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Fig. 60. — Gasirile interstilielle à
LE Noir et AGASSE-LAFONT.,
720 TROUBLES DYSPEPTIQUES. x <
lymphangite, avec formation possible de follicules, stade Ps de la suppuration. : \
Les glandes peuvent être elles-mêmes envahies par ces éléments migrateurs, qui, trouvant une issue à leur niveau, se mêlent au muçus et transforment le catarrhe muqueux en catarrhe purulent. >
Ces lésions sont diffuses. Mais d'une part elles prédominent au niveau de la muqueuse, bien que les tuniques sous-jacentes puissent être également congestionnées et infiltrées. D'autre part la muqueuse elle-même n'est pas envahie d’une façon uniforme : il est habituel que certains points. soient plus profondément touchés.
Le type chimique est variable. Tantôt on constate de l'hypersécrétion et de l'hyperchlorhydrie. Tantôt au contraire,,par le fait de la congestion et de l'infiltration interstitielle leucocytaire, qui gênent le fonctionnement, des glandes, la sécrétion est diminuée ou momentanément tarie.
D'autre part il est habituel que l'évacuation soit entravée. Elle peut être même supprimée totalement, et il se produit une rétention complète des aliments, semblable à cèlle qui caractérise la sténose la plus serrée : mais ici l'accident est passager, et quand l'estomac est vidé de son contenu, d'ordinaire par vomissement, la perméabilité normale du pylore se rétablit.
Ajoutons enfin que, dans certains cas de dyspepsie aiguë de durée courte et d’allure bénigne (embarras gastrique léger, indigestion), il est vraisemblable qu'aucune altération de la muqueuse n’a le temps de se constituer, et que tout se réduit aux troubles fonctionnels de sécrétion et d'évacuation quenous venons de signaler dans la forme précédente,
Gastrites et dyspepsies chroniques. — Les gastrites chroniques, et les dyspepsies qui s’y rattachent, malgré les nombreuses variétés que l’on a décrites, peuvent être ramenées à trois types principaux :
La gastrite parenchymateuse, etla gastrite mixte mais avec intégrité relative du tissu glandulaire ;
La gastrite mixte avec prédominance plus ‘marquée de l'élément interstitiel ;
La gastrite interstitielle et atrophique.
1° Gastrile parenchymateuse, et gastrite mixte à prédominance glandulaire.— Dans certaines gastrites, le tissu glandulaire seul paraît atteint d'hyperplasie, sans épaississement simultané du tissu conjonctif interstitiel (fig. 61). Dans ce cas la muqueuse hypertrophiée est formée par une nappe de tubes glandulaires dont les cellules augmentées de volume et de nombre peuvent être ou non dégénérées (gastrite parenchymateuse hyperplasique et gastrile parenchy mateuse dégénérative d'Hayem).
Le plus souvent l'hyperplasie porte simultanément sur les glandes et sur le tissu conjonctif interstitiel. Les lésions glandulaires sont les mêmes que dans le cas précédent, avec multiplication prédominante des cellules principales, mais parfois aussi des cellules peptiques. Quant au tissu conjonctif, il est épaissi tout en restant lâche, avec amas nombreux de cellules fixes et de cellules migratrices,
Ajoutons que l'appareil muqueux, représenté par l'épithélium et le goulot
GASTRITES ET DYSPEPSIES. Fasc. XIII. — 7121
des glandes, est aussi le siège d'une hypertrophie plus ou moins considérable, ce qui explique que la surface de l'estomac soit recouverte d’une couché de mucus adhérent et épais. |
Sous cette couche de mucus, la muqueuse mamelonnée est épaissie, de même que les autres tuniques de l'estomac.
Dans cette forme, l’hyperplasie glandulaire, isolée ou associée, est la cause de l’hypersécrétion et de la richesse du suc en éléments chlorés,
L'évacuation a un rythme généralement retardé.
20 Gastrite mixte avec prédominance de l'élément interstitiel. — L'évolution
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