COMPLICATIONS CARDO-VASCULAIRES
J'ai montré que, même fonctionnellement, le cœur n’est guère touché dans la Rougeole régulière. Dans les cas où il s’agit d’arythmie extra-systolique il semble bien que d’autres causes que la Rougeole puissent être invoquées.
La tachycardie, la tachy-arythmie ne se rencontrent guère que dans les formes graves, ou compliquées de lésions broncho-pulmonaires ou intestinales. Je n’ai jamais trouvé à un examen nécropsique de lésions aiguës de l'endocarde. Egalement et contrairement à ce que j'ai pu constater pour l’'érysipèle surtout, ou d’autres maladies infectieuses, je n’ai pas observé que des lésions cardiaques aient subi une aggravation quelconque du fait de la Rougeole. Hutchinson a bien parlé de la possibilité de lésions de l’endocarde mitral que lui révélait seulement un souffle de la région de la pointe; ces observations semblent plutôt procéder de la méconnaissance des souffles extra-cardiaques. |
En pratique professionnelle 1l me paraît exact d'affirmer qu'il n'y a pas, à proprement parler, de complications cardiaques de la Rougeole, réserve faite des lésions du péricarde succédant par inflammation de voisinage à une pleurésie purulente.
Il faut bien insister sur ce fait : qu’à l’exception de l'appareil respiratoire et digestif, et en quelque mesure de l'appareil nerveux, la plupart des viscères ou des glandes sont habituellement respectés. Ce n’est guère que dans les Rougeoles malignes ou compliquées, s’affirmant par une septicémie ou toxémie profonde, que l’on rencontre des lésions du rein et du fote..
Roger et Garnier n'ont relevé au niveau de la glande thyroïde que de faibles réactions témoignant d’un certain degré de congestion et de suracti vité fonctionnelle. L'observation d’Achard et Saint-Girons, concernant un cas de myxædème survenu après une Rougeole grave chez un enfant de onze ans, reste une observation unique. Mêmes constatations de Roger et Ghika, en 1900, pour le thymus. Ils ont cependant signalé, chez un enfant mort de Rougeole hémorragique, une hypertrophie du thymus avec petits épanchements sanguins intra-thymiques.
Pour ce qui est des capsules surrénales, rien de précis ne paraît avoir été décrit.