‹ Nouveau traité de médicine (volume 5)Chapitre 112 sur 224 · MORPHOLOGIE ET BIOLOGIE DU BACILLE CHARBONNEUX · texte numérisé non relu

MORPHOLOGIE ET BIOLOGIE DU BACILLE CHARBONNEUX

Le bacille du charbon, désigné par Davaine sous le nom de bactéridie charbonneuse, rentre dans la tribu des desmobactéries de Cohn et dans le genre bacille (Bacillus anthracis).

Les cellules du végétal sont constituées par un corps protoplasmique homogène, chargé de chromatine (noyau diffus), enfermé dans une membrane cellulaire qu’on met en évidence par la teinture d’iode : Pianesi considère la membrane comme la couche la plus dense d’une enveloppe gélatineuse, ce qui explique l'aspect encapsulé qu’on observe dans certains cas. :

Le bacille du charbon affecte deux formes principales : celle de bâtonnets isolés ou accouplés et celle de longs filaments segmentés. ;

Dans le sang de l’homme ou des animaux charbonneux (fig. 1), on voit des bâtonnets cylindriques, transparents, homogènes, immobiles, ayant de 9 à 6 uw de long sur 1 à 1,5 uw de large ; leur longueur varie quelque peu suivant les animaux dont ils proviennent ; ils sont plus courts chez le bœuf que chez le cobaye où la souris; chez l’homme, ils sont moins longs que chez les rongeurs; enfin, chez ces derniers, on trouve des bâtonnets plus larges que d'habitude lorsqu'on a inoculé une culture atténuée. Chaque élément est isolé; quelquefois, plusieurs sont réunis bout à bout, formant des chaînettes de 2, à 4 ou 5 bâtonnets. Les bâtonnets, parfois renflés et élargis à leurs extrémités, sont coupés carrément, mais limités par une ligne légèrement sinueuse (Koch). Ce caractère a son importance : il sert à distinguer la bactéridie de divers autres microbes et particulièrement du Bacillus subtilis avec lequel on la confondue autrefois.

1. TOUSSAINT. De limmunité pour le charbon acquise à la suite d’inoculations préventives; Comptes rendus, 1880.

2: PASTEUR, CHAMBERLAND et Roux, Comptes rendus, 1881. — CHAMBERLAND. Le charbon et la vaccination charbonneuse: Paris, 1883.

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