GÉNÉRALITÉS SUR LES SPIROCHÈTES
mique des spirilles de dimensions normales. Pour prouver la virulence de ces formes grèles, il est nécessaire d'inoculer le produit de broyage à des êtres aussi réceplifs que le sont les embryons de poule; on les infecte faci-
argas pour voir, au bout de », 10 minutes, paraître dans son liquide cœlo-
lement par piqûre de l'œuf à travers la coquille.
D'après Marchoux et Couvy, l'évolution des spirochètes, à parür du moment où ils pénètrent dans l'estomac de largas, est la suivante : la plupart d’entre eux restent dans les eæcums gastriques où ils commencent à s’'agglutiner el à s’immobiliser au bout de 2% heures; leur nombre diminue graduellement, si bien qu'au bout de 8 jours on n'en rencontre plus dans cet organe. Quelques spirochèles ont traversé d'emblée la paroi cœcale et gagné la eavilé générale. Ils v apparaissent nombreux déjà au bout de 20 minutes. Ce sont ces spirochèles qui donneront naissance aux formes grêles qu'on retrouve plus tard.
Quant aux granules de Leishmann, dont les issus d’acariens sont bourrés, ils S'allongent, en effet, quelquefois en courts bâlonnets, mais ceux-c1 ne ressemblent en rien à des spirochèles; on ne surprend chez eux aucune forme de passage intermédiaire avec ceux-ci; enfin, ils existent normalement chez un grand nombre d'acariens inoffensifs. Marchoux et Couvy sont portés à les considérer comme des grains de sécrélion.
On sait depuis longlemps que les larves d’'Ornithodorus moubata sont héréditairement infectieuses. Or, on lrouve aussi des spirochètes dans les œufs d'argas. Marchoux et Couvy ont reproduit d'une façon saisissante lPinfecüion de l'œuf. Il suffit de plonger ceux-c1 dans du sang spirillaire, les spirochètes traversent rapidement la membrane chilineuse des œufs.
Nous avons exposé plus haut Févolulion des spirilles de la fièvre récurrente chez le pou, telle que l'ont élablie nos expériences. Elle est de même ordre que celle du spirochète des poules. Il semble pourtant que linfection ne se conserve pas chez le pou aussi longtemps que chez lArgas, car les spirochètes disparaissent définitivement vers le 20° jour.
Les femelles nous ont paru s'infecter dans une proportion quatre fois supérieure à celle des mâles. Nous n'avons Jamais constaté, à l’ultra-microscope, la présence de spirochètes visibles dans les œufs; quoique, nous l'avons dit, la transmission de l'infection chez le pou soit héréditaire.
Le rôle des poux vis-à-vis de Sp. obermeieri est spécifique; en les nourrissant sur un animal alleint de fièvre des liques, nous n'avons pu saisir la
réapparilion de spirilles, ni reproduire chez le singe la maladie.
Culture des spirochètes.
Lorsqu'on veul conserver ?n vitro des spirochèles dans le sang d'un animal infecté, 11 faut prélever ce sang au début de l'accès et non aux approches de la cerise; les anticorps qui apparaissent à ce dernier slade ne larderaient pas à immobiliser les spirochètes. Quand cette immobilisation sest produite on vitro, un excellent moyen pour rendre aux spirochètes leur mobilité est celui qu'a indiqué Ponselle : ajouter au sang un peu de
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glucose, ce qui redonne aux spirochèles une activité nouvelle et les amène à se mulliplier abondamment. Il s'agit là d'un phénomène lemporaire, la cullure ne larde pas à périr el n’est jamais repiquable.
Un premier pas dans la culture des spirochètes avait été jadis tenté par Levadili. Son procédé consiste à ensemencer du sang de poule infecté dans du sérum de poule chauffé à 60-70, puis enfermé dans des sacs de collodion. Ce sac, une fois elos, est placé dans le périloine d’un lapin; au bout de quelques jours, on le retire et on constate que les spirochètes y sont encore mobiles et qu'ils offrent même un début de multiplication. On fait un nouvel ensemencement sur le même milieu et on obtient cette fois une pullulalion plus active.
Les découvertes récentes de Noguchi semblent plus fécondes. Au fond d'un tube stérilisé, on place deux ou trois fragments stériles d'un rein de lapin, on ensemence quelques gouttes de sang de poule et, par-dessus, on verse 15 em de liquide d’ascite non chauffé, n1 filtré. La culture se développe en 4 à 7 jours; on la repique vers le 5° ou 6° jour.
Hata à simplifié cette méthode : on dilue du sérum normal de cheval de 2 fois son volume d'eau physiologique. On le porte au bain-marie à 58° et on chauffe progressivement, de telle facon que la température mette 5 heures à monter jusqu'à 71°, puis on l'y maintient 50 minutes. Le mélange est translucide et d'apparence laiteuse dans son épaisseur, à demi-solide à la surface. Après refroidissement, ce produit semi-coagulé est employé de la même manière que le liquide d'aseite de Noguchi: le rein étant remplacé par un morceau de couenne de sang de cheval. À 37, la culture atteint son maximum-en à à 7 jours el peut rester virulente 21 Jours. Pour les passages, on emploie environ un 1/2 cm d’une vieille culture de 5-7 jours qu'on introduit dans un tube neuf. L'auteur a de la sorte réussi 27 passages en 190 Jours.