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P.-J. Teissrer et L. TAnoN.
derme, elle augmentera ainsi de volume et détendue; le 5% jour, à son. sommet, elle se transformera en une vésicule transparente, puis opaline,
qui occupe d’abord le centre, puis s'étale. On distingue déjà une petite dépression centrale qui est le début de l’ombilication. La zone périphérique, zone lymphogène de Layet, prend alors un aspect nacré.
Cette zone lymphogène est entourée elle-même d’une aréole rosée ou rouge, étroite de 2 millimètres environ, le tout reposant. sur un fond Jégèz rement induré. 4
Le 6° jour, l’ombilication s ‘accentue : le centre se déprime, la zone Iymphogène s'étend, l’aréole rouge périphérique est plus nette.
À la fin du 7° jour, qui marque la maturation de la lésion, l'ombilication
s’est élendue; la zone Iymphogène forme un bourrelet qui borde le sommet
de la papule, le derme et le lissu cellulaire sous-jacent sont infiltrés et douloureux; la phase de pustulalion commence.
Au & jour, la pustule vaccinale a pris son complet développement et
son aspect typique. Plus ou moins large et aplatie, de couleur nacrée, limilée par un bord plus dur et surélevé, déprimée en son centre, elle se détache sur l’aréole rouge également plus on moins large.
Au 9 jour, correspond en général le maximum de réaction inflammaloire. Le centre de la pustule très augmentée de volume, accentue sa dépression, pendant que la zone périphérique se bombe, devient irrégulière, que l’aréole prend une coloration rouge vif, el s'étend, que la peau voisine se tuméfie, que le tissu cellulaire s’infiltre, que l’induralion se diffusé,
et que les ganglions de voisinage s’engorgent el deviennent douloureux. :
L'incision de la pustule donne un liquide séro-purulent, où l'examen
cytologique décèle, entre autres éléments, une formule leucocytaire à pré-
dominance nononucléaire (Rubens-Duval).
Les jours suivants (10e, 11°), marquent le début de la période de régres-
sion. La partie centrale ombiliquée se déprime et devient brunâtre; le reste de la pustule se flétrit et prend une teinte plus jaune; la réaction
inflammatoire s'étend et l’aréole est d'un rouge moins vif. Mais ces signes
peuvent faire défauL.
Aux 12°, 15° Jour, la croûle se complète et se termine. Elle couvre toute la
surface de la pustule; la rougeur et la douleur disparaissent. Puis la croûte
brogressivement va se durcir et tomber du 17° au 920 jour, laissant une 5 J
cicatrice gaufrée ou finement piquetée, qui, d'abord, pigmentée et brune, deviendra blanche, restera indélébile, el parfois prendra le caractère
d’une cicatrice hypertrophique ou chéloïdienne. Des symptômes généraux accompagnent le plus habiluellement cette
évolution locale. Au 6° jour, parfois vers le 4°, apparaît la fièvre avec un peu de malaise, d’insomnie, d’anorexie. Cette fièvre est rémitlente, à oscillations moyennes jusqu'au ê° jour, où elle atteint, au moment où l’aréole est
à son apogée, le maximum aux environs du 38 et quelquefois plus. Elle
s'accompagne d’une légère accélération du pouls, sans modifications de la
pression artérielle, le tout durant deux à quatre jours. Cette fièvre peut être
plus marquée, comme l’un de nous l’a établi, quand la vaceinalion a lieu :
au cours d'une maladie générale.
DS