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BOUGIES

On nomme bougies de^ médicamens destinés à être introduits dans ruièlre. Leur nom leur a été donné à cause de la ressemblance de leur forme avec celle des bougies à brûler. Plus minces à un bout qu'à l'autre, leur grosseur ne dépasse guère celle d'un tuyau de plume. Elles doivent avoir de la flexibilité, êlrs bien égales , et surtout leur surface doit être parfaitement lisse.

Tantôt elles sont laites avec une composition emplastique , par exemple les bougies de Daian. On les prépare en trempant une mèche conique de coton, de filasse ou de toile dans un emplâtre liquéfié. On roule cette mèche en cylindre, et on la polit avec un instrument parliculier.

Les bougies fiiiles avec des mélanges emplasliques ont l'incoiivénient de se briser facilement. On les a à peu près complètement abandonnées pour les bougies élastiques.

Celles-ci se font avec de l'huile de lin cuite, rendue siccative par la lilharge, et à laquelle on ajoute 1/3 de succin, 1/3 d'^sence de térébenthine et 1/20 de caoutchouc. On y plonge des fils ou des bandelettes de tissu de soie, et quand la première couche est sèche , on en met une seconde , une troisième, etc., etc.

On prépare rarement, peut-être jamais, des bougies eu caoutchouc. Presque toutes les bougies , soi-disant en caoutchouc du commerce, sont faites avec de l'huile de lin épaissie.

SUPPOSITOIRES.

Les suppositoires sont des médicamens de forme conique destinés h être introduits dans l'anus. Ils ont la consistance du suif. Leur grosseur varie depuis celle d'une plume jusqu'à celle du petit doigt.

Les substances les plus communément employées à la préparation des suppositoires, sont, le beurre d? cacao, le suif,

le savon, le miel suffisamment rapproché. Avant de les introduire dans l'anus, on les trempe ordinairement dans un liquide approprié à la maladie.

On donne au savon la forme requise en le coupant avec un couteau.

On fait liquéfier le suif et le beurre de cacao , et on les coule dans des moules coniques en carte.

Pour faire un suppositoire avec le miel , on le fait cuire rapidement jusqu'au cassé en remuant continuellement; c'est-àdire jusqu'à ce qu'en le faisant tomber sur un corps froid il devienne assez dur pour se briser. On le coule alors dans des cônes de papier huilé.

PESSAIRES.

Ce sont des médicamens solides destinés à être introduits dans le vagin. On leur donne des formes très-variées. Ils sont en toile fine ou en soie, et on les remplit de poudres ou d'autres matières. On en fait également en gomme élastique, en huile de lin épaissie , en cuir bouilli , en ivoire , en bois , etc.

Les cataplasmes sont des médicamens composés externes ; d'une consistance de bouillie épaisse, destinés à être appliqués sur quelque partie du corps. Ils sont composés de pulpes, de poudres, de farines et de différens liquides; on y ajoute des poudres, des sels, des huiles, des onguens, etc.

Dans quelque cas on leur a donné des noms particuliers : on appelle sinapismes ceux qui sont faits avec de la moutarde; èpicarpes , ceux que l'on destine à être appliqués sur les poignets , et suppèdanes , les cataplasmes pour la plante des pieds : ces deux dernières dénominations ne sont plus d'usage.

Il y a des cataplasmes crus ; il y en a de cuits. Dans le premier cas , sont ceux faits avec la farine de moutarde; ils perdraient par la chaleur toutes leurs propriétés ; tels sont encore

les cataplasmes faits avec des pulpes de plantes préparées sans feu.

Tout ce que nous avons dit, en parlant des pulpes faites à froid , est applicable à la préparation des cataplasmes préparés sans coction avec des plantes fraîches , ou des parties de plantes fraîches. Les cataplasmes de moutarde portent, comme nous l'avons dit, le nom de sinapismes.

Les cataplasmes préparés à chaud sont plus nombreux. Quand ils sont faits avec des pulpes de plantes , elles sont plus liées , et l'eau s'en sépare plus difficilement: on se conforme, d'ailleurs , pour leur préparation à tout ce que nous avons dit en traitant des pulpes.

Les cataplasmes faits avec des farines sont d'autant meilleurs , que celles-ci conservent plus long-temps l'eau qu'elles ont absorbée. Il paraîtrait, d'après quelques expériences de M. Duportal, que la farine du phalaris canariensis possède cette propriété à un degré plus éminent que toutes les autres , et cette considération devrait la faire préférer. En effet, le liquide, retenu par la viscosité de la pâte, forme, à la surface de la peau , un bain continuel, et l'effet du remède est d'autant plus efficace , que cet état d'humidité se conserve plus longtemps , ou , en d'autres termes , que le cataplasme se dessèche moins vite.

Au reste, rien n'est plus simple que la préparation de ces sortes de médicamens : on délaie la farine dans l'eau froide de manière à former une pâte un peu claire et bien homogène , et l'on fait cuire en remuant continuellement. Par là, on facilite la combinaison de l'amidon ou du mucilage avec l'eau, en même temps que l'agitation conserve à la pâte son homogénéité, et l'empêche de brûler au fond de la chaudière.

Lorsque l'on fait un cataplasme avec des plantes odorantes , il est préférable de les employer en poudre car toutes ces matières perdent moins par la dessiccation que par la chaleur. On donne à leur poudre la consistance requise avec un liquide approprié. Il serait avantageux de se servir d'une décoction Irès-chargée de la plante; on réunirait ainsi dans le cataplasme tous les principes médicamenteux qu'elle contenait. Si l'on

34*2 DES CATAPLASlMKS.

jugeait i]ne hi chaleur fût nécessaire , on femil digérer le véhicule el la poudre à la chaleur modérée du bain-marie.

La masse plastique , qui constitue les cataplasmes, est tantôt employée seule, et tantôt elle sert d'excipient à quelque corps plus énergique. Ainsi, on y ajoute des poudres, du camphre, des sels , des huiles, des onguens, des teintures alcooliques, du savon. Toutes ces matières demandent, suivant leur nature particulière , à être incorporées aux cataplasmes d'une manière différente.

Les substances énergiques qui perdraient par l'action du feu une partie de leur vertu sont incorporées au cataplasme froid. Tels sont la poudre decigu(?, le safran, le camphre, l'acétate de plomb; tantôt on mêle ces matières à la masse; d'autres fois, on se contente d'en recouvrir la surface. Celle dernière méthode mérite d'être préférée, en ce que la portion de matière engagée dans la substance même du cataplasme est à peu près inutile. Toute l'action est exercée par celle qui touche la partie malade.

Le savon , tes extraits, doivent être dissous dans une petite quantité d'eau.

Quand on veut incorporer des onguens, on les délaie d'abord dans un peu d'huile; le mélange s'en fait plus exactement, et ils restent unis plus intimement au cataplasme.

On applique les cataplasmes froids, plus souvent tièdes, quelquefois très-chaiids. Quand ou les destine à ramollir une partie, il est avantageux d'y mêler un corps gras. Il enduit la superficie de la peau , et le malade se trouve moins contrarié , quand on les enlève, par les effets du refroidissement causé par l 'évapora ti on.

CAXAJPf^AiiiMJ!; DE MIE BJE PAl«.

Pr. : Mie de pain 4 oncea.

Lait 8

On émiette le jiain en frottant la mie du pain rassis entre les iTiains , on le mêle ou lait froid et l'on fait cuire jusqu'en consistance de cataplasme.

CATAPLASME ^AltCOT^l;)^E.

Pr. : Décoctum de tètes de p;ivots. . . )

— de feuilles de jusquianie. ( ^' Farines ëuiollientes Q. V.

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