‹ Nouveau traité de médecine et de thérapeitique.../ [electronic resource]Chapitre 63 sur 121 · L. VAILLARD. - U YSENTEIU1Î · texte numérisé non relu

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du moins, on se prit à considérer comme absolue l'unicilé de ses manil'eslalions sous loules les laliludes. L'article Dysenterie de la première édition de ce Traité ( 1 895) a été couru dans cet esprit, mais les progrès accomplis depuis lors ne permettent plus de soutenir la même doctrine. Des recherches poursuivies dans tous les pays sur la cause infectieuse de la maladie il ressort aujourd'hui que le terme dysenterie doit répondre non pas à une entité univoque, mais plutôt à un syndrome traduisant une inflammation du côlon, une colite dont la nature peut varier ; il s'applique à des maladies distinctes par l'agent pathogène qui les provoque et le caractère des lésions qui en expriment les effets : il faut désormais étudier, non pas une dysenterie, mais des dysenteries.

En l'état actuel de nos connaissances, deux formes particulièrement définies se dégagent avec netteté.

La première appartient d'une manière plus spéciale aux pays chauds; elle y est endémique et donne fréquemment lieu à l'abcès du foie. Son évolution clinique est irrégulière, souvent prolongée ou chronique. Ses lésions essentielles consistent en une tuméfaction générale des tuniques du gros intestin, avec foyers de nécrose intéressant d'emblée touLe l'épaisseur de la muqueuse, abcès folliculaires, ulcères déchiquetés et profonds à bords surplombants. Celte dysenterie s'individualise par la présence d'amibes spéciales dans les déjections des malades et les lésions intestinales de ceux qui succombent; le pus et la paroi des abcès du foie les contiennent également. L'inoculation au chat des selles ou du pus renfermant ces protozoaires détermine une maladie mortelle, semblable à celle de l'homme. C'est la dysenterie amibienne.

La deuxième forme est l'apanage des pays européens ou plus exactement des régions tempérées, mais ne fait point défaut dans les zones tropicales. Cette dysenterie donne lieu à des épidémies remarquables par leur affinité pour la saison la plus chaude; elle est transmissible, parfois même très contagieuse.

Sa marche clinique est rapide et régulière: la guérison ou la mort surviennent d'habitude en l'espace de deux septénaires. Parfois cependant les atteintes sont traînantes et peuvent durer des mois. Ses lésions intéressent presque uniquement la muqueuse; elles se caractérisent par une phlegmasie hémorragique avec foyers de nécrose qui, d'abord superficiels, gagnent de proche en proche vers la profondeur et, après leur élimination, laissent des ulcérations à contours réguliers, à fond et à bords plats, n'atteignant presque jamais la muscularis mucosse ; c'est un lypc de l'inflammation diphtéroïde des Allemands. Une telle dysenterie ne s'accompagne jamais d'abcès du foie. Les selles ne montrent pas les amibes précédemment signalées et leur injection dans le rectum du chat reste sans effet. Mais elles renferment un bacille spécial dont l'inoculation à divers

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