‹ Nouveau théâtre de salonChapitre 81 sur 132 · SCENE XIII TOUS LES PERSONNAGES · texte numérisé non relu

SCENE XIII TOUS LES PERSONNAGES

encore une fois, monsieur, je sais quels sont nies ordre? et je les exécute à la lettre. ..

-oi NOUVEAU THÉÂTRE DE SALON.

CLARION

El je vous dis, moi, que lu lettre tue et que l'esprit vivifie.

mademoiselle VILLEROY, à Clarion.

Prenez-garde! vous insultez un ambassadeur en livrée!

LE COMTE

Mais de quoi s'agit il?

l'huissier.

Monseigneur, vous m'avez remis une lettre pour Son Excellence le premier ministre?

LE COMTE

Oui.

l'huissier.

N'était-ce pas mon devoir de la remettre?

LE COMTE, ému.

Oui !

l'huissier.

M'avez-vous jamais vu infidèle à vos ordres?

LE COMTE

Jamais !

l'huissier.

- Eh Lien, cet homme, ce comédien a prétendu...

LE COMTE

Ma lettre, tu l'aurais encore?

l'huissier.

Non, je ne l'ai plus.

LE COMT1 .

Ah!

M. Rousseau de Genève, dit clans sa lettre sur les spectacles, que les comédiens apportent dans la vie privée les vices et les vertus de leurs personnages. Agamemnon et Crispin ont égaré des lettres. Celle de Votre Excellence s'est retrouvée dans ma poche; rendons grâces au roi des Grecs.

MADEMOISELLE VILLEROY, à pari.

Animal !

CORINNE

Dieu soit béni ! je vous rends tout !

LE COMTE

Excepté vous.

CORINNE

L'ambition satisfaite diminue l'amour.

LE COMTE

Elle l'augmente.

CORINNE

Mais l'ambition est une belle passion aussi, c'ist le dévouement du patriotisme ; c'est le rude travail des nobles oisifs. Votre pays vous appelle, allez à lui, oubliez-vous et pensez à tous. Je pars et je vous laisse mes souvenirs.

LE COMTE

Des illusions.

CORINNE

Les souvenirs nouslont croire que nous avons été" heureux.

CLARION

Monseigneur, j'attends mon pardon.

m N'OUVEAI THEATRE l>E SALON.

LE COMTE

Vous êles directeur du théâtre royal.

CLARION

La roche Tarpéiennc m'a précipité sur le Capitule!

COMKDIE GP.EC.QUr.

F. X UN ACTF., EM PnOS

PERSONNAGES

ÉUOSTRATE, sous le nom abrégé d'Éros (amoub)

SCOPAS DE MILO, sculpteur.

ATHÉNAÏS DE MYTILÈSE.

RHODINA, esclave familière d'Athénaïs.

La jcèiie est à Éphèse.

Le gynécée d'Athémis de Mytilène. Au fond , un vaste rideau tombant sur une balustrade de marbre, et laissant voir les bases des colonnes d'un grand temple d;ms le lointain. — Cette balustrade sert d'entrée et de sortie aux personnages. — A gauche, une porte qui conduit aux appartements intérieurs. — A gaucbe, les dieux lares d'or, d'ivoire et d'argent, sur un petit autel votif. — Ameublement grec antique. Dans un angle, une statue lampadaire. — Un coffre sur un trépied. Une tenture derièrre laquelle on puisse se cacher. — Dans un salon, on peut se despenser de ce décor, et le suppléer par l'imagination.

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