Hypertrophie des amygdales
Définition. — Isolée ou associée à l'hyperplasie des amygdalés linguale et pharyngée, l'hypertrophie des amygdales palatines est une affection fréquente qui a été individualisée par Balme (1888). 1l est difficile de dire quand: elle commence, le volume des amygdales variant suivant l’âge, et, pour un même âge, suivant les sujets. D’après M. Ruault, on pourra affirmer son existence toutes les fois qu'elles sont assez grosses pour rétrécir l’isthme du gosier ou pour augmenter dans de notables proportions l’espace qui, d'un même côté, sépare les deux piliers.
Étiologie. 1° Causes prédisposantes. — Ce sont : a) le jeune äge; b) le tempérament lymphatique, qui explique, d'une part, le caractère familial ou héréditaire de la maladie, et, de l’autre, rend compte de certains phénomènes concomitants : végé-
-talions adénoïdes, adénopathies cervicales où trachéo-bronchiques.
90 De toutes les causes occasionnelles, la seule importante est la fatigue vocale. Les adultes atteints exercent presque tous une des professions suivantes : avocats, chanteurs, orateurs, prédicateurs.
3° Quant aux causes déterminantes, elles sont d'ordre ae coqueluche, diphtérie, fièvre typhoïde, grippe, scarlatine, syphilis secondaire, Les unes et Les autres, en stimulant le phagocytisme normal des tonsilles, finissent par provoquer leur hypertrophie.
Anatomie pathologique. Macroscopique. — Deux grandes formes (Ruault) : l’hypertrophie molle, l'hypertrophie dure, spéciales, celle-ci, à l'adulte, et celle-là, à l’enfant.
Microscopique. — Elle a été l’objet, dans ces dernières années, ne nombreux
travaux (Cornil et Ranvier, Gaillard, Sokolowski). Dans la forme molle, ce qui domine, c’est l’hypertrophie des follicules. Ceux-ci,