‹ Nouveau traité de médicine (volume 5)Chapitre 179 sur 224 · LS · texte numérisé non relu

LS

CNP ART SET

TENTE rar RS Lot

EE

Fe. PRATREE + ; RON. re k LUN EPS CETTE hd LES ne PPT ARRET EL ane PRE re A ES ame ET EURE US

ts

ERA Je

TRAITEMENT DE LA DIPUTÉRIE. Fasc. II. — Ü59

ticulière, mais seulement des lotions antiseptiques analogues à celles qui sont en usage dans l’angine diphtérique elle-même.

La te diphtérique se présente, au point de vue thérapeulique, dans des conditions différentes, suivant qu'il s’agit d'une paralysie évoluant dans une diphtérie traitée par le sérum ou d'une forme de paralysie d'origine méconnue et qui succède à une angine non traitée par le sérum. Dans le second cas, l'injection sérique s'impose à doses élevées el massives, comme s'il s'agissait de traiter une diphtérie en évolution. On adjoindra à ce traitement sérique la médication strychnée, et dans les formes sérieuses le traitement électrique, en usage dans les paralysies du même Lype — faradisaätion des muscles atteints dans les formes légères — application de courants continus, bains galvaniques dans les formes graves. Dans les paralysies qui évoluent au cours d’une diphtérie traitée, les médications adjuvantes s'imposent loujours, mais la question de Savoir s'il est ulile de renouveler les injections de sérum antidiphtérique reste controversée. L'injection sérique qui, dans l’espace de quelques heures, enraye la production de fausses membranes et ne tarde pas à les faire disparaître, ne s'oppose pas à l'apparition d’une paralysie du voile vers le 5° ou le 6° jour d’une diphtérie grave, et l’on peut voir se développer d’autres manifestations paralytiques, tandis que l’organisme est encore saturé de Fanti-toxine injectée (!). Comment admettre alors l'efficacité de nouvelles injections sériques, dont l’action ne peut doubler celle du sérum préexistant ? On sait d'autre part, à quelle dose minimum le sérum antitoxique s'oppose à la production d'accidents toxiques ultérieurs. Il semble donc évident que les phénomènes paralyliques traduisent des lésions déjà anciennes du système nerveux et que la sérothérapie est peu capable de modifier. En présence d'accidents paralytiques, il faut donc se démander si l’organisme est encore saturé de sérum ou si, après la disparition de celui-ci, le pharynx contient encore des bacilles diphtériques.

Dans ces deux cas, l'injection de sérum peut être conseillée, au risque d’être inefficace. Nous avons vu la plupart des paralvsies diphtériques guérir par l'application de moyens adjuvants que nous avons recommandés. Dans les cas exceptionnels, où le malade à subi déjà une injection antérieure, il se trouve en élal anaphylactique et éliminera plus tôt le sérum antitoxique qu'on lui a injecté lors. d’une diphtérie nouvelle : il peut être indiqué dès lors, en procédant prudemment, de refaire une injection sérique. Dans ces cas, après une injection sous-culanée peu importante — À cm° par exemple — on attendra trois ou quatre heures et on pourra pratiquer l'injection intra-musculaire d'une dose ‘massive de sérum. [l convient, également, dans les diphtéries graves, de les prolonger lorsque les accidents se produiront au delà du terme d'élimination du sérum, c’est-àdire du 25° jour. Certains auteurs, Méry, Weill-Hallé et Parturier, conseillent, pour s'opposer aux accidents anaphylactiques, de prolonger laction du sérum, d'injecter systématiquement et tous les jours une pelite dose — 10 cm, par exemple — de sérum anti-diphtérique.

1. Cf. H. KzeiNScnmibr. Jahrb. f. Kindhlk. 1915, p. 277 et 1917, p. 261.

B.-Cr AviRAGNer DB: “WErrL-Hatré ét PL: Marre:

Page 1