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FORMES CLINIQUES DES STOMATITES

Au point de vue clinique, on doit distinguer des stomatites symptoma-

tiques, dites encore secondaires, manifestations ou complications d’une infec-.

tion ou d’une intoxication générale, et des stomaliles idiopathiques où primilives, dont nous nous occuperons tout d’abord.

J. — STOMATITES PRIMITIVES OU IDIOPATHIQUES

Suivant la gravité des lésions, on peut en décrire cinq variétés : 4° catar-

rhales ou érythémato-pultacées; 2° pseudo-membraneuses: 39 vésiculeuses : 4° ulcéreuses ; 5° gangréneuses. La plupart d’entre elles peuvent être causées par des germes banaux ou spécifiques.

Ve. À (AL Es

LES STOMATITES. Fasc. XIII. — 11

|. — Stomatites catarrhales ou érythémato-pultacées.

Définition. — La:stomatite catarrhale ou érythémato-pultacée, la plus fréquente de toutes les stomatites, est caractérisée par la rougeur, la tuméfaction, l'œdème de la muqueuse buccale qui desquame en certains points où apparaît un dépôt pultacé, uniquement constitué de mucus ‘englobant des cellules épithéliales dégénérées et des amas microbiens.

Étiologie. — Elle représente le degré le plus léger des réactions inflammatoires que provoquent au niveau de la bouche les infections ou les intoxications exogènes ou endogènes; toutes les causes locales et générales, étudiées plus haut (voir Généralités) peuvent la déterminer.

Souvent elle n’est que le premier stade d’une inflammation plus violente aboutissant à des lésions plus profondes : presque toutes les stomatites débutent par une phase catarrhale. Souvent aussi, elle constitue toute la maladie, soit que l'agent pathogène n'’exerce qu'une action légère et passagère contre laquelle Ia muqueuse buccale réagit victorieusement (stomatite catarrhale aiguë ou subaiguë), soit que, malgré sa persistance, il ne soit pas suffisamment nocif pour faire échec aux réactions défensives de la bouche et pour y créer des altérations destructives (stomalile catarrhale chronique).

Symptomatologie. — Le début est rapide, marqué par une sensation de sécheresse et de chaleur de la bouche, un léger ptyalisme, une odeur fade ou même légérement fétide de l'haleine.

À son degré le plus léger, elle se caractérise par la rougeur uniforme ou pointillée de la muqueuse, qui est sèche et luisante. Plus accentuée, elle entraîne bientôt des modifications de l’épithélium qui prolifère et desquame, formant un enduit blanchâtre ou opalin ayant lous les caractères des dépôts pullacés : absence d'adhérence à la muqueuse, qui apparaît rouge, mais non saignante et non ulcérée lorsqu'on l’a détergée ; dissociation et même dissolution dans l’eau ; structure purement muqueuse et non fibrineuse, Portée à son maximum d'intensité, elle détermine un œdème plus ou moins marqué de la muqueuse, généralement léger, parfois cependant considérable, favorisant la production de petites érosions superficielles dans les régions traumatisées par le contact des dents.

On observesoit des formes localisées, surtout aux gencives (gingivo-stomatite d'origine dentaire), soit des formes à foyers inflammatoires multiples disséminés, séparés par des intervalles de muqueuse saine, soit des formes généralisées, d'emblée ou secondairement. Les foyers d'élection, où les lésions débutent et atteignent toujours leur maximum (dépôts pultacés, œdèmes, érosions) sont : le rebord gingival au pourtour des dents, surtout des incisives inférieures, la face interne des lèvres, des joues, les bords de la langue, plus rarement la voûte palatine.

Il est de règle de noter un léger engorgement des ganglions sous-maæillaires.

Les symptômes fonctionnels sont souvent assez intenses : sécheresse et cha-

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