‹ Nouveau traité de médicine (volume 3)Chapitre 194 sur 204 · À RER ÉD · texte numérisé non relu

À RER ÉD

guère 100 mètres. Il ne D . b2. 3 , sera pas difficile de pro- / AG À 4 0 0. 0 0 0 céder à leur extermina S SR ES PR ER AS re pere

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tion au moyen de fumigations, pourvu qu'on ferme Fig. 8.

soigneusement toutes les |

issues des pièces qui les renferment. Elles meurent au bout de 2 ou 3 heures dans une atmosphère contenant 15 pour 100 d'acide sulfureux ou de gaz Clayton. On peut obtenir les mêmes résultats avec les fumées de pyrèthre ou de tabac, pourvu qu’on fasse brûler des doses suffisantes de poudre ( gr. de pyrèthre et 10 gr. de tabac par mètre cube); ces fumées n'ont pas le grave inconvénient d'attaquer les métaux ét les couleurs. Beaucoup plus difficiles à atteindre sont les moustiques qui ont piqué des malades à formes abortives et frustes, passés inaperçus. Pour obtenir leur exterminalion, 1l

À. À. DE AZEVEDO SODRÉ.

faudrait supprimer radicalement le stegomyia dans la localité, ce qui est à.

peu près impossible; mais on peut réduire énormément le nombre de ces

culicidés, soit en tuant les adultes, soit par la destruction des larves. Les.

larves ont besoin d’eau et d’air pour vivre et se développer, on obtient leur

destruction en supprimant, à l’intérieur de l'habitation et au dehors, tout

dépôt d’eau stagnante, si insignifiant soit-1l en apparence; les petits réci-. pients (boîtes à conserves, fonds de bouteille, vases de fleurs, etc.) doivent.

être vidés et lavés: on versera du pétrole dans les dépôts plus grands existant dans les jardins ou dans ‘es cours. Les récipients contenant de l’eau destinée aux usages domestiques seront protégés au moyen de toiles métal liques grillagées.

Cette nouvelle prophylaxie a déjà fait ses preuves; elle a été mise en pratique avec les meilleurs résultats au Brésil, à Cuba, à la Martinique, à la Nouvelle-Orléans, au Panama et au Mexique. Elle à été rigoureusement pratiquée à Rio depuis le 20 avril 1903 ; à partir de cette date, on a supprimé

toutes les désinfections, Le diagramme (fig. 8) montre les chiffres de mor-

talité par fièvre jaune, avant et-après l'institution de la prophylaxie.

TRAITEMENT

La multiplicité des agents thérapeutiques employés contre le typhus amaril indique tout d’abord l'absence d'un spécifique et la pauvreté des moyens dont nous disposons ; cependant, plusieurs d’entre eux ont Joui

d’une faveur plus ou moins grande. Aujourd’hui que nous connaissons … mieux l’évolution naturelle de la maladie et que, par une observation atten-

tive et prolongée, nous avons pu apprécier les effets exercés sur sa marche par les divers agents thérapeutiques, nous sommes aptes à bien juger de la juste valeur des résultats obtenus et assez souvent annoncés comme vérita= blement merveilleux.

Le plus fréquemment, la fièvre jaune évolue spontanément vers la guéri-

son, qui peut se produire sans l'emploi d'aucune médication. Si l'on consi= dère l'ensemble de ses formes cliniques (abortives, frustes, graves et très gravés), on peut affirmer que, dans plus de 50 pour 100 des cas, la maladie

se termine favorablement, quelle que ‘soit la médication employée; dans

une proportion qui varie, suivant les épidémies, de 15 à 30 pour 100 des cas,

elle se termine par la mort, malgré les traitements les mieux conçus; dans

le reste des cas, le résultat favorable ou fatal dépendra des moyens curatifs

employés et des soins dont le malade sera entouré. Très souvent, les mau-

vais résultats sont dus à l’abus des remèdes ; un traitement irrationnel et

mal conduit peut amener la mort d’un malade chez qui la maladie, abandonnée à elle-même, aurait pu se terminer par la guérison. On ne doit pas

oublier que certains médicaments couramment employés sont des poisons, et que chez l’amarilique les organes destinés à détruire ou éliminer les

poisons, comme le foie et les reins, ne fonctionnent guère, ou fonctionnent.

fort mal. En abusant des remèdes actifs, on ajoute bien souvent à la grave toxémie ictéroïde une intoxication médicamenteuse.

À partir du troisième jour de la maladie, l'intolérance gastrique rend

TRAITEMENT. Fasc. III. — 547

difficile l'emploi des médicaments; les breuvages, potions, solutions, cachets, étc., de même que les aliments, y compris le lait, sont rejetés par les vomissements et ne font qu'augmenter l'intolérance gastrique, qui désespère et épuise le malade. Du reste, les lésions saignantes, ou prêtes à saigner, des muqueuses gastrique et intestinale contre-indiquent l'usage des aliments et de plusieurs médicaments très souvent préconisés. Maintes fois, pour calmer l'intolérance gastrique rebelle et pénible, 1l faudra mettre l'estomac au repos absolu, en interdisant toute ingestion, médicamenteuse ou alimentaire. L’amarilique se rapproche, à certains points de vue, du malade porteur d’un ulcère de l'estomac. Les hémorrhagies, l’anurie, l’insuffisance hépatique, pancréatique, cardiaque, etc., tiennent à des lésions qu'il est le plus souvent impossible d'atteindre; les ressources thérapeutiques sont impuissantes à arrêter les hémorrhagies, à éviter l’anurie. Nous pouvons, néanmoins, atténuer les effets de l'insuffisance cardiaque, empêcher que les lésions gastriques augmentent sous l’action du suc gastrique acide, et stimuler les forces de résistance de l'organisme.

Une longue observation, pendant laquelle des centaines d’amariliques ont passé sous nos yeux, nous a renseigné sur la valeur des traitements préconisés contre la fièvre jaune. Nous nous sommes arrêté à la pratique suivante : le premier jour de la maladie, nous employons la révulsion par un pédiluve fortement sinapisé, par des sinapismes volants aux jambes, cuisses et bras, et, dans quelques cas bien rares, par une saignée générale, ne dépassant jamais 300 gr. En même temps, nous ordonnons un diaphorétique, ou la salipyrine associée à la quinine (salipyrine 0,50; chlorhydrate de quinine 0,20; pour un cachet. Prendre # cachets, un toutes les heures). Nous profitons du soulagement, avec sédation des douleurs, que le malade accuse après la transpiration et la chute de la température, pour lui donner un purgatif, de préférence du calomel (calomel 0,12; poudre de belladone 0,01; poudre de jalap, 0,20; pour un cachet. Prendre 5 cachets, un toutes les demi-heures).

À partir du troisième Jour de la maladie, nous faisons une piqûre d'huile camphrée à 20 pour 100 matin et soir et une piqûre de caféine

dans l’après-midi; le malade commence alors à prendre par gorgées :

alternativement deux boissons bien glacées et bien sucrées, l’une alcaline et l’autre vineuse (eau filtrée 600, sulfate de soude 2, phosphate de soude 5, bicarbonate de soude ou citrate de soude 6, sucre en poudre 50; et: eau filtrée 400, vin de Porto ou vin de Champagne 200, teinture de digitale 9, sucre en poudre 50). Nous appliquons des compresses chaudes sur l’épigastre et prescrivons trois petits lavements désaltérants par jour, de 200 gr. chacun (eau bouillie 1 litre, chlorure de sodium 7). Quand le malade commence à vomir de la matière noire ou à accuser de l’anxiété épigastrique, nous remplaçons les applications chaudes par le sachet de glace, et nous insistons sur les boissons alcalines et vineusés et sur les piqûres d'huile camphrée et de caféine. Quelquefois on aura besoin de suspendre ces piqûres à cause des hémorrhagies sous-cutanées qu’elles provoquent. Nous défendons toute alimentation, y compris le lait et le bouillon, afin d'obtenir le plus grand repos possible de l'estomac. A quelques malades

À. À. DE AZEVEDO Soprf.

vineuses, nous introcluisons dans son | organisme des se pese

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