V'EL
' '2f Terebinth. Venet. in Vitell. Ovi solut. . "b (5.
Extrac. A.loës. . • . . . . gr. x,
Pulv. Cincjionæ . . 5 ij.
M. V'. Pilulœ ana gr. iij. quarum œgcr sumal iij. ter in die.
CACHEXIES. 285
line compression pins grande sur la partie supérieure du membre que sur la partie inferieure.
Dans quelques cas d’hydropisie , mais plus particulièrement dans ceux où une faiblesse générale a occasionné la maladie , il est bon de joindre les diurétiques aux toniques (i) dès le
(i):^Infus. Gentianæ . ^ j.
Tinct. Cortic. peruvian . 3 iij. =
— - Cantharid. . . . giitt, xv.
M. F. Haustus ter in die sumendus,
VEL
“if Pulv. Myrrbæ . 5 Solve in
Acjuæ Piment . . • % \C),etadde
Spirit. Juniperi . 5 ij.'
Ferri vitriol . . . gr. v.
Kali præparat . gr. x.
Tinct. Digit, purp . gutt. xv.
M. F. Haustus,
VEL
"if Infiis. Cort. Angust. ....... ^ j 15.
Tinct. Coluinb. . .3],
Kali acetat. 3 15.
Spirit. Rhaphani . . 5 j,
"if ïrifus. Quassiæ . ? j 15.
Tinct. Cardamom . • 3 ij.
- Digit, purp . gutt. XV “XX,
VEL
"if Gurami Mjrrhæ pulv . . *• 3 j.
Ferri vitriol. 9j.
Kali acetat . 3 ij,
• Aqnæ Menthæ . • . . . 5 vj,
Tinct. SciJlæ ^
Spirit. Æther. nilros. ^ ââ 3 U,
Surnat, coM, larg, iij. quartis lions.
286 CACHEXIES,
commencement de la maladie , en tenant en même temps le ventre libre au moyen des doux purgatifs.
Il arrive assez souvent qu’une inflammation érysipélateuse , avec tendance à la gangrène , attaque les jambes iofütrées de ceux qui ont une anasarque. En pareil cas , on appliquera des compresses trempées dans une forte solution d’acétate de plomb , à la dose de deux gros pour une pinte d’eau ; cette méthode est préférable même aux fomentations ou aux cataplasmes de quinquina. Le docteur Ferriar a retiré aussi de grands avantages des lotions avec l’infusion de digitale.
Les alimens , dans tous les cas d’ anasarque , doivent être légers et nourrissans ; on fera surtout usage des substances de facile digestion , et des végétaux contenant de l’ammoniaque , comme l’ail, la moutarde, les ogiions , le cresson, le raifort, les éclialottes , etc. Pour boisson ordi-
VEL
Hf Palv. Columb .
— Zingiberis . , .
Cfemor. Tartar! .*■ . . .
M. F. Pulvis ter die capiendiis .
VEL
> • aa gr. x,
. 5 ij.
Ext, Cinchonæ
,, — — Gentiaiiæ , Ferri vitriol. .
Kali præpar . gr. xv.
Syrup. Zingib. . q. s.
M. Y.Püid. xxxvj. Capîat 'n] vel iv ter die cum cyath,]. Dccoct. Bacc, Juniper.
CACHEXIES. ' 287
naire , le malade peut prendre quelqu’une des infusions diurétiques que nous avons conseillées ; et s’il a le désir de boire du vin , celui du Rhin sera le plus convenable. S’il occupe un lieu humide , il faudra le transporter dans un endroit sec , et , s’il est possible , dans un climat plus chaud.
De VHjdropisie de V abdomen ou Ascite,
(Ascites.) ^
Cette maladie est caractérisée par le gonflement et la tension du ventre , avec fluctuation sensible.
L’eau est ordinairement amassée dans la cavité du péritoine ; mais quelquefois on la rencontre entre cette membrane et les muscles abdominaux. Dans quelques cas , la collection de l’eau s’opère dans un sac développé à la surface ou dans le tissu de quelque viscère , comme cela arrive fréquemment pour les ovaires chez la femme. L’hydropisie prend alors le nom ^enkystée. On a supposé aussi que des bydatides pouvaient lui donner naissance.
Une obstruction dans le foie ou dans quelqu’un des autres viscères de l’abdomen , est la cause la plus fréquente de l’ascite ; mais elle peut cependant dépendre aussi de toutes celles que noug avons énumérées au sujet de l’anasarque.
L’ascite est souvent précédée d’anorexie , de nonchalance , de lenteur dans les iiiouvemens ,
’^Etymologie. j saccus , uter.
de sécheresse de la peau , d’oppression de poitrine , de toux, de diminution dans l’éxacuation des urines , et de constipation. Bientôt après, on aperçoit une protubérance dans Fhypogastre , laquelle s’étend graduellement, jusqu’à ce que tout l’abdomen soit enfin uniformément gonflé et tendu.
La distension et la sensation de pesanteur qui en résultent , quoique considérables , varient un peu selon la position du corps ; la pesanteur est plus prononcée dans le côté sur lequel le malade est couché , et la distension devient un peu moindre du côté opposé. En général , le praticien perçoit la fluctuation de feau en appliquant la main gauche sur un des côtés de l’abdomen, et en frappant sur l’autre avec la main droite. Bans quelques cas meme elle est sensible à l’oreille.
A mesure que Fépanchement devient plus considérable , la difficulté de respirer augmente , la^ face paraît pâle et enflée , il survient une soif immodérée , la peau est sèche et âpre , et Furine très-rare , épaisse , fortement colorée , laisse déposer un sédimenf brique té. Quant au pouls , il est variable , quelquefois très-vif , et d’autres fois fort lent.
La principale difficulté dans le diagnostic de Fascite', est de pouvoir distinguer avec certitude si Feau est dans la cavité de l’abdomen ou si Fhydropisie est enkystée . Nous pouvons néanmoins asseoir un jugement sur les circonstances suivantes.
Quand les symptômes antécédens font soupçonner une diathèse hydropique générale, quand
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en même temps des collections d’eau se montrent dans d’autres parties du corps p et quand, des les premiers momens , le gonflement a occupé également tout le centre, nous devons en général présumer que l’eau est dans la cavité de l’abdomen. Mais quand une ascite n’a pas été précédée d’un état cachectique remarquable , et quand , au début , l'a tuniéiuction et la tension ont paru d’un côté du ventre plus que de l’autre , il y a lieu de soupçonner une hydropisie enkystée , même quand cette, tension et cette tuméfaction sont devenues uniformes. En outre , si la santé générale paraît peu affectée , si -les. forces du malade ne sont pas tr.çs- abattu es, si l’appétit continue à être assez bon , et le sommeil naturel et peu interrompu ;.,si les règles , chez les femmes, coulent comme d’habitude , s’il n’y a pas encore d’anasarque , ou si l’infdtration est bornée aux extrémités inférieures , si la face n’est pas d’une pâleur leucophiegmatique , s’il n’y a point de fièvre , si la soif est peu vive , et si les urines sont abondantes , il y aura de forts motifs de croire que la maladie est encore de cette dernière espèce
L’ascite doit toujours être regardée comme
très-difficile â guénir , quelle qu’en soit la cause ;
mais quand elle est la suite d’un squirrhe du foie,
ou d’une autre affection des. viscères abdomi-
naux, tout ce que nous pouvons espérer est de
* Ces indications , propres à établir le diagnostic de5 deux liydropisies, ascite et enkystée, sont tirées des Principes de Médecine pratique de Cullen.
procurer un soulagement momentané à l’aide de l’opérahon de la paraceiilhèse. Quand Fhydropisie est enkystée , elle se termine généralement , tôt ou tard , par la mort.
Les altérations que l’on observe ordinairement dans les cadavres des ascitiques sont des squirrhes du foie , de la rate et des glandes mésentériques. Dans quelques cas , mais rarement, le pancréas est dans un semblable état. On trouve assez souvent aussi des concrétions fibrineuses dans les gros vaisseaux , et des ossifications dans divers points de leurs parois. La consistance du sang lui-même est plus ou moins altérée. Le fluide épanché est, pour la plus grande partie , séreux; néanmoins il présente fréquemment des différences évidentes et pour la couleur, et pour la consistance, et pour la quantité de ses principes âcres et salins.
Dans le traitement de l’ascite , nous devons tâcher de remplir les deux indications suivantes : premièrement évacuer le fluide accumulé , et, secondement , prévenir toute nouvelle collection.
On obéit à la première , en donnant les purgatifs drastiques, ou les diurétiques, et, de temps en temps, un émétique, de la manière exposée au sujet de fanasarque.
Avant d’avoir recours à la paracenthèse , nous devons essayer de tous ces médicamens ; et si tel diurétique en particulier ne provoque pas févacuation d’urine désii*ée , il faut, après un temps convenable , le changer pour quelque autre.
CACHEXIES.
Un moyen singulier, recommandé pour procurer récoulement abondant des peines , dans l’ascite , est de faire , tous les jours , sur Fabdomen, de douces frictions, long temps continuées, avec les doigts trempés dans Fhuile. Le seul effet que puisse ici produire l’huile , paraît être celui d’empêcher Fexcoriation de la peau.
Si tous les moyens échouent , et que la tension de l’abdomen devienne insupportable, ou si l’on a quelque raison de soupçonner que la pression de l’eau sur les reins empêche les diurétiques d’agir , on doit avoir recours à la paracenthèse, manière d’évacuer l’eau sans doute la plus prompte , mais qui est loin d’atteindre le mal dans sa source. Quelques-uns pensent que cette opération ne peut pas avoir de suites fâcheuses , et même certains praticiens la conseillent comme le premier remède à mettre en usage ; mais , comme une inflammation érysipélateuse , avec tendance à la gangrène , s’empare assez fréquemment de la plaie , il semblerait préférable d’essayer d’autres moyens auparavant. Pendant l’écoulement de la sérosité , il faut exercer une pression convenable sur l’abdomen, par le moyen d’un bandage large , qui doit être gardé pendant quelque temps.
Quand l’ascite est combinée avec l’anasarque, et provient d’un affaiblissement général , il faut toujours, après la ponction, employer les toniques unis aux diurétiques , ainsi que les frictions et l’exercice.
CACHEXIES.
Il a été dit déjà que certaines hydropisies sont partielles. C’est ainsi que des collections d’eau occupent quelquefois les ovaires chez la femme , et que la matrice elle-même est assez souvent distendue de la même manière.
Parfois des hydatides se développent dans la cavité de l’abdomen. Elles paraissent formées de sacs membraneux, à parois si minces , qu’elles sont demi-transparentes , et n’ont aucune structure musculaire visible ; mais , d’après les mouvemens produits par les différentes parties de ces sacs , tandis que l’animai est encore en vie , nous sommes cependant autorisés à penser que ces membranes possèdent une faculté analogue à celle des muscles de l’homme. Les hydatides, au reste, d’après l’absence apparente des muscles , et des autres parties qui constituent généralement un animal, ont été, pendant long-temps, considérées comme des produits de la maladie seulement ; nous possédons pourtant à présent un nombre suffisant de faits pour affirmer , non-seulement qu’elles appartiennent à la classe des animaux^ mais encore qu’elles constituent un genre qui renferme plusieurs espèces.
L’bydropisie enkystée doit être traitée comme l’ascite , et nos efforts peuvent également se montrer infructueux dans son traitement.
Dans l’hydrocèle, le but qu’il faut atteindre est l’oblitération de la cavité de la tunique vaginale, oblitération pour laquelle on a proposé diverses méthodes , telles que l’excision, l’inci-
CACHEXIES.
sion, le séton, la tente, le caustique et rinjection du vin ou d’autres liqueurs , après F évacuation de l’eau avec un trocart.
Cette dernière méthode a été particulièrement recommandée par sir James Earle. Elle n’est cependant point nouvelle , car elle est décrite par Lambert , dans ses Œuvres chirurgicales , publiées à Marseille , depuis à peu près cent ans. Il employait une forte solution de muriate de mercure dans de l’eau de chaux, et il rapporte plusieurs cas dans lesquels il a réussi. M. Bell^ nous apprend qu’en Ecosse , peu de temps après cette époque, l’esprit de vin fut employé dans la même intention, mais que les douleurs violentes et l’inflammation qu’il excitait le firent bientôt abandonner.
L’injection employée par sir James Earle , est composée de vin rouge , étendu d’un quart ou d’un cinquième d’eau. Malgré ses assertions à ce sujet, M. Bell affirme cju’il s’en faut que ce soit nn remède aussi certain qu’aucune des autres méthodes , et que la douleur, épargnée dans l’opération , ne doit pas être mise en comparaison avec la certitude de la guérison. Cette méthode , peu sûre, est encore , suivant lui, exposée aux objections suivantes : Finflammation peut quelquefois être assez vive pour produiré une suppuration dans l’intérieur de la cavité ; et alors, outre la douleur et le danger qui accompagnent l’inflammation , il faut pratiquer , pour évacuer la matière , une incision aussi grande que celle
* Treatise on Hydrocele, and other Diseases of the Testis.