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C. Soude. — Solution stérilisée de soude, à 10 pour

D. Fuchsine. Broyer au mortier 1 gramme de fuchsine basique dans 10 €. €. d’alcool à 959; laisser reposer 24 heures; filtrer.

E. Sulfite de sodium anhydre. — 2 gr. 50, dans 95 c. €. d’eau distillée; stériliser.

Dès que la peptone gélosée est filtrée, la neutraliser avec la soude, puis l’alcaliniser en ajoutant 10 c. ce: de la solution-de soude; verser alors la solution de lactose ; puis 5 €. c. de la solution de fuchsine, enfin les 25 €. c. de la solution de sulfite de soude. Avoir soin d’agiter très soigneusement après chaque opération.

Répartir en ballons de 50 à 200 €. c.; stériliser; couler en boîtes de Petri au moment de l’usage.

Pour pratiquer les ensemencements de ces milieux, préalablement coulés en, boîtes de Petri ou de Roux, on donnera un lavement évacuateur, suivi de deux lavages du gros intestin avec un demi-litre à un litre d’eau salée bouillie ; la dernière eau de lavage sera recueillie ; on y prélèvera un flocon muqueux, à l’anse de platine; ce flocon, lavé à deux ou trois reprises dans l’eau salée stérile, sera ensemencé en surface, sur plusieurs boîtes, sans recharger (Sacquépée et Bellot).

Les colonies qui seront développées après 16 à 20 heures d'éluve seront examinées ; celles qui paraîtront suspectes seront repiquées, et il faudra

F. Wipaz, À. LEMIERRE et P, ABRaAMI.

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toujours procéder à une identification minutieuse, car cerlains germes (bacillus fæcalis alcaligenes, bacilles dysentériques, paracolibacilles), peuvent au premier abord, en imposer pour des bacilles du groupe Eberth-paratyphique.

La constatation du bail d'Eberth ou des bacilles paratyphiques À ou B dans les selles ne suffit pas à démontrer leur action pathogène ; il n’est pas rare, en milieu épidémique surtout, de rencontrer des « porteurs sains de germes ». Nous reviendrons, au LUE de la prophylaxie, sur cette importante question.

La recherche des bacilles dans la bile est un procédé bèaucoup plus élégant et plus fructueux. Dès 1912, Kiralyfi, se basant sur la présence constante des bacilles typhiques et paratyphiques dans les voies biliaires des sujets atteints de fièvre typhoïde ou de paratyphus, avait pensé à cultiver la bile extraite de l'estomac ‘par tubage 5 heures après l’ingestion de 250 à 300 c. c. d'huile d'olive stérilisée. Il avait obtenu, dans ces conditions, 50 résultats positifs sur 69 examens. Baur, Hautefeuille et Sevestre, en 1916, Carnot et Weill-Hallé, M. Labbé et Canat, Frangoni et Cannata, ont fait des constatations analogues.

Le procédé de Carnot et Weill-Hallé (1) mérite d’être décrit : 1l consiste à tuber directement le duodénum. Un tube fin de caoutchouc, long d’un mètre, large de 5 millimètres, porte à une de ses extrémités un embout de verre creux, de même diamètre, et de 1 centimètre de longueur ; cet embout, aux extrémités rodées, protégé par la sonde, qui le recouvre jusqu à son orifice terminal, est destiné à donner à la sonde la rigidité et la pesanteur nécessaires. On fait avaler au malade, à jeun, l’embout de verre ainsi fixé à la sonde; si le patient déglutit 80 centimètres de sonde, Pembout pénètre dans le duodénum au bout de trois heures environ. En aspirant alors avec une seringue, on ramène un liquide bilieux, de couleur jaune d'or, que l’on ensemence soit directement sur les milieux de culture différentiels, soit après l'avoir laissé séjourner quelques heures à l’étuve. Un des avantages de ce procédé, qui n’est aucunement pénible au malade, est que le liquide ainsi extrait du duodénum ne renferme que fort peu de microbes saprophytes, et qu'il contient parfois une culture pure du bacille pathogène.

Du point de vue pratique, les faits étudiés sont encore trop peu nombreux pour permettre un Jugement sur la valeur réelle de la méthode. D’après ceux qui l’ont employée, la biliculture fournirait encore des résullats positifs, alors que l’hémoculture serait négative, fait en accord, d’ailleurs, avec nos connaissances sur la persistance de l'infection biliaire d’origine septicémique. C’est ainsi que Carnot et Weill-Hallé ont obtenu des bilicultures positives plusieurs semaines après la défervescence. M. Labbé et Canat, ayant pratiqué cette méthode dans 56 cas d'infections typhoïdes, ont obtenu de même six résultats positifs sur 18, du 1 au 95° Jour de l’apyrexie. Enfin, sur 100 cas d’ictères infectieux étudiés par Frangoni et Cannata, 26 ont fourni une biliculture positive; 95 fois il s'agissait

1. CarNorT et WEeiLz-HaLLÉ. La biliculture au cours de la fièvre typhoïde. Comptes Rendus de l’Acad. des Sciences, 30 novembre 1914.

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de para B, une fois de bacille d'Eberth, alors que, dans tous les cas, lhémoculture étail restée négative.

La recherche du bacille d'Eberth ou des bacilles paratyphiques dans d’autres liquides organiques peut, enfin, être effectuée, en cas de complications locales, associées ou non à la septicémie : dans l’wrine, où les travaux de Bouchard, Hüppe, Seitz, Berlioz, ‘Karlinski, Enriquez, Horto- Smith, Besson, Neufeld, Lesieur et Mahaut, L. Leviet, Lemierre et Lévi-Sirugue, Coyon et Lemierre, ont montré l’éberthurie hée à la cystite, ou à la pyélite, à la néphrite, et parfois indépendante de toute lésion constatable des voies d’excrétion; dans le liquide des pleurésies, dans le hquide céphalo-rachidien, dans les crachats (Bancel, Minet), dans le pus des foyers osseux ou sous-cutanés (Widal et Lesourd).

La recherche de la sensibilisatrice spécifique a permis pour la première fois à Widal et Le Sourd d'appliquer au diagnostic médical la réaction de fixation de Bordet et Gengou, que ces derniers avaient mise en évidence chez des convalescents. La sensibilisatrice, ainsi que l'ont montré ces auteurs, est à peu près constante dans le sérum des typhiques : sur 61 cas, elle ne fit défaut que 2 fois. Son apparition peut précéder celle de l’'agglutinine ou lui être au contraire postérieure en date.Malgré son intérêt scientifique, la recherche de la sensibilisatrice ne peut être considérée comme une méthode pratique de diagnostic : la technique en est d’abord beaucoup plus compliquée que celle du séro-diagnostic. En outre, l'existence très fréquente de co-sensibilisatrices typho-paratyphiques (Rieux et Sacquépée), rend difficile la différenciation par ce procédé des infections relevant soit du bacille d'Eberth, soit des bacilles paratyphiques.

La recherche et la mensuration du pouvoir opsonique du sérum ne permet pas non plus de conclusions diagnostiques assez fermes pour constituer une méthode de pratique courante. Cette détermination de l'index opsonique est basée sur les principes suivants. Le phagocytose des microbes par les leucocytes est favorisée par la présence, dans le sérum sanguin, de substances particulières, dont l’action a été constatée dès 189, par Denys et Lechef, et auxquelles Wright, qui s’est attaché à leur étude, a donné le nom d’opsonines. Ces substances, déjà présentes dans les sérums normaux, acquièrent au cours des infections une spécificité relative, en ce sens que leur action sur la phagocytose du microbe en cause devient beaucoup plus considérable que celle des sérums normaux et s'exerce plus énergiquement sur l’englobement de ce microbe que sur celui des autres germes. En comparant le pouvoir opsonisant du sérum supposé spécifique à celui d’un sérum normal, à l'aide de la même émulsion de microbes et de la même émulsion leucocytaire, on établit ce que Wright a dénommé l'index opsonique; on compte; tout d’abord le nombre N de bactéries incluses dans 100 leucocytes opsonisés par le sérum de l’infecté; le pouvoir opsonique de ce sérum sera exprimé par On répète le même calcul

[00° Le rapport entre

avec le sérum normal; son pouvoir opsonique sera de

les deux chiffres représentera l'index opsonique.

F. Wipaz, À. LEMIERRE et P. ABRaAMr.

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ai

Milhit, qui a consacré de patientes recherches à l'étude de l'index OpSOnique chez les typhiques, pense que si la détermination de cet index ne

peut consliluer, à proprement parler, une méthode de diagnostic de la fièvre |

typhoïde, elle est susceptible néanmoins de fournir certaines indications intéressantes. Ün indice élevé, supérieur à 1,70, serait ainsi en faveur de l'infection éberthienne; au contraire, un indice faible, inférieur à 1,20, serait peu favorable à cette hypothèse.

Ophtalmo-diagnostic. — Appliquant à la fièvre typhoïde le procédé de l’oculo-réaction que Wolff-Eissner avait employé chez les tuberculeux, Chantemesse a préconisé l'injection dans le cul-de-sac conjonctival de toxine typhique pure, à la dose de 1/50 de milligramme. De l'étude de ce procédé chez près de 500 sujets, Prevet a conclu que lophtalmo-diagnostic

se montre à peu près constamment positif chez les typhoïdiques, et négatif

chez les sujets sains ou atteints d’autres maladies que la typhoïde. Mêmes résultats ont été obtenus par Malisch, par Floyd et Barker. Le principal obstacle à emploi de cette méthode est l'extrême difficullé

d'obtenir une toxine pure et fixe, condition indispensable à l'obtention de .

réactions régulières, permettant un diagnostic: elle a, d'autre part, l'inconvénient d'être basée sur la provocation d une conjonclivile.

L'étude de la formule hémo-leucocytaire, au cours des états typhoïdes, peut-elle apporter quelque renseignement diagnostique important? I semble bien que non, à en juger par la discordance des résullats enregistrés par les observateurs.

En ce qui concerne le nombre lotal des leucocytes, la leucopénie apparaît

à Hayem et à Chantemesse, comme élant la caractéristique de la période d'état. « L'hypoleucocytose est légère dans le cours de la première semaine ; elle va en augmentant à mesure que la maladie progresse et elle persiste longtemps pendant la convalescence » (Chantemesse). Cette leucopénie durable constatée également par Lembeck, Rieder, Kohler, Cabot, aurait une valeur d’autaut plus grande que, dans la plupart des septicémies, le nombre des globules blancs est, au contraire, en général, considérablement augmenté. Cependant, elle ne permettrait d’ he ni la granulie, nl la mélitococcie, où l'hypoleucocytose est également de règle.

Au contraire, pour Stienon, la formule normale de la fièvre typhoïde est

l’'hyperleucocytose, pendant toute la durée de la maladie.

Enfin, pour Klein et Aporti, Ewing, Boune, le nombre des leucocytes varie suivant les périodes de la maladie : normal ou même exagéré pendant la première semaine, il s’abaisserait le plus souvent pendant la période d'état, atteignant son taux minimum au moment de l’acmé de la maladie : puis 1l remonterait progressivement vers son chiffre normal.

En somme, il semble qu'en pratique on puisse tirer de cette évaluation du nombre des leucocyles dans un cas déterminé, trop peu de renselgnements po pour pouvoir en faire un signe diagnostique de la maladie.

Il en est de même pour l'établissement de l'équilibre leucocytaire.

Durant la première semaine, il y aurait polynucléose de 75 à 85 et même 90 pour 100, suivant Stienon, Milhit, Courmont el Barbaroux; alors que

COR AE fe TES

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pour Higley il y a, au contraire, mononucléose, de 33 à 40 et même 50 pour 100, et que pour Ewing l’équilibre ne serait pas modifié.

Pendant la période d'état, par contre, tous les auteurs s'accordent à signaler la mononucléose relative prédominante, par hypopolynucléose, et la disparition presque absolue des éosinophiles. Pendant la convalescence on assiste à un retour, habituellement lent, des polynucléaires et des éosinophiles. |

Ce qui semble résulter de tous les travaux accumulés sur cette question, c'est que les variations évidemment très nombreuses que l’on observe, aussi bien dans le nombre global que dans l'équilibre des leucocytes, liennent à la multiplicité des causes qui, dans des maladies comme la typhoïde et les paratyphoïdes, viennent troubler le rythme leucocytaire normal : depuis la balnéation, qui, chaude ou froide, peut agir en sens inverse sur la leucocytose périphérique (Thayer), jusqu'aux complications innombrables qui, dès le seuil de la maladie, latentes ou avérées, bénignes ou graves, peuvent en modifier la formule. C’est la raison principale pour laquelle on ne saurait accorder à l'examen hémoleucocytaire des Lyphoïdiques la valeur diagnostique ou pronostique que lui donnent certains observateurs.

Diazo-réaction d'Ehrlich. — Dans une série de mémoires publiés de 1882 à 1884, Ehrlich a donné la technique et montré l'utilité, au point de vue diagnostique, d’une réaction urinaire, la diazo-réaction, basée sur ce fait qu'il s'élimine par les urines, au cours de certaines infections, — dont la fièvre typhoïde fait partie "des corps de la série aromatique qui, mis en présence de substances diazoïques, donnent naissance à des réactions colorées. |

Technique. — La réaction nécessite l'emploi d'ammoniaque et des deux solutions suivantes :

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