‹ Nouveau traité de médecine pratique, où se trouvent exposés la classification, les causes, les symtomes, le pronostic, et le traitement des maladies de tous les climats (volume 2)Chapitre 26 sur 30 · FEZ · texte numérisé non relu

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^ Infus. Gentianæ ......... $ j fi.

Tinct. Cardamom . 5 ij.

iElher, suif. . gutt. xxv.

Tinct. Opii . gult. x.

M.F. Haxistus. ^

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Spirit. Carvi . | ij,

Aquæ fontis . . . 5 iv.

Æther. suif . 5).

Oü MALADIES KEBVEITSES. S69

L’assa fœtida, le castoreum , le camphre , la valériane , les sels volatils , le sel et Thuile de

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succin , sont des mëdicamens egalement trèsemployës dans le traitement de Thypochondrie ; par conséquent, si le malade vient a perdre confiance dans Fun d’eux , on peut promptement en substituer un autfe , les hypochondriaques n’étant satisfaits que tant qu’on leur administre libéralement une drogue ou une autre. On trouvera différentes formules à ce sujet dans les chapitres de l’hystérie et de l’épilepsie.

Dans l’hypochôndrie , comme dans la plupart des autres maladies nerveuses , il est beaucoup de gens qui font abus de l’opium et de ses préparations ; mais on doit fuir ce remède , si ce n’est dans les cas pressans ; car bien qu’il puisse produire un soulagement momentané , son usage habituel augmente beaucoup la maladie. L’effet immédiat de ce médicament est une augmentation de fréquence dans le pouls, soment assez marquée pour produire de la rougeur à la face. D’abattus que les malades étaient auparavant, ils deviennent actifs et vifs , et acquièrent une certaine gaieté d’esprit ; mais lorsque le remède a cessé d’agir, les facultés tombent dans la langueur, le corps devient froid et pesant, et

Tinct. Opii . . . , . gutt. xl.

- Lavenduîæ . . . S fS.

F. M istiir a cuj us sumat cochlear, larg. ij. ter quater ve die.

570 NEVROSES,

cet état d’insouciance et de morosité subsiste jusqu’à l’administration d’une nouvelle dose.

La vertu que possède l’acide citrique pour combattre les effets nuisibles de l’opium , mérite l’attention de ceux qui font un usage habituel de cette substance. Quelques médecins ont conseillé de prendre avec chaque dose d’opium une certaine quantité de jus de citron ou d’orange, à la dose de deux onces par grain d’opium : on prévient ainsi le malaise que produit souvent ce narcotique , on empêche son effet engourdissant, et on s’oppose à la constipation qu’il détermine souvent. C’est à l’usage très- abondant que font les Turcs des acides végétaux, qu’on attribue le peu d’effet qu’a sur eux l’opium ; ce n’est pas à l’influence du café , comme quelques voyageurs l’ont avancé. Ce peuple , ainsi que les autres nations orientales , a en effet l’habitude de boire journellement du sorbet, espèce de liqueur faiie de jus de citron ou d’orange , mêlé avec de l’eau du sucre.

La plupart des hypochondriaques , dans l’intention de s’animer , ont recours au vin , et , ce qui est encore pire, aux liqueurs spiritueuses. Il n’est pas de mots assez énergiques pour rendre le danger d’une pareille coutume. Le soulagement momentané qu’on obtient ainsi est acheté beaucoup trop cher , par l’état de langueur qui succède ; ef la nécessité d’augmenter graduellement la dose de ces liqueurs , afin d’obtenir constamment le même effet , ruine irrévocable-

ou MALABIES NERVEUSES. 571

ment la saute de la manière la plus misérable.

Il est vraiment difficile de déterminer lequel , ou de Topium ou des liqueurs fortes , est le plus préjudiciable à réconomie ; malheureusement les personnes qui se dévouent à en être les victimes, sont tellement maîtrisées par l’effet de l’habitude, qu’il leur est impossible d’en abandonner l’usage : toutes les fois effectivement que nous sommes habitués à un fort stimulant “ nos fonctions ne peuvent plus s’exercer sans être continuellement excitées ; ce qui détermine un grand état de faiblesse consécutive^ et amène une mort prématurée.

Pour remplir la troisième indication , qui est de fortifier le canal alimentaire et de provoquer les sécré lions , on doit appliquer sur l’abdomen un emplâtre de poix de Bourgogne ou de laudanum , et employer les chalybés , comme nous l’avons conseillé en parlant de la dyspepsie.

Les eaux minérales , particulièrement celles de Bath et de Tunbridge , ont été employées dans les cas d’hypochondrie avec beaucoup d’avantage ; ce que l’on pourrait peut-être attribuer autant aux amusemens et aux distractions qu’on se procure en, allant en prendre, qu’à la vertu tonique qu’elles possèdent, en raison d’une légère quantité de fer qu’elles contiennent. Il pourrait même se faire que l’eau ordinaire , en favorisant les excrétions , pût également concourir au soulagement de la maladie.

Les amers et les astringens sont généralement regardés comme nuisibles dans l’hypochoiidrie , parce qu’il y a , non pas perte de ton , comme

SyS NEVROSES,

dans la dyspepsie , mais seulement engourdissement ou manque d’aclivitë. Les ferrugineux sont cependant convenables.

Les bains froids sont un stimulant gênerai quelquefois avantageux, mais non pas constamment, car les bains tièdes paraissent ordinairementbeaucoup plus utiles, à cause de la rigidité qui existe dans les solides. Un bain d’environ 96 ou 98 degrés du thermomètre de Fareinheit, d’une demiheure , et chaque jour ou tous les deux jours , a eu un succès marqué dans une foule de circonstances. Quand , au reste , on peut se procurer un bain chaud naturel , on doit lui donner la préférence.

Des frictions pratiquées pendant dix minutes ou plus long temps sur. tout le corps, matin et soir, avec des morceaux de grossi flanelle , pourront être avantageuses. Il sera également utile de faire prendre chaque jour au malade un léger exercice à cheval.

Le régime doit consister en alimens légers , fortifians et nourrissans ; on doit éviter ceux qui peuvent s’aigrir ou donner des flatuosités, et par conséquent la diète animale est la plus convenable. L’estomac ne doit jamais être surchargé ni rester entièrement vide. En cas d’un besoin pressant entre les repas , le malade pourra prendre un morceau gâteau ou de biscuit , avec un verre de vin : cette précaution est surtout nécessaire pour les personnes d’une classe élevée , en raison de l’heure â laquelle on sert ordinairement le dîner. Du vin de Porto ou de Madère ,

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convenablement ëtendu d’eau , sera, au lieu de la bierre , la boisson ordinaire ; et si aucun des deux ne convenait à l’estomac du malade, on pourrait avoir recours à de l’eau , unie à une petite quantité d’eau - de - vie. Le thé et le café doivent être exclus du régime des hypochondriaques , et plus particulièrement encore s’ils tiennent à les prendre très-chauds ; pour le déjeûner, le cacao, le chocolat et les infusions de plantes et de racines aromatiques, telles que la menthe, la sauge et le gingembre , conviendront beaucoup mieux.

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