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CONVALESCENCE ET SUITES. ~ RECHUTES

est hésitante, incomplète, abortive. Prédisposition aux complications suppuratives et gangreneuses, aux escarres, au muguet, à l'inlcrminable diarrhée de la convalescence; guérison toujours très lenle. » (L. Galliard.)

CONVALESCENCE ET SUITES. — RECHUTES. — Les formes légères du choléra ne laissent après elles que le malaise et la faiblesse qui succèdent à une indisposition passagère et de courte durée.

Dans les formes graves, bien que les malades portent sur leurs traits amaigris l'empreinte caractéristique de la physionomie cholérique, bien que la figure soit osseuse et les yeux excavés, l'activité des organes digestifs se prête cependant mieux que dans la convalescence des autres maladies aiguës à une réparation rapide des pertes éprouvées par l'économie. L'appétit est en général vorace; la soif aussi est grande et vérilablement inextinguible (Laveran).

Quoique facile et ordinairement simple, la convalescence peut offrir quelquefois une série d'accidents plus ou moins graves ; quelques-uns, se prolongeant même au delà du rétablissement complet, forment de véritables suites. Nous décrirons ensemble les accidents de la convalescence et les suites.

La diarrhée est sujette à récidive, et tout le tube digestif est d'une sensibilité remarquable. Parfois même, à la suite d'un choléra grave, la réparation de la muqueuse digestive ne se produit pas et le sujet tombe dans un état de marasme analogue de tous points au marasme post-typhoïdique, et comme lui presque toujours mortel.

Beaucoup de malades restent anémiques, sujets aux étouffements, aux œdèmes; les troubles circulatoires peuvent aller plus loin encore : la thrombose artérielle peut intervenir et déterminer des gangrènes périphériques. Bethe a signalé la mort subite par myocardile.

11 se fait des suppurations de la peau (furoncles, ecthyma, abcès), de la pifuilaire, de la conjonctive, mais surtout de l'oreille moyenne ; Volile suppurée est, au dire de Laveran, aussi fréquente dans la convalescence du choléra que dans celle de la lièvre typhoïde.

Le mal de Drighl post-cholérique est rare, mais possible (Griesinger), et Botkin a parlé de cirrhose hépatique consécutive au choléra.

Mais c'est surtout du côté du système nerveux que s'observent les accidents et séquelles. L'un des accidents les plus fréquents, le plus curieux, c'est la tétanie.

La tétanie de la convalescence paraît avoir été signalée pour la première fois, en 1832, par Bayer. Elle a été bien étudiée, en France, par Briquet et Mignot. Divers auteurs (Trousseau, Fernet, Gombault, Potain, Marotte, Duflocq, Oddo) en ont ensuite rapporté des cas à propos des diverses épidémies. C'est un accident presque exclusif à la femme, et surtout à la femme récemment accouchée ; on a cité pourtant quelques rares cas chez les enfants et les hommes jeunes. Briquet et Mignot en décrivent deux formes cliniques. Dans la première les contractions sont localisées aux extrémités, continues, sans phénomène général concomitant ; elles durent trois ou quatre jours. Dans la seconde, plus rare (accès d'acrodynie aiguë), les contractures se généra li-

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