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CANCER DES ESPÈCES

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de la dominante) et une légère prévalence de la lignée maternelle qui

peut troubler le résullat.

Le Rat, comme la souris fait souvent des tumeurs spontanées.

Ici, c’est le sarcome qui prédomine, sous deux formes : sarcome à type fuso-cellulaire, à cysticerques (Borrel), et sarcome de la glande thyroïde survenant d’une facon endémique. L’épithélioma, d’abord très peu Connu, a élé bien étudié par Fibiger et ses élèves qui en ont publié des cas au niveau de la langue et de l'estomac; ces auteurs ont pu préciser l’étiologie de ces tu-

Fig. 108: — Epithélioma primitif du foie chez la brebis (Roussy). (Gr. 50/1).

A. Epithélioma trabéculaire. — B. Foie dont les travées sont refoulées par suite du développement de la tumeur.

Fig. 109. — Epithélioma de la glande mammaire de la souris. (Roussy.) A. Noyaux tumoraux formés d’acini épithélioma. — B. Kyste entouré Ide travées épithélales. — C. Zone de nécrose et d’hémorragie. (Même pièce que fig. 106).

GUsTAVE Roussy et Maurice Wozr.

meurs par des expériences très ingénieuses sur lesquelles nous aurons à revenir.

Le Lapin a été rarement trouvé porteur de cancers ; cependant on connaît chez cet animal l’épithélioma du rein (Lubarsch), de la mamelle (Masson), du pancréas (Petit) et le cancer de l’utérus dont un exemple a été étudié par Pierre Marie et Aubertin (épithélioma glandulaire chez une lapine de 12 ans) et un séminom, que Paine et Peyron ont pu greffer en série sur une génération.

Personnellement nous avons publié avec G. Petit l'observation d’un volumineux épithélioma du rein chez une lapine.

Chez le Cobaye, le cancer est rare; onnen rencontre pas chez nos sujets de laboratoire. À part des tumeurs assez particulières, généralement bénignes, qui se développent par parthénogénèse des ovules ovariens et forment des tumieurs comparables au chorio-épithéhome humain, on connaît 3 cas de sarcomes fusocellulaires qui ont pu être inoculés jusqu'à 6 générations successives (Lubarsch, Jones).

2. Mammifères sauvages. — Le cancer semble être plus rare chez les animaux sauvages que chez les animaux Fig.110. — Sarcome poly morphe dérivant domestiques, à tel pont que longtemps

d'un épithélioma mammaire; 6° pas- on a nié son existence. On a cru pou- RÉ RU ELA. Pathologique voir expliquer ce fait Pas la différence

de la Faculté de Paris). de nutrition et c'est ainsi que s’est

créée la théorie du sel qui favoriserait

le cancer et dont l'alimentation des animaux sauvages serait dépourvue.

Mais peu à peu les cas étudiés dans les jardins zoologiques, puis les trou-

vailles de tumeurs chez les animaux des grandes chasses ont augmenté la statistique restée malgré tout encore très réduite.

C'est ainsi que le Singe, chez qui on peut voir cependant la plupart des maladies de l’homme, ne fait que très rarement du cancer. Quelques rares cas d'épithéliomas d'origines très diverses, quelques tumeurs bénignes sont le bilan de plusieurs milliers d'observations.

D’autres animaux sauvages, tels que le Lion, le Tigre, l'Ours, le Rhinocéros, l'Éléphant, le Kangourou et le Cerf ont été trouvés porteurs d’épithéliomas et de sarcomes dans presque toutes les parties du corps.

5. Le Cancer des Oiseaux est connu de longué date; il existe chez toutes les espèces d'oiseaux, aussi bien carnivores que fructivores et à tous les

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âges. Pendant longtemps, on étendit par trop le cadre de ces tumeurs, en y rangeant par exemple une affection très fréquente chez les gallinacés et les pigeons, la variole des poules. On sait aujourd’hui que cette affection, caractérisée par des nodules de la grosseur d’un grain de mil dus à une hyperplasie de l’épithélium malpighien, est provoquée par un parasite sur la nature exacte duquel on discute encore.

Les prémières observations, déjà anciennes, de cancer chez les oiseaux furent faites en 1843 par Loyer et Rousseau, sur des aigles et des vautours ;

aussi crut-on pouvoir incriminer à cette époque l'élément de nutrition ou

Fig. 11. — Epithélioma pavimenteux de la cavité buccale chez le poulet. (Gr. 15/1). (D’après Murray).

A. Boyaux épithéliaux. — B. Epithélium buccal.

l’âge comme facteur étiologique du cancer, d'autant plus qu’on ignorait absolument son existence chez d’autres oiseaux. Aujourd’hui on connaît le cancer des oiseaux sauvages comme ceux des oiseaux de basse-cour ou de volière, et on sait que le perroquet vivant très vieux, fait surtout de l’épithélioma. |

Cancer des gallinacés. — D’après des statistiques récentes faites dans

de grands centres de recherches, les tumeurs des gallinacés semblent être

assez fréquentes. Les tumeurs bénignes sont du type conjonctif : le fibrome et le fibro-myxome péritonéal, les ostéomes et les chondromesen forment le principal contingent. Les tumeurs malignes, au contraire, sont le plus souvent d’origine épithéliale. Ce sont, avant tout, les épithéliomas de la crête du cog, et celui du métatarse, épithélioma pavimenteux à métastases pulmonaires fréquentes et greffé habituellement sur une maladie kératosique du

pied, due à up sarcopte acarien et apparaissant d’une façon endémique à la suite de ce parasite dans certains élevages. D'autres parasites du genre aca-

rien ont été trouvés au sein d’une tumeur myxosarcomateuse par Mercier et il y a peu de temps Teutschlaüder a observé chez le pigeon une tumeur du type sarcome, associée à une prolifération épithéliale du type « épithélioma contagiosum » et à un nématode du type Dispharagus.

Toutes les formes de tumeurs connues chez l’homme ont été également observées chez les gallinacés. Nous nous bornerons à ne mentionner que celles qui présentent un intérêt particulier. Ce sont : les folliculomes originaires du vitellus ovarien; les tumeurs embryonnaires dont Borrel et Masson ont publié un cas au niveau du rein chez le coq; l’adéno-papillome de la panse du paon, tumeur très envahissante, prenant son origine au niveau d’une glande muqueuse; les lymphomes et les syndromes leucémiques, e’est-à dire les tumeurs de l'appareil hématopoïétique avec ou sans retentissement sur le sang.

Enfin Peyton Rouss a décrit en 1911 chez la poule une tumeur du type sarcome fuso-cellulaire qu'il a pu reproduire en série par greffes, puis par filtrat chez des poules de la même famille (Plymouth Rocks) et qu'on appelle couramment dans les laboratoires le sarcome infectieux de Peyton Rouss.

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