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NATURE ET PATHOGÉNIE. G

maladies telles que la morve, le charbon, le tétanos, la tuberculose, etc.

13. Recherches biologiques sur le cholérique. — Le choiera traverse deux périodes absolument distinctes à tous points de vue, en clinique comme en anatomie pathologique : l'attaque et la réaction. La pathogénie des accidents est de toute évidence radicalement distincte de l'une à l'autre.

1° Attaque cholérique. — Chez le cholérique vivant le vibrion ne se rencontre que dans les selles (1). Il faut n'accepter que sous le bénéfice de recherches ultérieures , sa présence dans le sang (Tizzoni et Catacci) et dans les crachats (Mills). Koch a deux fois décelé le bacille virgule dans les vomissements, mais il n'y a là rien que de fort naturel.

A V autopsie, le bacille se rencontre dans Yinteslin et là seulement, à quelques exceptions près, sur lesquelles nous reviendrons. Là, de l'avis de tous (Rumpf et Gaffky, Simmonds, etc.), il est d'une cons lance presque absolue quand la mort survient dans les six ou sept premiers jours ; dans les cas foudroyants, l'intestin le renferme môme en culture pure : tous les autres organismes disparaissent devant lui. Il se rencontre encore, mais beaucoup plus accidentellement, au delà de ce délai, et jusqu'au dix-huitième jour environ.

Le bacille se trouve dans le liquide riziforme qui emplit l'intestin, dans les flocons de ce liquide, dans Y exsudât qui tapisse la paroi, et dans cette paroi même, où, grâce à la desquamation, il pénètre dans les couches profondes de la muqueuse, dans les glandes de Lieberkûhn, et dans le tissu interglandulaire.

Telle est la règle de la localisation bacillaire dans le choléra ; elle est intestinale et rien qu'intestinale.

Il y a cependant quelques exceptions : le bacille virgule a été rencontré dans les parois de Y estomac (Deycke) ; clans le foie (Doyen, Girode, 2 examens sur 28; Mills) ; dans les voies biliaires (Nicati et Rietsch,5 cassur 18; Girode,14 cas sur 28 ;Lesage,3 cas); dansle liquide pancréatique (Girode); dans la raie (Doyen), etc. ; Tizzoni et Catacci l'ont signalé dans la sérosité péritonéale, et même dans le liquide céphalo-rachidien. Lesage a même trois fois noté « l'envahissement total du corps par le bacille virgule », dans 3 autopsies sur 18 pratiquées quatre heures après la mort (2).

(1) Le bacille virgule se rencontre dans les selles en moyenne jusqu'au dixième jour de la maladie (Fliigge); mais il peut disparaître plus tôt, vers le cinquième jour, et aussi persister beaucoup plus longtemps, jusqu'au quatorzième, vingtième, vingt-troisième jour (Rumpf, Fliigge), jusqu'aux quarante-septième (Mills) et quarante-huitième jour (Kolb), c'est-à-dire chez des malades depuis longtemps rétablis et ayant des selles moulées. Dans un cas de choléra expérimental, Metchnikoff l'a encore vu au dix-septième jour, et Kolb au trente-troisième jour.

(2) L. db Rekowski a relaté, dans les Arch. des se. biol. de Saint-Pétersbourg, que, sur 11 cholériques autopsiés peu après la mort, il avait trouvé dans les organes les plus divers (cerveau, moelle, cœur, sang du cœur, l'oie, bile, rate, rein, biceps

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