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TRAITEMENT DE LA DIPHTÉRIE. Fasc. II.

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TRAITEMENT GÉNÉRAL ET MÉDICATIONS GÉNÉRALES ADJUVANTES DE LA SÉROTHÉRAPIE

Dans les diphléries bénignes, le traitement général se réduil presque exclusivement à Jinjection sérique. On y associe les prescriptions d'hygiène alimentaire : aération convenable dans une atmosphère douce. séjour au Hit prolongé pendant une quinzaine de jours au moins, régime alimentaire prudent, réduit au lailage pendant la période fébrile, complété par des légumes et des fruits au début de la convalescence et, en l'absence de toute albuminurie, retour rapide à l’alimentation habituelle.

Ces simples éléments suffiront à faciliter la guérison dans un délai relalüivement court.

Dans les formes graves de diphlérie ou dans les formes compliquées de croup, les indications du traitemenñt général et de l'alimentation méritent d'être précisées. Au cours du croup, et notamment chez l'enfant tubé, l'alimentation est parfois assez difficile à réaliser. Les liquides sont souvent mal tolérés, les enfants s'engouent et l’on est souvent obligé de substituer une alimentation semi-liquide au lait et de donner des bouillies un peu épaisses plus faciles à déglutir. De même, chez les sujets atteints de paralysie diphtérique et de paralysie du voile du palais, qui est la plus habituelle, le rejet si fréquent des liquides par le nez exige de faire boire les enfants doucement, parfois de les mettre dans le décubitus pour faciliter la descente des liquides dans l'œsophage, Enfin dans le cas où une paralysie pharyngée et laryngée fail redouter le passage de parcelles alimentaires dans les voies aériennes el par suite la broncho-pneumonie consécutive, on peut être amené soit à praliquer le gavage, matin el soir avec 5 à 500 Le de lait additionné de jaunes d'œuf, soit à associer au gavage la pratique des lavements alimentaires. Ces dernières mesures sont rarement nécessaires quand l'enfant est entre les mains d'infirmières avisées et ne s'imposent que dans les cas de paralysie étendue.

Médications générales. — Dans les formes graves de diphtérie cerlains médicaments semblent améliorer nettement l’évolution de la maladie. Ces médications comprennent notamment l’adrénaline et la strychnine. -

Avant de prétiserles indications et les modes d'application nous croyons dévoir signaler la méthode préconisée par Croom et Ker d'Edimbourg qui aurait obtenu des résultats très favorables par la prescription d'acide formique en ingestion. Ces auteurs font absorber 5 à 20 gouttes toutes les 4 heures pendant les 10 à 15 premiers jours, d’une solution à 95 pour 100 d'acide formique. Par l’étude comparée de la statistique des cas observés en 14905 et 1906, ils montrent une diminution notable de la mortalité et «des complications, — paralysie et albuminurie. À la vérité nous attachons plus d'importance à l'impression personnelle de ces auteurs qu'aux comparaisons des statistiques si souvent variables d’une année à l’autre.

L'adrénaline pourrait mériter véritablement une mention spéciale entre loutes les médications adjuvantes du sérum. On sait l'influence élective du poison diphlérique sur les capsules surrénales et il n’est pas étonnant de

E.-C. AvirAGner, B. WEILzz-HALLÉ et DD MARIE.

constater une véritable action Lonique de l’adrénaline ou des extraits surré=

naux pendant le décours et la convalescence de la diphtérie. On prescrira,

dans les formes graves de diphtérie, soit des. injections sous-cutanées

d'adrénaline à la dose de 0.5 milligr., 35 fois par jour (Moltschanow) chez un enfant de 5 ans, ou d'extrait surrénal à la dose de 10 à 20 centigr. par jour.

L’injection sous-culanée d’adrénaline semble nettement supérieure à l'ingestion, d'efficacité plus douteuse.

Le traitement adrénalinique devra être prolongé longtemps et se ne suivre, dans les formes toxiques de diphtérie, pendant 5 à 6 semaines et jusqu'à ce qu’on ait constaté une amélioration nette de l’état général, — disparition de l’asthénie et relèvement de la tension circulatoire.

La strychnine peut être associée avantageusement à l’adrénahine. Elle doit'être prescrite à doses relativement élevées el croissantes et lon est

surpris de voir combien les enfants les plus jeunes sont tolérants à des. |

doses relativement élevées de cette substance. Nous prescrivons Ccommunément un demi à 4 milligr. de strychnine à des enfants de 4 à 5 ans et nous n'hésitons pas à augmenter peu à peu cette dose et à atteindre graduellement pour des enfants un peu plus grands les chiffres de 5 et 4 mie de. sulfate de strychnine en injections hypodermiques.

La médicalion ‘strychnée valable dans les diphléries graves en Re d'évolution doit être prolongée surtout ou prescrite à nouveau lorsque des phénomènes paralytiques apparaissent pendant la convalescence.

Les symptômes de myocardile nécessitent souvent une médication supplé-

mentaire. Certains auteurs recommandent l'SARE de spartéine à doses

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de 2 à 5 centigr. par jour chez les enfants, de 5 à 20 centigr. par jour chez.

l'adulte, seule ou associée à l’huile camphrée à 20 ne pour 100. Nous nous sommes généralement bien trouvés de l'usage de l'extrait de strophantus: 1/4 à 1/2 milligr. chez l'enfant, 1 à2 milligr. chez l'adulte, qui peut être prescrit pendant plusieurs jours conséculifs et contribue à relever la tonicité du myocarde. | |

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