R. WUKTZ. — INTOXICATIONS ALIMENTAIRES EXOTIQUES
au visage. Ce serail un acarien qui causerait la maladie. Celte hypothèse est à rapprocher du fait suivant: à Maurice et en Malaisie, un coléoplère {Ilolollujrus coccinella) détermine des phénomènes inllammaloires, surtout quand on porte à la bouche et à la langue les doigts qui viennent de toucher l'insecte. Matignon n'a obtenu aucun symptôme d'intoxication en faisant manipuler des feuilles d'arroche, et en faisant frotter les mains et les bras d'infirmiers. Mais il reste à savoir si ces feuilles contenaient, ou non, des parasites.
DIAGNOSTIC. — Le diagnostic de cette intoxication se fait aisément par les commémoratifs. On pourrait confondre l'atriplicisme, qui est caractérisé par des œdèmes, des troubles trophiques et vasomoteurs, avec la maladie de Raynaud et l'érythromélalgie.
Dans la maladie de Raynaud, comme dans l'atriplicisme, les douleurs ne sont pas exacerbées par l'exposition au soleil, ainsi qu'on l'observe dans la pellagre; au contraire, c'est le froid qui les fait reparaître. Mais dans la gangrène symétrique des extrémités il y a asphyxie locale ; les troubles de la sensibilité sont plus marqués que dans l'atriplicisme et les orteils sont seuls affectés.
Dans l'érythromélalgie, la rougeur caractéristique des doigts et de la main ne dépasse pas le poignet. Il n'y a pas d'autres troubles trophiques.
TRAITEMENT. — Le traitement consiste en purgatifs salins; ultérieurement, on donnera des toniques (quinine, arsenic). Matignon a préconisé l'antisepsie intestinale faite à l'aide de benzonaphtol, de benzoate de soude, ou de salol.
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