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L.-H. T1I0IN0T

— CHOLÉRA ASIATIQUE

sent ; elles procèdent par accès douloureux, et ces accès s'accompagnent de phénomènes généraux, tels que : angoisse extrême, horripllalion, élévation de température, etc.

On a noté encore des paralysies sensilives et motrices sur le mécanisme desquelles la lumière n'est pas faite (hystérie?). Fricdberg (1) a vu un cas d'atrophie progressive des muscles du bras droit, de l'épaule gauche, du cou, du larynx et du diaphragme.

Enfin des troubles intellectuels interviennent, qui peuvent aller jusqu'à V aliénation mentale (Rayer, Esquirol, Delasiauve, Rail). ,

Enfin, sous l'influence d'un écart de régime, ou sans cause occasionnelle appréciable, les convalescenls sont repris de la série des accidents cholériques. Jauberl, en 1866, a observé deux rechutes sur trois cent quatre-vingt-huit convalescenls; Gombault, dans la môme épidémie, en a observé six cas dont un mortel. Galliard en rapporte deux en 1892, tous deux mortels.

MARCHE. — La marche du choléra est des plus simple, et se trouve décrite suffisamment dans les paragraphes consacrés à l'exposé symptomatologique. Nous nous contenterons de la résumer ici. Un cas de choléra complet comporte : prodromes, attaque, réaction.

La période prodromique manquant souvent, le choléra se trouve alors réduit à l'attaque et à la réaction. Les deux tiers des cas mortels se terminant pendant l'attaque même, il en résulte que, pour beaucoup de sujets, l'attaque avec ou sans prodromes constitue la seule manifestation de la maladie.

DURÉE. — Il est difficile d'exprimer d'une façon précise la durée des cas de choléra : elle est extrêmement variable, puisque, des cholériques qui meurent, les uns sont presque foudroyés; les autres succombent à des périodes variables de l'attaque, suivant l'intensité de celle-ci ; d'autres, enfin, périssent dans la réaction, à des moments extrêmement divers. Quant aux cholériques qui guérissent, l'époque de leur rétablissement dépend de l'intensité de l'attaque, d'une part, delà forme de la réaction, de l'autre.

Galliard, qui a divisé les formes cliniques du choléra suivant la durée, admet un choléra foudroyant qui lue en vingt heures environ; une forme galopante qui tue entre vingt heures et cinq jours et dure une semaine environ dans les cas guéris; une forme len te, enfin, qui tue en plus de cinq jours cl peut se prolonger, dans les cas curables ou mortels, jusqu'à trois septénaires et au delà.

Si l'on veut entrer dans les détails, voici ceux que fournissent les classiques.

(1) FRiBDBBno, Pathol. nnd Therap. der Musk., cité par Laveron.

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