‹ Nouveau traité de médicine (volume 2)Chapitre 126 sur 195 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

SÉMIOLOGIE

À. — SÉMIOLOGIE CLINIQUE

La sémiologie gastrique s’est depuis moins d’un demi-siècle considérablement enrichie. L'usage de la sonde, l'étude chimique du contenu de l’estomac, l'exploration radiologique enfin, nous ont fait connaître un grand nombre de signes objectifs nouveaux, qui sont venus s'ajouter à ceux que nous devions aux méthodes anciennes, et ont transformé la pathologie de cet organe. Nous avons proposé d'appeler signes objectifs cliniques ceux qui sont fournis par les méthodes courantes d'examen, et signes objectifs spéciaux ceux qui nous sont révélés par les procédés nécessitant l'emploi d’appareils plus ou moins compliqués.

L'importance des signes objectifs ne doit pas faire négliger l'étude et l'analyse des sensations perçues par le malade, c’est-à-dire des symptômes subjectifs. |

Le médecin aura encore à tenir compte de l’âge, du sexe, de l’hérédité, de la profession, des habitudes hygiéniques et des antécédents pathologiques du malade. Il prendra en considération le début, la durée, l’évolution de la maladie, et, s’il y a lieu, ses rémissions, ses rechutes et les causes qui ont pu les provoquer.

Nous allons envisager successivement ces différentes parties de la sémiologie gastrique, en les étudiant dans l'ordre même suivant lequel le clinicien les utilise d'ordinaire, c'est-à-dire en commençant par les renseignements fournis par l’interrogatoire et la recherche des signes subjectifs, pour passer ensuite aux signes objectifs cliniques, et terminer enfin par les signes objectifs spéciaux.

De ces derniers nous séparerons les renseignements fournis par le tubage

.- et les examens de laboratoire, qui feront l’objet d’un chapitre spécial.

LE Noir et AGASSE-LAFONT.,

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