Nous venons, dans cette demon
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DEUONSTRATION GÉNÉRALE. 1gl
ttratioo générale , de résnmer cette longue iérie de raisonnements , et de la compléter enfin par une découverte, qui nous semble destinée à expliquer , avec autant de simplicité , le règne végétal et le règne animal [1].
779. Nous avions écrit en débutant (p. S) : t La physiologie veut arriver à pouvoir dire avec assurance ; Donnet-moi une vésicule organique douée de vitalité, et je vous rendrai tout te monde organisé ; son ambition n’est pas de ravir le feu créateur au ciel , mais de parvenir à démontrer que , pour créer à son tour, c'est ce feu seul qui lui manque. •
780. Nous pensons avoir prouvé qu’en rédigeant ce programme , nous n'avions pas trop présumé de nos efforts; les développements qui feront les sujets spéciaux des autres parties de cet ouvrage, en ajoutant un nouveau degré d’évidence aux résultats obtenus , nous indiqueront les lacunes qu’il nous reste à combler , et les résultats que l’intelligence humaine a le droit d'espérer encore.
Résumé succinct de la théorie exposée
dans la première section de cette seconde partie.
781. Soit une vésicule organisée et élaborante, c’est-à-dire une vésicule organique à parois ligneuses, imperforecs visiblement et incolores, que tapisse une vésicule colorée, ginliiieuse, et qui engendre, dans son sein, un système de deux spires do nom contraire, ou de plusieurs spires en nombre pair , mais s’accouplant par paires.
783. Cette vésicule, au contact de l’air, s’aimante pour ainsi dire, acquiert deux pôles opposés, deux directions opposées, l’une vers le zénith, et l’autre vers le nadir ; l’une vers la lumière , et l’autre vers l’obscurité ; l’une vers l'atmosphère , et l’autre vers les entrailles de la terre. Cest une cellule allongée dans le sens vertical;
[i] Nous sTont déjà énoncé celte double explicafioo aIbim la Gaittte dtt liApUaux, 7 avril l836.
le bout supérieur devant fournir la pIu' mule, le bout inférieur la radicule.
783. La vésicule aspire Pair et Pélaboro en liquide, puis le liquide en organes; mais cette dernière élaboration est déter> minée par le concours, par la rencontre, parPaccouplementde deux agents de noms contraires, de deux spires de direction contraire.
784. De cet accouplement naissent, ou des organes internes, c^est-à-dire des or> ganes qui se développent dans Pinlérieur de la vésicule génératrice , ou des organes externes , c'est-à-dire des organes qui sc développent hors de la paroi de la vésicule génératrice.
785. Les vésicules internes, en continuant ce double développement, donnent lieu à la formation du tissu cellulaire, par leurs générations internes, et à celle du système vasculaire , par leurs générations externes. De cette série toujours croissante de développements résulte l'accroissement en longeur et en diamètre do la cellule génératrice, qui passe ainsi peu à peu à la dénomination de tige et de tronc.
786. Les organes externes , engendrés par l'accouplement des spires, sur la paroi de la vésicule génératrice, prennent la direction du milieu dans lequel ils se trouvent plongés. Sur la portion souterraine de la vésicule génératrice, ils deviennent racines ; sur la portion aérienne, ils deviennent rameaux.
787. La racine et le rameau s'organisent également dans le sein d'une gemmation qui, en restant close, eût été dans les airs un ovaire , et sous la terre une bulbe. Le développement ultérieur de l'embryon que recèle la gemmation aérienne, ainsi que le gemmation soulcrratiic , est le produit de tout autant de fécondations que l'on y voit succéder d'organes ; le développement de chacun de ces organes équivaut à la germination. Ce qui distingue la germination de l'épanouissementde la gemmation, c'est que l'une a lieu sur le bourgeon dé-
Mouv la <lcvcIoppcron« ilaoR ta tlcuvlômc édition du üouv. Sytt. dt çhitnic oryan., (jui c»l ivu) prcAM.
18i DÉM(n<ISTRAT10NS SPÉCIALES.
taché de la plante, et Tautre sur le bourgeon qui est resté adhérent à la lige.
788. Tout orgasc clos fait FolGce d*o- Taire , il suhit la fécondation; une fois ouvert, s'il ne s'atrophie pas, il fait l'ofijco d'clamine ; il féconde l'organe ginl recèle, et qui va, par le mèrae mécanisme, former le deuxième cUatiion des générations futures.
789. Dans le principe de leur apparition, il n'est pas un seul organe qui ne soit réduit à la simplicité du globule; d'un autre côté, il n'est pas un globule qui ne soit apte à devenir toute espèce d'organes. Pour apparaître sur une paroi, il faut qu'il ait été conçu ; pour sc développer, il faut qu'il ait été fécondé.
790. Avant la lécondalion, il était organisé; après la fécondation, il devient un organe, et dès-lors sou accroissement peut être indéfini, sans (|u'U soit apporté la moindre modification à son type.
791. Un individu n'est qu'un organe isolé de l'organe maternel ; il est tout entier dans chacune de ses parties ; car chacune d'elles est apte à devenir individu à son tour.
793. La disposition deè organes, Mit rudimentaires soit développés , soit soo« terrains soit aériens, soit externes soit internes, résulte dn oombre et de la vi» tesse des spires de nom contraire qui let engendrent en s'accouplant. Avec deoK spires d'égale vitesse, oh obtient là disposition alterne; avec deux spires d*iné« gale vitesse, on obtient la disposition en spirale, par trois, quatre, cinq, ete. , rangs, selon que, tandis que l'une des spires décrit un tour, l'autre en décrit trois , quatre, cinq, etc. Avec deux paires de spires, on obtient la disposition opposée-croisée ; avec un plus grand nombre, on obtient des verlicilles alternes d'aatant de pièces qu'uB admet de paires de spires.
793. 11 n'est pas de phénoinène relatif à l'accroissement des végétaux et des animaux qu'on n'explique avec succès, à la faveur de ce petit nombre de principes, (|ui résument la théorie que nous avons établie dans U première section de cette partie de l'ouvrage; nous la désigoeroas sous le nom de
THÉORIE SPIRO-YÉSICULAIRE.