‹ Nouveau traité de médicine (volume 3)Chapitre 168 sur 204 · Principles and Practice of Medicine, 1918, p · texte numérisé non relu

Principles and Practice of Medicine, 1918, p

5. Handbook of Geographical and Historical Pathology; New Sydenham Society, 1888, vol. I.

R.-P. Srroxc.

439 Li FIÈVRE DES TRANCHÉES.

Mc Nee croit que la maladie que nous appelons fièvre des tranchées ne ressemble à aucune autre observée dans les guerres précédentes, et qu’elle peut avoir élé introduite dans l’armée anglaise par les colomiaux qui, au moment de son apparition, étaient en grand nombre parmi les troupes. I est notoire que les maladies infectieuses montrent, en général, une tendance à se répandre en temps de guerre et à donner lieu à des épidémies plus ou moins étendues. La fièvre des tranchées, cependant, ne correspond pas nettement à aucune des pyrexies exotiques connues. Elle est évidemment distincte de la fièvre à pappataci, comme nos expériences l'ont prouvé, el constitue une affection bien plus sérieuse; sur quelques points pourtant, elle lui est analogue, des rechutes se produisant parfois également dans la fièvre à pappataci. La dengue est généralement accompagnée d’une éruption cutanée, qui, bien que n’élant pas absolument constante, constitue un des traits distinctifs de la maladie. Une éruption semblable n’a jamais été observée dans la fièvre des tranchées. De même, la récurrence fébrile, notée dans la fièvre des tranchées, ne se produit pas dans la dengue. La formule leucocytaire est également différente dans les deux affections.

La fièvre de sept jours, observée aux Indes (‘), se produit d’une façon similaire et présente aussi quelque ressemblance clinique, en ce sens que l’on observe une forte céphalée, de la courbature, de la fièvre à type cen dos d'âne», parfois à type continu, et quelquefois une hypertrophie de la rate. Mais, dans la fièvre de sept jours, la température redevient normale vers le seplième ou le huitième jour après le second accès, et l’éruption, quand‘elle survient, est différente. Les rechutes ne se produisent ques rarement el à des intervalles considérables (?). a

Dans la fièvre continue double, la période d’ hyperthermie initiale est de sentée comme ayant une durée d'environ dix à quinze jours, puis, après un intervalle de trois à sept jours d’apyrexie relative ou absolue, survient une nouvelle poussée de fièvre qui subsiste pendant dix jours. Sous d'autres rapports, cette maladie diffère également de la fièvre des tranchées E).

Van de Scheer décrit une fièvre de cinq jours, qui, dit:il, est accompagnée d’une éruption de macules et de papules rouges, ayant à peu près la dimension d’une tête d’épingle et apparaissant sur la poitrine, le dos et l'abdomen. Après urie fièvre rémittente de cinq jours, la crise se produit vers le sixième ou septième jour, quand la température redevient normale. À part cela, la maladie n’a aucune ressemblance particulière avec la fièvre des tranchées, telle que nous la connaissons actuellement.

La maladie connue sous le nom de « fièvre de Colombo » à été ‘observée particulièrement à Ceylan, et récemment en Serbie. Dans cette affection, il existe une fièvre continue, de forme légère, ressemblant à la paratyphoïde, parfois montrant quelques rechutes qui rappellent la fièvre ondulante. Un micro-organisme, le Bacillus colombensis, trouvé dans les selles, serait, d’après Castellani (°), associé à la maladie. Aucune roséole ni autre éruption

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