‹ Nouveau traité de médicine (volume 3)Chapitre 166 sur 204 · Wien. Klin. Woch., 1917, vol. XXX, p · texte numérisé non relu

Wien. Klin. Woch., 1917, vol. XXX, p

HISTORIQUE. Fasc. III. — 451

suette miliaire du moyen âge, car une transpiration très abondante, à la suite de laquelle les draps du lit étaient souvent trempés, a été observée par Swift et d’autres médecins(!). Mais, si l’on compare la fièvre des tranchées avec les descriptions soit de la suette miliare(?), soit de la suette de Picardie(), qui, dit-on, apparut pour la première fois au nord de la Somme et dans les Flandres, on ne constate que peu ou point de ressemblance entre elles.

Osler(*) mentionne une épidémie qui survint en France, en 1887. IL fait remarquer que, dans la suette miliaire, comme dans la grippe, un très grand nombre de personnes sont atteintes, et cela très rapidement. Dans les cas bénins, 1l y a seulement une fièvre légère avec perte de l’appétit, éruption érythémateuse, sueurs profuses et apparition de vésicules miliaires. Les cas graves, cependant, présentent les symptômes d’une infection intense, du délire, une fièvre élevée, une prostration profonde et des hémorragies. De pareils faits offrent un tableau différent de celui que l’on observe dans la fièvre des tranchées. j:

Cependant, l'identité de la suette miliaire, telle qu’elle vient d'être décrite, et de la fièvre miliaire, comme elle se présente au moins dans quelques épidémies, n’a Jamais été parfaitement déterminée. C’est ainsi que Hirsch (5) attire l'attention sur ce fait que la fièvre miliaire, en général, peul être regardée comme une maladie rarement fatale, et ajoute que plusieurs épidémies peuvent être citées où la mortalité fut nulle. Telles furent, en France, celles qui survinrent entre 1821 et 1855. Hirsch fait également remarquer que la maladie rappelle parfois la grippe et la dengue dans sa forme fébrile, qu'un type rémittent de fièvre miliaire a souvent été observé, et quune ou plusieurs rechutes étaient chose commune, surtout si le malade n'avait eu que de légères transpirations lors de la première atteinte. L'éruption, quand elle survient, a été indiquée par différents auteurs, comme donnant lieu à des macules, à des taches, à des papules ou à des vésicules. Cependant, Hirsch remarque que léruption est aussi peu constante dans la fièvre miliaire que dans la suette miliaire. En conséquence, il ne semble pas improbable que la fièvre miliaire, comme elle a été observée dans certaines épidémies, puisse être une maladie quelque peu analogue à la fièvre des tranchées, quoique cette analogie ne soit en aucun point bien définie.

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