‹ Nouveau traité de médicineChapitre 39 sur 189 · I : 5 4 5 Ô : re © 7 8 (el 10 sq · texte numérisé non relu

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A. Rieux, del. Demoulin, Sc.

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L'HÉMATOZOAIRE DU PILUDISME. FaSsC. eV

L'étude de Plasmodium comprend dès lors deux parties nettement dis- Uinctes

1° L'une qui répond à sa schizogonie, autrement dit qui comprend létude de sa morphologie et de son évolution dans le sang de l’homme;

20 L'autre qui a trait:à sa sporogonie, c'est-à-dire à son évolution dans l'organisme de l’hôte intermédiaire, l'Anophèle femelle, depuis la sortie du sang de l’homme malade jusqu'à sa réinoculation à l’homme.

A) Schizogonie. — La schizogonie du Plasmodium doit être envisagée sous deux aspects, selon qu’on a affaire aux éléments asexués, où aux éléments sexués

1° Éléments asexués. — Les éléments asexués sont représentés par le. schizonte. Le schizonte naît de la pénétration dans l'hématie du sporozoïle introduit dans l'organisme sain par la piqûre de l’anophèle, puis dans les

Fig. 1. — Pénétration des sporozoïtes de Plasmodium vivax dans les hématies (1 à 4); 6, schizonte d’environ 12 heures; 7, schizonte très mobile d'environ 24 heures; 8, schizonte se préparant à la division nucléaire; 9, schizonte à nombreux noyaux. (D’après Schaudinn, in Brumbpt.)

stades ultérieurs, de la pénétration du mérozoïle, terme ullime du cycle schizogonique.

La morphologie du schizonte est la suivante : coloré par la méthode de Romanowsky, le schizonte encore jeune a une forme généralement circulaire ou ovale; à un pôle on reconnait un point rouge ou violacé et à l’autre extrémité un croissant plus ou moins fin ou large, de coloration bleue, don! les extrémités se rapprochent du point rouge apical: entre ces deux parties colorées existe une zone gris blanchâtre ou incolore. L'ensemble réalise l'image demeurée classique d’une « bague à châton ». Le plasmodium ainsi constitué représente une cellule dont il possède les éléments caractéristiques : noyau et protoplasma. On s’est toujours entendu paur ce dernier c'est le croissant bleu périphérique, lémoignant par sa coloralion de la basophilie du protoplasma. L’entente a été moins complèle pour le noyau. Actuellement on est unanime à reconnaître, dans le point rouge, la chromatine nucléaire dont il offre, du reste, les réactions ; nous verrons qu'il joue le rôle de la chromatine de tout noyau cellulaire. Quant à la zone blanchâtre centrale, qu’on appelle encore « zone achromatique », les uns la Liennent pour du suc nucléaire, les autres pour une vésicule nutritive.

Cette morphologie générale appartient aux schizontes jeunes de toutes les

H.-VincEnxT et J.: RIEux;

variétés de plasmodium. Les différences surviennent, comme nous le verrons, avec la maturation des schizontes. | | D'une manière générale, l’évolution du schizonte de P. est la suivante : la zone achromatique diminue; le protoplasma augmente, en présentant des mouvements amæboïdes; sa croissance se fait aux dépens du cytoplasme du globule, dont il se nourrit; 1l se charge en outre de grains de pigment brun doré ou brun noir, dont la disposition varie un peu selon Les espèces. Enfin le grain de chromatine tend vers la division: elle représente la fin de la maturation du plasmodium et le prélude de la sporulation. Cette division

Fig. 2. — Développement du macrogamète de Plasmodium vivax observé à l’état frais. 4, formation du globule polaire (g. p,);: 5, son émission. (D’après Schaudina, in srumpt.)

a élé ‘étudiée par Schaudinn sur le P. de la tierce, au moment où elle commence, c’est-à-dire sur le P. âgé de 24 à 56 heures. Elle ne diffère en rien de la karyokynèse en général: vacuolisation du noyau qui donne l’image d’un fin réseau, formation el scission de la plaque équatoriale dont les plaques filles s’écartent pour constituer chacune un noyau néoformé. Ceux-ci se divisent à leur tour; toutefois l’observation de leur division n’est plus aussi nette que celle de la première. Cette forme de division du schizonte est quelquefois nommée « sporocyte » : cetle dénomination est commode pour désigner ce stade de l’évolution schizogonique.

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