‹ Nouveau traité de médicine (volume 4)Chapitre 194 sur 197 · L. RIBADEAU-DUMAS · texte numérisé non relu

L. RIBADEAU-DUMAS

FRS ra ee PATHOLOGIE Dr © MÉDIASTIN.. . en

ou d' un hématome du médiastin. Enfin, le syndrome nés peut être provoqué dans toutes ses modalités par l’anévrysme de l'aorte thoracique. L’ectasie aortique est certainement facile à reconnaître, lorsque l'examen radiologique aussi bien queles signes fournis par l'inspection et la palpation pers ; mettent de reconnaître la présence d’une tumeur pulsatile douée d'expansion. o On pourra trouver dans Ja variété et la richesse des signes de l’anévrysme quelques éléments du diagnostic, tels que par exemple la prédominance des. signes récurrentiels, le résultat de l'examen stethacoustique, le caractère des douleurs qui accompagnent l'anévrysme, Îles antécédents. Le diagnostic est presque impossible lorsque la tumeur du médiastin siluée au voisinage du cœur est animée de battements communiqués, ou bien lorsqu'il s'agit d'anévrysmes réduits à l'état de tumeur solide constituée par un sac 2 comblé de caïllots fibrineux solideset résistants. Le signe d'Oliver a été ue £ dans quelques cas de tumeur de médiastin, dé même aussi l'usure-dé la paroi avec saillie au dehors d'une tumeur recouverte par des téguments sillonnés de ae veines dilatées, enfin le syndrome médiastinal antérieur avec compression de = e la veine cave supérieure considéré comme exceptionnellement observé dans. l’anévrysme. =.

L’évolulion des tumeurs du médiastinest extrêmement variable. À compter | NE des premières manifestations cliniques constatées, elle peut être de quelques <> mois, quelques semaines, cinq ou huit jours. Dans le cas de tumeur bénigne, les symptômes graves apparaissent quelquefois plusieurs années avant l'apparition des premiers malaises. Ce sont surtout les signes de compression Le trachéo-bronchique qui annoncent la sévérité du pronostic, et plus particuliè- i rement les signes de compression nerveuse dont l'apparition est précoce lorsque la tumeur se développe dans le médiastin postérieur on bien aux, dépens des ganglions. # Un grand nombre d'observations signalent la brusquerie avec laquelle survient la mort dans les tumeurs de médiastin. Celle-ci est quelquefois subite avant que des symptômes précis aient pu annoncer la localisation de la maladie, ou bien lorsque le syndrome s’est déjà constitué. La mort survient. dans un accès de suffocation, où brutalement dans une syncope consécutive à une perturbation des nerfs cardiaques (Rendu), à un spasme glottique, à un réflexe bulbaire, aux progrès de l’épanchement pleurétique et péricardique. Rendu insiste sur la fréquence et la gravité des péricardites secondaires, qui, habituellement tardives et insidieuses, peuvent déterminer une dyspnée Y vio=. | lente avec collapsus, ou une syncope immédiatement mortelle. : es

Traitément des tuméurs du médiastin.

Le seul traitement curatif est l'extirpation. La gravité de ces néoplasies |

du médiastin est telle qu’elle commande l'intervention chirurgicale, aussitôt le ART fait, es la tumeur est localisée, a Are qi ’en soit la

TUMEURS DU MÉDIASTIN. Passe LIL 22801

être opéré à temps dans de bonnes conditions. Cependant les tumeurs

bénignes ont pu subir l’ablation avec d'excellents résultats.

- Après l'échec du traitement spécifique, traitement d'épreuve qui peut être tenté en présence d'un syndrome médiastinal mal défini, le traitement se résume avant tout aux mesures palliatives que commandent les symptômes observés. |

Quelques auteurs ont tiré parti dans le traitement du lymphadénome de la médication arsenicale à doses progressivement croissantes longuement continuée. On à même préconisé l'injection interstitielle de liqueur de Fowler. Malheureusement, si l'on a observé des améliorations, on n’a guère observé de guérisons certaines. |

On pourra enfin avoir recours à la radiothérapie qui peut donner quelques bons résultats au moins momentanés, non seulement dans Îles tumeurs 1ÿm-

phatiques, mais encore dans les adénopathies cancéreuses secondaires, en

déterminant la régression de latumeur et une amélioration sensible des signes de compression.

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