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LÉSIONS DE LA RATE

Les modifications de la rate constituent avec les lésions intestimales et

l’adénopathie mésentérique une des caractéristiques anatomo-pathologiques de la fièvre typhoïde. La tuméfaction et le ramollissement de l'organe sont les deux modifications principales.

La rate est habituellement au moins doublée de volume; elle peut atteindre

4 ou à fois ses dimensions normales. Le poids de-l'organe monte communé-

ment à 500 ou 400 gr. La longueur peut être de 20 centimètres, la largeur de 12 centimètres, l'épaisseur de 5 centimètres. L’hypertrophie est moins mar-

quée chez les sujets âgés, sans doute en raison de l’épaississement de la.

capsule. Le volume de a rale diminue après le 50° jour environ. Pendant les deux ou trois premières semaines, la rate, de couleur rouge foncé, est friable, mais non ramollie. Ensuite sa consistance diminue : on

la déchire parfois pendant les manœuvres faites pour l’extraire de la cavité

abdominale. Elle s’aplatit et s’affaisse sur la table d’autopsie. Le parenchyme splénique peut être complètement ramolli et s’écouler quand on sectionne l'organe.

On constate assez rarement lexistence d'hémorragies intra-spléniques, d'infarcius et d'abcès. Il est pourtant intéressant de constater que la fièvre typhoïde est, avec le paludisme, à peu près la seule maladie dans laquelle

on ait l’occasion d'observer des abcès de la rate. On a pu trouver des abcès. de la rate ouverts à la surface et ayant déterminé des foyers de péritonite

enkystée.

Les recherches de Cornil, de Siredey, de Bezançon, de Balthazard, ont

montré que les lésions histologiques de la rate sont à la fois kyperémiques el hyperplasiques. Au début, l'hyperémie est prédominante : sur les coupes, on ne voit que des traînées de globules rouges, témoignant de la réplétion

des vaisseaux et des capillaires et, en certains points, de véritables foyers.

hémorragiques. On constate déjà une multiplication des cellules des Corpus cules spléniques.

Vers le douzième jour, la poussée congestive est moins intense; on dis-

tingue plus nettement les follicules et la trame réticulée de la rate; les.

parois arlérielles sont épaissies ; l’endartère prolifère et il peut en résulter des thromboses.

Les corpuscules de Malpighi, outre les lymphocytes normaux, renferment

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de grands et de moyens monucléaires et des polynucléaires. De même, on trouve dans la pulpe splénique un grand nombre de polynucléaires et de macrophages, dont certains sont bourrés de débris de globules rouges et ‘de globules blancs. En certains points de la pulpe splénique, se voient des nodules formés de cellules nécrosées.

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