FIÈVRES TYPHOIDE ET PARA M
respond à des lésions profondes, ulcéreuses, suppurées el nécrotiques, du larynx, aboutissant à la destruction massive des cartilages et à la désorganisation de tout l'organe. Ce sont ces lésions que permettrait d' observer la
atnéo ce 0 vivant du malade; mais l’emploi du laryngoscope, en pareil cas, est formellement proscril par la plupart des spécialistes, son in-
troduction pouvant suffire à déterminer un spasme glottique, parfois mortel.
Après les phénomènes catarrhaux du début, les symptômes révélateurs du laryngo-typhus ne Lardent pas à apparaître : 1. traduisent surtout la sténose laryngée progressive el l'œdème glottique.
La toux prend un timbre étouffé, rauque, aboyant comme dans le croup.
La voix s’affaiblit, puis s'éteint. La dysphagie s’accentue, donne au
malade l'impression « qu’il a le gosier bouché » (Porter). La douleur à Ja
pression du larynx devient intense, parfois déchirante, intolérable:
En même temps, apparaissent les troubles respiratoires. La respiration devient lente, bruyante ; une dyspnée à type inspiratoire s'élablit, accompas gné d’un ronchus guttural « dur et âpre comme le son d'une corde de » (Bouillaud); le tirage sus-sternal est permanent.
Au milieu de cel élat, et provoqué souvent par une quinte de toux pénible, éclate un accès de suffocalion, avec son cortège dramatique”
d'anxiété terrible, de cyanose, de sueurs froides, de défaillance cardiaque: Il se calme, après quelques minutes, une demi-heure au plus; puis, il surgñt de nouveau. Et dans l’intervalle de ces accès, le malade est en état de torpeur asphyxique; il rejette, après des efforts de toux, une expectoration fétide, striée de sang et de pus. ?
La mort survient dans 90 pour 100 des cas, en 8 à 15 jours, par asphyxie lente, au cours d'un accès de suffocalion, ou brusquement, par spasme glottique. | Parfois, on voit un abcès s'ouvrir dans le larynx ou le pharynx, un phlegmon périlaryngé fuser le long des vaisseaux du cou, l'emphysème sous:
cutané traduire la perforation d'un CaTuaee et s'étendre, comme Ziemssen
l’a observé, depuis la mastoïde jusqu’à la crête iliaque.
La Ce précoce, entre les mains de Charcot et Dechambre, de
Sestier, d'Obédériau, de Dutheïl, de Pachmayr, à sauvé un üers environ des malades. Mais c'est une guérison souvent précaire, exposant aux com-
plications tardives : sténoses laryngées cicatricielles ou suppurations pro-
longées, 2° Complications pulmonaires.
Elles sont particulièrement fréquentes et peuvent revêlir des formes diverses.
À. Pneumonies typhoïdiques. — La pneumonie peut DR aux ce Lrois périodes de la fièvre typhoïde : dès le début; pendant le stade d état, Re
ou dans la convalescence.
Pneumonie initiale. Pneumo-typhus. — Dans un premier groupe de | faits, la pneumonie marque le début même de la typhoïde : c'est ce qu on