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VACCINE CLINIQUE ET EXPÉRIMENTALE. Fasc. II. __ 965
En mème temps, la réaction du tissu lymphatique se développe, et dès le 4e jour après une phase de leucopénie admise par cerlains auteurs, la formule leucocytaire se précise caractérisée par une hyperleucocylose à mononucléaires. De même les humeurs subiront les modifications, que la réaction de fixation dévoilera ou qui témoigneront des propriétés antivirulentes du
Sérum.
Tous ces symptômes restent le plus souvent bénins et nasal dès le début de la dessiccation. Ils peuvent manquer; la fièvre est elle-même
une manifestation inconstantle.
Telle est, selon les descriptions classiques, l'évolution de la Vaccine ino-
culée, évolution à laquelle,
après la courte période d’incu-
bation, on peut distinguer ÉRTTON
comme à la Variole une phase
d'éruplion, de pustulation, de "FORT BRBENENRE
dessiccation el même, pour > \
Chambon et St-Yves-Ménard, de 50 ee CARABIEN RE HFSRE
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I est à ce type habituel de la Vaccine quelques variantes.
Il semble admis que dans le 4 procédé d'inoculation de bras à bras, très rarememt employé 20là
aujourd’hui, l’évolution soit HRIRTE JE
plus rapide. 10 LÉ EREN RE
, Ces variantes peuvent s’affir- 4, | 1 DÉS TÉATNAE LATE
mer dans le sens d’une accen-
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tualion ou d’une atténuation 11213141516]718|9/10/n1#2/13lw des phénomènes, dont la raison Onmssnnn D Dr LS PES pourra se {trouver dans la qua- réaction réaction féctiaios lité du virus vacci ] ] traumatique aréolaire de la papille STE: Le des ee AU ë Fig. 1. — Schéma de l’évolution de la réaction quantité inoculée, ou dans l’as- saccinale (Après ve PIROUET),
sociation des germes microbiens, comme aussi dépendre de conditions organiques spéciales; cela, en dehors des anoinalies, des complications dont nous aurons à parler plus loin.
Cette descriplion classique qui reste exacte dans ses lignes générales aujourd’hui comme hier, se complète heureusement des données nouvelles que les observations cliniques de v. Pirquet ont permis d'établir. Par elles, une analyse plus minutieuse, avons-nous dit, nous est, en effet, donnée, des diverses modalités réactionnelles qui suivent l'insertion du virus vaccin, comme de l’évolution comparée des zones qu'il importe de différencier au niveau de l’inoculation, à savoir : partie centrale de la lésion vaccinale la papille et partie périphérique de la lésion vaccinale l’'aréole.
La réaction traumalique terminée (réaction que caractérise le sillon hyperhémique auquel succède un liséré squameux, brunâtre, et qui durera 24 heures environ), le virus vaccin, après une phase silencieuse de 48 heures, exerce son action, et la maculo-papule apparaît.
P.-J. Trissrer et L. TANON.
C’est au 4° jour, une simple rougeur avec démangeaisons, qui, au 9 jour, s’'accentue et prend une coloration plus intense; elle reste unique, ce qui veut dire que ses caractères obje ctifs, semblables sur toute son étendue, ne sauraient être différenciés.
Au 6° jour, la partie centrale commence à prendre un aspect particulier : c’est la papille, qui, durant que se modifie l’aréole, se transforme du 6 au 9% jour en une vésicule dont la dépression centrale, le caractère: bleu nacré periphérique, répondent à la description que nous avons donnée. Au 8‘ et au 10e jour, cette vésicule devient alors la pustule avec tous les caractères déjà décrits. Durant le même temps, l’aréole qui constituait d'abord à cette papille une mince sertissure rouge, prend un caractère plus marqué, dont la teinte va se dégrader du centre à la périphérie et se confondre à ses confins irrégulèrement dessinés avec la peau normale.
Vers le 10° ou 11* jour, au moment où la papille a atteint le dernier degré de son développement, par une évolution plus lente que celle de l’aréole, celle-ci arrive à son degré maximum d’hyperhémie, devient douloureuse à la pression, et repose sur une base indurée qu’explique l’infiltra- Lion sous-jacente.
Puis la régression se produit, qui débute vers le 12° jour; la dessiccation commence, qui va progresser du centre vers la périphérie formant une croûte plus ou moins épaisse et brunâtre, entourée d’un sillon irrégulièrement pigmenté, et qui, tombant dans le courant de la 5° ou 4 semaine, laisse la cicatrice dont nous avons vu l’évolution.
Les primo-vaccinations, quand elles sont suivies de succès, aboutissent toujours au développement d’une ou plusieurs pustules. Le paragraphe 17 de la loi alle mande porte qu'elles doivent être considérées comme réussiés quand il y a au moins une pustule parvenue à son complet développement.
L'observation et l’expérimentation ont établi que l’évolution de la Vacecine chez le primo-vacciné, répond à un type immuable ou presque immuable, ‘ dont les nuances sont insignifiantes en tant que le primo-vacciné est un sujet normal, c’est-à-dire n’est pas en cours de maladie, d'affection active, ou porleur des tares susceptibles de modifier l’évolution de la Vaccine; en tant aussi qu'il n’était pas en état d’immunité congénitale; que le vaccin est suffisamment actif, et la technique régulière. Les figures que nous devons à l’obligeance de L. Camus, et qui concernent deux types de vaccins à leur complet développement par primo-vaccination de l'enfant répondent à des types de réaction vaccinale normale‘).
Le schéma que nous reproduisons à la page précédente. en caractérise les phases régulières.
Caracteres de la Vaccine dans les revaccinations. — En ce qui regarde les lésions de revaccinalion, des différences marquées s’observent et plusieurs éventualités sont possibles :
1° La réaction ne se différencie aucunement de la pustule primo-vaccinale; tout au plus, son évolution est-elle un peu plus rapide, et la cicatrice moins apparente; la Iymphe qu'on en relire est parfaitement inoculable. Celle première évenlualité est plulôl exceptionnelle.