‹ Nouveau traité de médicine (volume 5)Chapitre 36 sur 224 · I. — Rougeole. | IT. — Rougeole confluente · texte numérisé non relu

I. — Rougeole. | IT. — Rougeole confluente

(facies pleurard). (type papuleux).

Fe

IV.— Taches de Koplik, (d'après Koplik). V. — Rubéole. Confluence des taches sur Aphtes (la muqueuse est la muqueuse de la joue dont de coloration normale).

la rougeur est due à la coalescence des aréoles rouges.

: Masson ET Cie, ÉDITEURS.

Demoulin, Sc,

[ht sr IBRARY.

WA titsilt " TC

“ + [ aude | U mt s Lt a 7 ' sTén ra : | = B : { , : Fe \ V1

DESCRIPTION CLINIQUE. Fasc. II. — 111

de relever un certain nombre de symptômes qui, précédant l'apparition du

signe de Koplik, justifieraient l'isolement d'enfants en apparence normaux.

On a pu dire avec raison que lorsqu'apparaissent dans les huit premiers jours, chez un enfant qui a été en contact avec un rougeoleux quelques troubles de la santé, on doit craindre le développement de la Rougeole; si par contre rien ne s’est manifesté dans les 15 jours, il n’y a pas lieu de maintenir l'isolement.

Le docteur Sébileau a insisté sur ce que, chez l'enfant surtout, la période d'incubation ne serait point toujours silencieuse : qu’elle pourrait être caractérisée par une légère élévation de température, un peu de lassitude et chez certains par des troubles gastro-intestinaux, (vomissements, diarrhée, langue saburrale) ou chez d’autres par des symptômes fugaces durant 24-48 heures au niveau de l'appareil respiratoire (coryza, toux sèche, rousgeur du pharynx, trachéo-bronchite), enfin par des adénopathies cervicales et sous-maxillaires. Ce sont là des signes légers qui, je le répète, sont observés plutôt dans les familles, et qui pourraient être aussi légitimement considérés comme le témoignage d’un état morbide préalable prédisposant à la contagion de la Rougeole. |

Toutefois et avant la période d'invasion ou d’énanthème il sera possible de noter l'existence de la fièvre, de l’abaissement du poids, une augmentation du nombre des leucocytes, l'apparition de rash (ceux-ci plus rares qu’à la période d’invasion) et le signe de Koplik.

Il est relativement fréquent de rencontrer des enfants qui, vers le 7° ou 8° jour de la période d’incubation, ont une poussée ou plusieurs poussées éphémères de 38°-58°,5. Meunier a signalé, d'autre part, en 1898, la chute de

poids, qui débuterait du 3° au 5° jour et qui pourrait atteindre 60 gr. par

vingt-quatre heures (1).

L'hyperleucocytose est réelle en dépit des avis différents. C’est ce qui ressort des recherches de Combes de Lausanne, de Renaud (1900), Plantenga (1905), Tileston (1904), Lagriffoul (1906). Cette hyperleucocytose peut se présenter avant l'apparition de l’exanthème et atteindre son maximum six jours avant ce dernier. Au moment de l’exanthème, elle est remplacée par la leucopénie. Le nombre des leucocytes, surtout des polynucléaires (plus particulièrement de la variété dés polynucléaires neutrophiles) peut être triplé.

Le signe décrit par Koplik(?) consiste élémentairement dans la présence sur la muqueuse jugo-labiale, de taches minuscules dont chacune est constituée par une aréole rouge ou rose centrée par un point en saillie légère de couleur blanc bleuâtre. Il est donc constitué par l'association d’une macule périphérique et d’une papule centrale; cette dernière étant la partie la plus importante.

La macule n’est autre qu'une aréole érythémateuse, rose d’abord puis rouge franc, qui répond à une mince zone d'hyperhémie. Cetle zone qui. à l'œil nu, paraît limitée par un contour circulaire, est, à la loupe, formée de

1. Est-ce là un signe spécial à la Rougeole? Ce n’est guère probable. Il me parait vraisemblable, par ailleurs. que l'isolement précoce et préventif de l’enfant avec les changements de vie, d'hygiène, de nourriture que cet isolement peut déterminer,

n’est pas sans expliquer cette perte de poids. 2. Voyez figure IV de la planche en couleurs et la figure de la page 110.

Page 1