‹ Nouveau théâtre de salonChapitre 95 sur 132 · GLOIKE ET AMOUR RHODINA · texte numérisé non relu

GLOIKE ET AMOUR RHODINA

Je n'y tiens pas. Vous me ferez une lettre par le premier navire qui partira pour Lesbos. Je vous applaudirai de loin, c'est plus sûr.

ATHENA1S

Pauvre fille ! comme elle tremble !

RHODINA

Je ne suis pas déesse; les simples mortelles tremblent quand elles ont peur, c'est leur devoir.

ATHÉNAÏS

Eb bien, attends... Je vais remplir d'or tes petites main* et lu seras libre.

Athénaïs s'éloigne, et va ouvrir un coffre au fond du Uiéàtre. RHODINA.

Ah! je me prépare à respirer! (Regardant ses mains.) Je regrette bien, en ce moment, de n'avoir pas de grandes mains, comme tant de femmes ! . .. Il y a peut-être un moyen de les élargir...

Elle place un pan de sa tunique entre ses deux mains ouvertes, ATHÉNAÏS, tenant un coffre ouvert.

Tiens, Rhotlina; tu m'as payé ta rançon avec un grand service, et je te la rends.

Elle lui donne des pièces d'or sans compter, et va replacer le coffre. RHODINA, serrant les pièces dans sa tunique.

Ella n'a pas vu la troisième main.

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