‹ Nouveau traité de médicine (volume 3)Chapitre 86 sur 204 · SOLUTION B · texte numérisé non relu

SOLUTION B

RE RE RUN D AS ANR ENCRES 0 gr. 50 DMC Ce RE ESS. 100:2rammes.

Ces deux solutions sont renouvelées tous les huit Jours.

Dans un tube à essai, on verse 2 c. c. environ d'urine, puis 2 centimètres de la solution A, deux gouttes de la solution B, enfin quelques gouttes d’ammoniaque. On agite.

Lorsque la réaction est négative, la coloration de mélange est jaunâtre. Lorsqu'elle est positive, le liquide et surtout la mousse qui le surmonte prennent une couleur saumon (R:), rouge orange (R!'), rouge cerise (R?), rouge vermillon (R°).

Valeur diagnostique. — Au cours de la fièvre typhoïile, la diazo-réaclion

F. Wipaz, À. LEMIERRE el P.-ABRrAMI.

204 FIÈVRES TYPHOIDE ET PARATYPHOIDES.

est à peu près constante : les diverses statistiques réunies par Rivier, dans

sa thèse, donnent un pourcentage de réactions positives de 97. Widal et

Bezançon, sur 182 cas, ne l'ont vu manquer que 7 fois : dans 4 cas il s'agissait de formes très légères; dans 3 cas, de formes moyennes; recherchée dans 7 cas de rechute, elle s’y montra positive 6 fois. |

L'évolution de la diazo-réaction, effectuée au jour le jour, pendant toute la durée de la maladie, est en général la suivante (Widal et Bezançon) : elle se montre du cinquième au dixième Jour, et dès le début acquiert son intensité maxima ; puis elle décroît régulièrement, jusqu'à la défervescence; la diazo-réaction disparaît habituellement quelques jours avant la fièvre ; il est beaucoup plus rare qu’elle persiste pendant lapyrexie. Elle paraît plus intense dans les formes graves, et disparaît le plus souvent quelques jours avant la mort.

La diazo-réaction d'Ehrlich, quand elle est positive, ne peut être considérée comme un élément de diagnostic différentiel important, car elle peut s’observer dans d’autres maladies à allure typhoïde, telles que la granulie ou la grippe. Mais sa fréquence est telle dans la fièvre typhoïde qu’on peut admettre avec Ehrlich que l'absence de diazo-réaction constatée à plusieurs reprises, du cinquième au dixième jour d’une affection fébrile, doit faire écarter, presque à coup sür, l'hypothèse de fièvre typhoïde.

Comme l’écrivaient Bezançon et l’un de nous (!) « la diazo-réaction est un symptôme que le praticien devrait s’habituer à consulter quotidiennement au cours de la fièvre typhoïde. Dans un bon nombre de cas, la courbe de la diazo-réaction peut contribuer à donner au médecin une impression sur l'allure de la maladie. Elle se montre le plus souvent intense dans les formes violentes de la dothiénentérie. En général, lorsque la défervescence commence à se faire, on voit déjà la diazo-réaction disparaître, et cela alors que la fièvre persiste encore. Son absence contribue donc à indiquer que la maladie commence à céder. Elle est un des symptômes de la rechute et permet d'affirmer par sa présence qu’il s’agit bien d’un retour de l'infection spécifique. ».

I. F. Wipaz et F. BEZANÇON. La diazo-réaction d'Ehrlich, in Traité de Pathologie

générale de Bouchard, 1" édition, t. VE, p. 570.

PROPHYLAXIE DES FIÈVRES TYPHOIDE ET PARATYPHOIDES

Les infections thyphoïdes — à bacilles d'Eberth el à bacilles paratyphiques — sont des maladies évitables, car tout le cycle du processus éliologique est aujourd'hui déterminé. Le seul réservoir de virus jusqu'ici connu est l’homme; c’est lui, malade, convalescent où porteur sain, qui détient dans son organisme la source de l'infection : par ses déjections, principalement par ses matières fécales, les bacilles sont déversés dans le milieu extérieur, et tous les objets qui en sont pollués, directement ou indirectement, deviennent des véhicules de contage. Ainsi se développent, nous l’avons vu, les épidémies d'infections (yphoïdes.

Le cycle de l'infection commande des mesures prophylactiques très précises, et qui s'adaptent à chacune des étapes de la contagion :

1° Le dépistage de l'isolement des porteurs de virus: |

90 La stérilisation de leurs excrela:

9° La stérilisation des véhicules de contage.

A cetle prophylaxie générale, qui dérive toul entière de nos connaissances sur la bactériologie et la pathogénie de l'infection, s'ajoute une prophylaxie spécifique, destinée non plus à mettre l'organisme sain à l'abri de la souillure typhique, mais à le rendre réfractaire à l'infection : la vaccination préventive. Nous exposerons successivement ces diverses méthodes prophylactiques, qui, loin de s'opposer, doivent au contraire se venir en aide, pour réaliser celte extinction de l'infection typhoïde qui paraît aujourd'hui à un grand nombre d’épidémiologistes un problème fatalement réalisable.

Page 1