‹ Nouveau traité de médicine (volume 3)Chapitre 104 sur 204 · CHERE · texte numérisé non relu

CHERE

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[1] 4 Hermoculture

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COURBE VI (Observation Moutier). — Infection simulant une fièvre typhoïde bénigne due à un bacille intermédiaire. Hémoculture positive le 14 jour. Guérison.

organiques particulières, se présenter sous la forme d’ictères infectieux, de pyélonéphrites, de méningites, etc., la localisation secondaire de la bacté- “riémie dominant la scène clinique. Nous étudierons ces faits dans des chapitres ultérieurs.

Les paracolibacilles peuvent aussi réaliser des infections générales, très probablement parties de l'intestin, et évoluant sous laspect clinique d’une fièvre typhoïde. Telles sont les observations de Moutier où lhémoculture donna un colibacille atypique qui acquit, au bout d'un assez grand nombre de repiquages, la propriété de faire fermenter assez faiblement le lactose et de donner de l’indol, et de Schüne, dont le paracolibacille immobile, dépourvu de cils, coagulait lentement le lait, donnait lentement de l’indol et ne faisait que très faiblement fermenter le lactose. Dans ces deux cas, les taches rosées lenticulaires faisaient défaut.

2 Septicémies et pyohémies à point de départ biliaire. — La fièvre qui survient au cours des angiocholites et des cholécystites calculeuses (fièvre hépatalgique, fièvre intermittente hépatique, fièvre bilioseptique)

F. Wipaz et À. LEMIERRE.

250 COLIBACILLOSE.

est due en général à une infection colibacillaire. Bien qu'il soit assez rare d'isoler le colibacille du sang au moment des accès fébriles, Ehret Py aurait trouvé 5 fois sur 22 cas. Menetrier et Brodin(!), Fejes(?) l'ont également trouvé dans le sang de deux malades en pleine crise de colique hépatique fébrile; ces deux malades guérirent, de même qu'un malade de Blumenthal et Hamm (5) atteint de cholécystite chez qui Phémoculture fut également positive.

Les autres observations publiées où l’hémoculture a été positive [Blumenthal et Hamm, Lenhartz(‘), Jacob(')}, Wiens(f) concernent des angiocholécystites caleu-

leuses ayant entraîné Re PHP EN ECPRRRE spel ES PE RE El. la mort. Dans toutes EE ET CITE observali | BE et e Rennes FE FFE ces ’Observalions, 1e HE ER ÉHEE EEE EEEEEEE EEE AA près identique : fièvre MARSRSRT SSSR En & à FE : ue AE EN ER us LE intermittente, rémit- EEE NE : EE OO EEE = l'AS tente, ou continueen- EE AA EME EEE NE PS M MPE es HR a Re EE PE A HCHM eceuper ne gras ut ONE A LUE EU DRE + re \ ] HE frissons survenant à = ÉpENNOREE par VE 2 ] L Te lle IrTrÉ Oo li Dal Ê Hi À 1 D ER En EAN] INLErVAIles ITÉSUNETS, DL 8 A 1 Hu 2 0 SEE] : ictère adynamie, 1 RER SEE ictère, adynamie. Eu —- De ENT : eurvenir de l’her- ë Et es v peut survenir de l’he: EE EEE EÉEREE SET pès et, dans le cas de ETS Rs D PE 2 SEE Pari di ae HS ELLE RE CE SÉCE Wiens, la mort a été Eù = ES de ie ae CEEEFEREREREREE LE précédée d’une érup-

COURBE VII (Obser- tion purpurique. Les COURBE VIII (Observation Wiens).

vation Jacob). —An- autopsies ont montré — « ANBIOCBOIEESERSS homme de 358 ans. Purpura ter-

giocholite et péri- à Te 14 : : 2 tonite ion des suppurations éten- minal. Hémoculture positive tique d’origine cal- dues des VOIES biliaires 9 Jours avant la mort.

Culeuse chez” un =jhtra et extra-hépa-

homme de 45 ans. : > x ; Hémbeultéré pont TUE des abcès du foie, des thromboses du tronc et

tive le 17 jour, des ramificalions de la veine porte, des collections pu- Mort le 20° jour. rulentes périhépatiques.

Des paracolibacilles peuvent jouer également un rôle dans les infections biliaires lithiasiques et passer dans la circulation: R. Porak (7) a rapporté une observation d’obstruction calculeuse du cholédoque avec fièvre, herpès labial, érythème polymorphe, terminée par gué-

1. MEXETRIER et Bronin. Colique hépatique avec septicémie colibacillaire. Bull. et mém. de la Soc. Méd. des H6p., 1910, vol. xxx, p. 4.

2. FeJes. Bakterum coli commune als Krankheiïtserreger und als Saprophyt beim Menschen. Deutsche Medizinische Wochenschrift, 190, p. 1606.

9. BLUMENTHAL et Ham. Bakteriologisches und Klinisches uber Koli-und Parakoliinfektionen. Mittheilungen aus den Grenzgebieten der Medizin und Chirurgie, 1908, vol. xvrr, p.642. À + LENHARTZ. Loc. cit.

: JACOB. LOC: Cit.

.- Wiens. Loc. cit.

. R. Porak. Un cas de septicémie à paracolibacille. Progrès médical, 1919, p. 3.

I M CO à

LE COLIBACILLE AGENT PATHOGÉNE. Fasc. III. — 95!

rison; l’hémoculture montra un bacille faisant fermenter le lactose mais ne donnant pas d’indol.

9° Septicémies et pyohémies à point de départ urinaire. -— Les infections des voies urinaires survenant chez les lithiasiques, les prostatiques, les rétrécis, constituent une des origines les plus communes des septicémies colibacillaires. |

Hartmann et de Gennes(!'), Bertelsmann et Mau(?) ont isolé le colibacille du sang pendant les accès fébriles, violents, mais passagers, s’annonçant par un grand frisson initial, qui surviennent après le cathétérisme de l’urèthre.

La plupart des observations concernent des sujets atteints de fièvre wri-

- neuse en rapport avec des cystiles purulentes, des eysto-pyélites el des

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COURBE IX (Observation Jacob). — Pyélite COURBE X (Observation Brian). — Cysto-

à colibacilles chez une femme de 55 ans. pyélite colibacillaire chez une femme Hémoculture positive le 4 jour. Ictère. de 35 ans. Hémoculture positive le 8° Herpès labial. Guérison. jour. Guérison.

pyélo-néphrites, fièvre à type intermittent ou rémittent, avec grands frissons survenant à intervalles irréguliers et en tous points semblables à la fièvre d'infection biliaire. La plupart des hémocultures positives ont été faites pendant le frisson ou peu après. | La guérison est survenue dans les cas de Krencker() (pyélite), de Lenhartz(‘) (pyélite), dans trois observations de Jacob (pyélonéphrites), dans une observation de Panton et Tidy, dans quatre de Brian, dans deux

4. HARTMANN et DE GENNES. Bull. de la Soc. Anatomique, T décembre 1888.

9. BERTELSMANN et Mau. Das Eindringen von Bakterien in der Blutbahn als Eeine Ursache des Urethralfiebers. Münchener Med. Woch., 1902, p. 521.

5. KRENCK«ER. Bakterium coli-commune als Sepsiserreger in zwei Fallen von Abdominalerkrankungen. Münchener Med. Wochenschrift, 1907, p. 2095.

4. LENHARTZ, Ueber akute und chronische Nierenentzündung. Münchener Med. Wochenschrift, 1907, n° 16, p. 761.

F. Wipaz et À. LEMIERRE.

or COLIBACILLOSE.

de Fejes(!) (cysto-pyélo-néphrites), dans deux de Jochmann() (cystite) ; dans une de Bauermeister(5) (prostatite, cystite); dans ce dernier cas, la fièvre continue, avec état typhoïde se prolongea pendant trois semaines, mais la convalescence fut entrecoupée de grands accès fébriles intermittents avec élévation de la température à 41°. C’est au cours d’un de ces accès que l’hémoculture donna un cohibacille.

Par contre, les cas d’Albarran(t), où le colibacille était associé à un streptocoque, ceux de Sititmann et Barlow(5), de Hischmann et Michel(®), deux cas de Lenhartz, un de Panton et Tidy(') se sont terminés par la mort. Les cas de Sittmann et Barlow et de Hischmann et Michel se sont

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COURBE XI (Observation Klieneberger). — Infection à point de départ urinaire causée par un paracolibacille isolé du sang et de l’urine. Herpès labial. Guérison.

compliqués d’endocardite végétante. Dans ces deux observations et dans une de Lenhartz existait de plus de lictère.

Chez un malade de Klieneberger(®) le microbe isolé du sang au cours d’une fièvre urineuse fut un paracolibacille, immobile, sans action sur le lactose, ne coagulant pas le lait, mais donnant de l’indol. Nous avons du reste signalé que Achard et Renault avaient depuis longtemps signalé la présence de paracolibacilles dans les urines purulentes.

1. FEJEs. Ueber Kolisepsis. Beiträge zur Klinik der Infektionskrankeiten und zur Immunitätforschung, vol: 1, fase. 111, p. 75, 1913.

2. JocHMANN. Zur Kenntniss der von Harnwegen ausgehenden Sepsisformen. Deutsches Archiv. für Klin. Medizin, 1906, vol. LxxxvII, p. 19.

9. BAUERMEISTER. Ein Fall von Allgemeininfektion durch Bakt. coli com. mit Typhusähnlischen Verlauf. Zeitschrift für Fe à Medizin, 1904, vol. Lux, p. 102.

4. ALBARRAN. Etude sur le rein des urinaires. ne de Pare 1889.

5. SITTMANN et BarLow. Ueber einen Befund von Bakterium coli com. im lebenden Blute. D'ut. Archiv. für Klin. Medizin. 1894, vol. Lit, p. 250.

6. Hiscamanx et Micez. Eine vom Bakt. coli com. hervorgerufene Endocarditis und Pyämie. Wiener Klin. Woch., 1896, p. 341.

T-PANTON:612 FIDY: LOC: cit.

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