‹ Nouveau traité de médicine (volume 5)Chapitre 109 sur 224 · Moranb.Opuscules de chirurgie. Paris · texte numérisé non relu

Moranb.Opuscules de chirurgie. Paris

2. Fournier. Observations et expériences sur le charbon malin, avec un moyen assuré de le guérir. Dijon, 1769.

3. ENAuUx et CHaAussiEr. Méthode de traiter les morsures des animaux enragés et de la vipère, suivie d’un Précis de la pustule maligne. Dijon, 1785.

4. CHABERT. Traité du charbon ou anthrax dans les animaux. Paris, 1780.

G.-H. Rocer.

bonneuses. Il en décrivit trois formes différentes : la fièvre charbonneuse, sans aucune manifestation extérieure; le charbon essentiel, caractérisé par l'existence d’une tumeur primitive; le charbon symptomatique, qui se traduit par l'apparition secondaire de tumeurs extérieures. Cette dernière variété constilue, en réalité, une maladie particulière (Rauschbrand, des auteurs allemands). Elle est provoquée par un bacille anaérobie, dont nous devons la découverte à Arloing, Cornevin et Thomas : il n’y a entre les deux infections aucune analogie.

Au commencement du xix° siècle, un professeur à l'école d’ Alfort, Barthélemy, établit que le charbon se transmet par inoculation, et 1l reconnut que si le cheval et la chèvre contractent facilement la maladie, le chien s’y montre réfractaire. a

Devant les ravages que causait le charbon, particulièrement dans la Beâuce, le gouvernement lenta d'intervenir, et le ministre Cunin-Gridame chargea Delafond d'étudier la maladie. Étonné de voir périr surtout les animaux robustes, Delafond supposa que le charbon résultait d’une pléthore et plus spécialement d’un excès de globules rouges; se basant sur quelques recherches chimiques, il admit que le sang des animaux était trop riche en azote, el que ce principe se trouvait également en trop grande abondance dans les végétaux des pâlurages. La déduction logique de ces faits fut qu'il fallait combattre la pléthore par la saignée, ce qui conduisit à des résultats déplorables.

C'est alors que l'Association d’Eure-et-Loir aborda l'étude de la question. Aidée de Rayer et de Davaine, elle reconnut que le sang de rate du mouton, la fièvre charbonneuse du cheval, la maladie de sang de la vache, la pustule maligne de l’homme, ne représentent que des formes différentes d’une. mème maladie; elle établit que cette maladie est inoculable aux animaux capables de la contracter spontanément et qu’elle peut aussi se transmettre au lapin; enfin, elle démontra que les organes, les tissus et le sang sont également virulents et que cette virulence augmente par les inoculations successives. Tels sont les remarquables résultats consignés dans le mémoire que Boutet, rapporteur de la commission, présenta à l’Académie de médecine le 4 mar 1852.

Si l’étude du charbon s’éclairait considérablement, grâce à ces imporlantes découvertes, si son histoire clinique se trouvait complétée par les travaux de Bourgeois (1), de Maunoury et Salmon (?), de Raimbert (5), sa nature allait, pendant longtemps encore, rester inconnue.

Au mois d'août 1850, Rayer (*) avait annoncé à la Société de Biologie qu'au cours des recherches qu’il avait faites avec Davaine, il avait observé « dans le sang de petits corps filiformes, ayant environ le double en longœueur d’un UT sanguin. Ces petits corps n'offraient point de mouvements spontanés ».

1. BourGrois. Mémoire sur la pustule maligne. Arch. gén. de médecine, 1843. — Traité pratique de la pustule maligne et de l’œdème malin. Paris, 1861.

2. MauNoury et SALMON. Mémoire sur l’inoculation de la pustule maligne. Gaz. méd. de Paris, 1857.

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