‹ Nouveau théâtre de salonChapitre 49 sur 132 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

CLARION, seul.

Il se promène avec impatience, regardant l'heure à sa montre,

L'attendre dans son cabinet... l'attendre! Le mot d'un oisif. Il ne sait donc pas combien le temps est précieux pour nn directeur de théâtre... Je devrais être à ma répétition, où l'on profite de mon absence pour ne pas répéter, j'en suis sûr. Ouvrir un théâtre... en pays étranger... Le treizième travail d'Hercule... Qui sait? C'est ma fortune peut-être... car le ministre me mande déjà auprès de lui... Quelle aubaine! retrouver ministre à Stockholm un camarade d'université!... Mais, dans mon humilité, voudra-t-il me reconnaître?... Bab! Les amitiés de collège sont les plus durables.. . .le puis par sa protection arriver au but suprême de mes désirs... être directeur des spectacles de la cour! A Paris, le métier de comédien est perdu, on nous fait concurrence à Versailles. Madame de Pompadour joue les premiers rôles ; Paris est an parterre et se regarde jouer... Spectacle trèsamusant pour ceux qui ne payent pas les violons. C'est du Nord maintenant que nous vient la lumière, a dit M. de Voltaire. Allons au Nord, comme la boussole. M. de Voltaire a une pension de vingt mille livres du roi de Prusse; c'est ce qu'il entend par la lumière. Je veux un peu m'éclairer aussi.

L'HUISSIER, annonçant.

Son Excellence!

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