KERAJEWSKL. Przeglad Weterynanski, 1901, p
ÉTIOLOGIE. Fasc. II. — 523
sur les lèvres; chez lui aussi la marche de la maladie fut la même que chez Hertwig ; 1l n'eut rien sur les mains.
2° Infection accidentelle. — La contagion peut être directe par contact avec des vésicules ulcérées, ou surtout indirecte par l'intermédiaire de corps ou de produits souillés par le liquide des vésicules, tels que la salive ou le lait (vésicules buccales et mammaires).
Voie cutanéo-muqueuse. Infection par inoculation vaccinale.ÆLa Iymphe vaccinale peut être contaminée par le virus aphteux [Mohler et Rosenau (!), Voigt, Roché(?)]. Ce mode d'infection est toutefois exceptionnel (Voigt : 6 cas sur 600 000 vaccinés). Plaies. Les inoculations par plaies sont fréquentes parmi les gens en contact avec les animaux aphteux. Il s’agit alors : ou bien «le plaies antérieures, secondairement infectées (obs. de Boulay d’Avesne), ou de plaies infectantes faites avec des corps souillés de virus (obs. de Weiss, de Heu, etc.). Il faut rapprocher de ces faits les inoculations par simple contact; les vecteurs contagionnants sont alors très variés : cigare (Edelmann, Russi), onglon de porc (Galippe), mouchoir (Esser), etc.
L'observation classique d’Esser (1885) est des plus saisissantes :
Un vétérinaire est appelé pour constater l'existence de plusieurs cas de fièvre aphteuse. Deux jours après il fait un voyage et, pour se garantir du vent, il place devant sa bouche le mouchoir avec lequel il s'était essuyé les mains le 9 janvier. Le 12, il a des douleurs de tête et de la courbature; le lendemain des frissons et de la fièvre. Le 35° jour 1l voit apparaître une éruption vésiculeuse dans la bouche, sur la langue, autour des lèvres et des orifices du nez. Il fut guéri au bout de 8 jours.
Rayer rapporte une observation de Girard où un homme qui reçut de la bave de vache aphteuse dans la bouche présenta une stomatite aphteuse.
Voie digestive. — La contagion se fait le plus souvent par le lait et les produits d'animaux aphteux (54 p. 100, Bussenius et Siegel). La contagiosité du lait est amplement démontrée par l’expérimentation humaine (Hertwig, Mann et Villain, etc.), par l’'expérimentation et l’observation clinique vétérinaires. On s'accorde à considérer que le lait n’est pas primitivement infecté, mais secondairement souillé par le liquide des vésicules mammaires, dont une trace peut rendre infectants 50 à 100 litres de lait (Nocard et Leclainche). L'infection peut se faire par les premières voies; mais Lôffler et Früsch ont démontré la possibilité d'infection par la muqueuse gastro-intestinale (absorption de Iymphe aphteuse dans des capsules de gélatine). Comme le lait, le beurre et les fromages blancs frais peuvent être virulents (obs. Frohner, Thiele, Antoine). Les observations de contagion par le lait sont très nombreuses, mais rares sont celles qu’on peut considérer comme vraiment démonstratives (5).
L'homme peut donc prendre la fièvre aphteuse des animaux.
Inversement, d’ailleurs, il est possible de faire passer la maladie de
1. MouLer et RosENaU. Origine de la récente épizootie de fièvre aphteuse des Etats-Unis. Bureau of Anim. Industry : Cire. 147, 16 juin 1909.