qui ne sont pas destinés à parvenir à desdimen* sions aussi considérables.

!Uais, lorsque le fruit sera observe a l'époque à laquelle il n'a encore que un millimètre de long , alors son péricarpo (pp) Sera réduit à Pépaisscur de de millimètre; les poils auront en longueur e , les oVulc8 = ‘,*| de millimètre; elle fruit, visible seulement au microscope, ne différera p.18, en apparence, dé l'une dos glandes répandues sur la surface desjouocs organes foliacés des érables (pl. 29 ,

iid

! fig. 3), que la figure 4 représente grossie. Ce sera une vésicule, dont les parois transparentes, à cause do leur mince épaisseur, laisseront voir , dans leur sein , une masse de globules qui en composeront le tissu cellulaire.

Enfin , ce fruit, ainsi réduit, n'aura pas un autre aspect que l'un de ces sacs féculents dont nous nous sommes tant occupé dan» le Nouveau système de chimie organique.^ p. 37, qui sc composent d'une vésicule gUilineusc grosse de grains de fécule ; or ces grains , chez la pomme de terre, ont jusqu'à J- de millimètre, et dépassent , presque de la moitié , les dimensions que nous venons de trouver aux ovules renfermés dans le sein d'mi fruit de Dalura stramonium j réduit à la longueur naissante Jeun mlliiiiiètrc.

491. Arrêtons-nous h Tépoque à laquelle le fruit ayant un centimètre, n'ëst, par conséquent, ni assez transparent pour laisser lire dans son intérieur, ni assez petit pour ne pas se laisser disséquer. Si nous ouvrons les valves (i7) qui le divisent en quatre sutures sur sa su rface extérieure, sous quel aspect s'offriront à nous les placentas pariétaux [pc fig. 5 et 6 , pl. 38 ) ? Leur surface ne présentera qu'une couche de papilles inipcrceptibles , de glandes cristallines, dont la plu» grosse ne dépassera pas de millimètre , et ne sera discernable qu'à un assez fort grossissement ; et là clic apparaîtra comme un globule à peine divisé, en un ou deux compartiments, par le périsperme et le sac qui doit donner le Jour à l'embryon. L'ovule ne sera qu'un simple globule.

C'csl ce que l'observation directe démontre tout aussi bien que la théorie , car si l'ou prend le fruit quadriloculairc de VOEnothera biennis (pl. 35, fig. 6), et qu’on l'observe coinparativerncnt pardes coupes transversales, à l’àgc avancé (fig. 10) et à l'àge le plus tendre (fig. 9), on cherchera vainement, dans celui-ci, les traces des ovules qui se montrent si bien ilans celui-là (ov). Les placentas (y^c), très-épais à Tage le plus tendre (fig. 9), n'olfrent rien, sur leur sürfnce, qui se distingue des globules dont se compose leur tissu

DÉMONSTRATION GÉNÉRALE

ISO

cellalaire iat«rienr; k cette époque, les ovules ne sonique des globules épidermiques. Mais plus tard les points ds (fig. 9) refoulent chaque placentaire dans rinlcrieur, en pénétrant, pour ainsi dire, dans leur substance ; deux ou trois rangées longitudinales de globules se développent en ovules, sur la face de Tune ou Pautre cloison plancentaire (pc) , et le placenta {pc) qui forme les quatre cloisons primitives de Povaire (fig. 9), est réduit, dans^ le fruit avancé (fig. 10), au râle d'une columelle en croix; mais ses ovules (ch*) n'en proviennent pas moins de la couche externe des globules, dont se compose le tissu cellulaire du placentaire à Page le plus tendre; ils ont commencé par être moins saillants que les globules papillaires du stigmate du concombre (Hg. 15,pl, 48), ou du stigmate du Statice speciosa (pl. 50, fig. 10).

495, C0B0LL4IBI. Ainsi, à cette époque, chacun de ces ovules n'aurait aucun caractère différent des cellules congénères qui ne sont pas destinées à recevoir la fécondation ovulaire, et qui, au lieu de se détacher en ovules, croîtront en simples cellules, enchâssées, pour ainsi dire, dans la trame du tissu. Or, des organes qui ne diffèrent que par la direction, que parla déviation de leur type , doivent s'expliquer les uns par les autres dans tout ce qui n'a rapport qu'à la structure de leur type. Si Povule a commencé par n'ètre qu'une cellule, la cellule qui ne devient pas ovule doit conserver tout ce que Povule possédait pendant son état de cel- Iple, tout ce dont Povule n'est pas redevable à sa nouvelle impulsion.

496. Or Povule tient, par un funicule (131) à la paroi du péricarpe, dont primitivementil n'étaitqu'nnecelliileexterne; donc , lorsqu'il n'en était qu'à l'état de simple cellule , il tenait également à la même paroi, soit par un funicule, soit par un hile (ISS), qui n'est qu'un funicule raccourci.

DONC IKS CBLLÜLXS QUI PMMITIVKMINT kTAltNT COHGBNBRBS DR l'oVDLB, TIENNENT, çeMMB Ltll| PAR CN BILE, A LA PAROI DE l'oR*

6ANBMATRRNBL, QCKLQd'iL SOIT, c'bST-A-DIRB A LA PAROI DB l'oRGANE DU TISSD DUQUEL ILS EMANENT.

497. D'un autre cèté, Povule s'isole de ses congénères, sur toute sa surface; les parois de la vésicule qui en forme l'épiderme (487) n'ont aucun point de contact avec les parois de Povule ou de la cellule voisine.

DONC LES CBLLCLZS CONGÉNÈRES DE l'oVULB SONT DISTINCTES LES UNES DBS AUTRES, uàUB ALORS qu'elles SEMBLENT NE FORMER QUE DES MAILLES d'un TISSU ; CHACUNE DB CES MAILLES A SA VÉSICULE PROPRE, MÉmE ALORS QUE, PRES- SÉE PAR LES CELLULES VOISINES, ELLE SBMBLB CONFONDRE CHAQUE FACE DB SES PAROIS AVEC LA PAROI CORRESPONDANTE.

498. Ce corollaire sera plus amplement développé dans les théorèmes suivants, qui sont relatifs à la structure des tissus (187).

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