COMMUE
Mais achevez donc de me connaître... il en est temps. Mou amour, dites-vous?... N'avez- vous donc pas compris lorsque à Versailles, lorsque partout, on s'étonnait en la raillant de celle froideur que vous appelez coquetterie, n'avez-vous pas compris que je ne voulais donner mon cœur qu'au prix de ma main?
Eh Lien !
i.Ol'.IMSK.
Oh! de telles alliances de comédiennes et de genlilhommes, je sais qu'on les tolère dans un pays libre, mais votre Suède les tient encore en légitime répulsion. Non, je veux vous sauver de vous-même, et je veux sauver moi de vous. Un
jour, peut-être, il m'est réservé de chercher un appui dans le mariase et d'imiter iout le monde ; mais à présent, je m'appuie encore énergiquement sur moi-même : le lierre n'a pas besoin d'oimean. Si je m'unissais à un homme supérieur, il m'humilierait sous son titre ; si je m'unissais à un homme inférieur, je l'humilierais sous mon esprit de comédienne. Je ne veux donner de chaînes à personne et ne veux pas en recevoir; je me trouve bien dans mon isolement et le mieux m'épouvante. Lesgens du monde sourient de pitié en écoutant ce langage, parce qu'il est trop raisonnable, mais, soyez-en sûr, mon cher comte, j'ai la folie du bon sens. v
LE COMTE
Oh! ce n'est pas moi, Corinne, qui peux sourire eu vous écoutant! c'est impossible... Mais je ne suis plus l'homme supérieur que vous redoutiez. Après la résolution que je viens de prendre, je suis retombé dans mon néant, et c'est vous, vous Corinne, qui êtes au-dessus de moi, vous qui portez toujours la plus belle des couronnes, celle de l'esprit, de la grâce et de la beauté!
CORINNE
Oui... celte fatale démission!... Kl partir eu vous laissant malheureux!... Ah! qu'avez-vous fait!... Quel est ce bruit?