‹ Nouveau traité de médicine (volume 5)Chapitre 110 sur 224 · RAIMBERT. Traité des maladies charbonneuses. Paris · texte numérisé non relu

RAIMBERT. Traité des maladies charbonneuses. Paris

4. RAYER. Inoculation du sang de rate. Société de biologie, 1850.

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HISTORIQUE. Fasc. II. — 551

En 1855, Pollender (1) vit les mêmes éléments, dont il indiqua assez exactement les caractères morphologiques, et, s'appuyant sur leur résistance aux divers réactifs histo-chimiques, il les considéra comme des cellules végétales. Tout d'abord, on n'avait observé les bâtonnets que dans le sang des cadavres : Brauell () les retrouva, chez l'animal vivant, quelques heures avant la mort; mais il réédita une erreur dans laquelle étaient déjà tombés les anciens observateurs et que nous allons voir renaître à maintes reprises : 11 ne sut pas distinguer l'agent spécifique du charbon des bacilles mobiles de la seplicémie. Cette confusion, Delafond (5) devait la relever dans un remarquable travail paru en 1860; le premier, il fit une tentative de culture : ayant laissé à l’air du sang charbonneux, il vit les bâtonnets s'allonger et comprit qu'il s'agissait d’une végétation cryptogamique, dont 1} pensa même à rechercher les spores. Il échoua sur ce dernier point : l'existence des spores charbonneuses ne devait être démontrée que seize ans plus tard, par Robert Koch.

Malgré les importantes découvertes dont s’enrichissait l’histoire du charbon, personne n'avait compris le rôle pathogénique des bâtonnets, auxquels on attribuait seulement une valeur pronostique. À ce moment, Pasteur publiail ses travaux sur le ferment bulyrique. Leur lecture éclaira l'esprit de Davaine (*) et le ramena à l'étude de la bactéridie charbonneuse qu'il avait découverte avec Rayer. Il comprit que la maladie, comme la fermentation, est sous la dépendance d’un agent animé et accumula une quantité considérable d'expériences à l'appui de sa conception. Mais une idée aussi neuve ne pouvait rencontrer que des incrédules ou des adversaires. Signol, Leplat et Jaillard, Sanson et Bouley attaquèrent ses conclu- SIONS.

Davaine n'eut pas de peine à démontrer que tous ces expérimentateurs s'étaient trompés et qu'ils avaient continué à confondre les maladies charbonneuses et septicémiques. Mais, il faut l'avouer, malgré ses admirables travaux, Davaine n'était pas arrivé à donner de sa conception une preuve irréfragable ; Koch (5), dans le beau mémoire qu’il publia en 1876, où il décrivit les spores charbonneuses et montra combien leur résistance diffère de celle des bâtonnets, contribua certainement à aplanir bien des difficultés et à faire tomber nombre d’objections. Mais ce furent les recherches de Pasteur (‘) qui mirent hors de contesté le rôle de l'agent animé et qui éta-

4. PozLzeNpER. Mikroskop.und mikrochemische Untersuchungen der Milzbrandblutes. Casper’s Vierteljahrschrift f. gericht. und offent. Medicin, Bd VIIT, 1855.

2. BRAUELL. Versuche und Untersuchungen betreffend den Milzhbrand des Menschen und der Thiere. Arch. f, path. Anat., Bd XI, 1857. — Weitere Mitheilungen über Milzbrand. /bid., Bd IV, 1858.

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