‹ Nouveau traité de pharmacie théorique et pratique (volume 2)Chapitre 109 sur 355 · TOILE DE MAI · texte numérisé non relu

TOILE DE MAI

Pr. : Cire blanche 8 OBces.

Huile d'olives 4

Térébenthine 1

On fait fondre toutes les matières ; on y plonge de la toile fine que l'on saisit par les deux coins du même côté et que l'on fait passer entra deux règles de bois pour faire couler l'excédant de l'emplâtre.

ECUSSONS.

On appelle écussons ou plus ordinairement emplâtre un médicament destiné à être appliqué sur quelque partie du corps, et qui se compose d'une couche plus ou moins épaisse de matière médicamenteuse, appliquée sur un morceau de peau blanche , de taffetas , de toile ou de papier.

Les matières qui forment les écussons sont très-variables, ce sont des compositions emplastiques, des onguens, des électuaires, des extraits, des résines, etc.

Quand leur consistance est ferme , on les malaxe dans les mains et on les étale avec le pouce. Quand , au contraire , les matières sont de consistance molle , on les étale avec une spatule; mais comme alors il serait difficile de le faire avec régularité, on recouvre la toile d'un morceau de papier, de carton ou de fer-blanc, percé d'une ouverture ayant la grandeur que l'on veut donner à l'écusson ; on étale la matière de manière à garnir entièrement le vide laissé par le moule , et l'on enlève celui-ci.

Quelquefois on étend autour de l'écusson une bande de diachylon gommé, qui a pour effet de l'empêcher de changer de place, et qui s'oppose, si la matière est molle, à ce qu'elle puisse s'étendre au-delà de la limite qui lui a été tracée.

Les écussons sont faits souvent avec des morceaux de sparadraps que l'on taille de la grandeur et de la forme voulues.

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