EAU DISTILLÉE DE NYMPHOEA
Pr. : Fleurs récentes de nymphœa blanc... 1 partie. Eau S. Q.
Distillez suivant l'art pour retirer 1 partie du produit. Cette eau est peu sapide, peu odorante et à peu près inerte.
SIROP DE NYMPHOEA OU DE KÉNUPHAU.
pp. : Pétales récens et mondés de nymphœa. 1 livre.
Eau 2
Sucre 4
Faites un sirop par infusion des fleurs et simple solution du sucre.
Ce sirop est employé comme rafraîchissant et béchique. Il est peu efficace.
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PAPAVÉRACEES.
Les papavéracées sont des plantes à suc laiteux dont il faut se méOer. Elles sont ûcres , et ce caractère est surtout remarquable dans celles qui ne sont pas narcotiques. Telle est la grande chélidoine ( chelidonium majus ) , dont le suc jaunâtre et purgatif a été vanté contre l'ictère; le pavot cornu ( glaucîum corniculatum ) , dont on fait usage dans la médecine vétérinaire; le hocconia fructescens des Antilles, dont le suc jaune , acre et caustique y est employé comme purgatif et vermifuge. Cette même ûcreté se retrouve dans les pavots et elle existe également dans la racine du sanguinariacanadensis dont la racine ( blood-root ) acre et narcotique est ordonnée dans les Etals- Unis contre les maladies du foie.
Dans la famille des papavéracées , l'opium , par son importance, domine tous les autres produits. Il contient outre quelques matières que nous pouvons négliger en ce moment , du raéconale de morphine, auquel il doit sa vertu sédative, de la narcoline,de la codéine et une matière volatile inexaminée, mais que l'on sait avoir beaucoup d';1creté et dont l'aclion sur l'économie animale est telle que les exhalaisons de l'opium frais excitent, dit-on, des éternumens. L'opium est, comme on le sait, retiré des têles du pavot somnifère. Recherchons si nous retrouverons les mêmes produits dans les capsules des autres pavots.
Les recherches de plusieurs observateurs ne laissent aucun doute sur la présence de l'acide méconique, de la morphine et de la narcoline dans les pavots indigènes. D'abord M. Vauquelin a reconnu les deux premiers principes dans le suc obtenu par incision des têtes de nos pavots indigènes. M. Ricard- Dupral est arrivé à des résultats semblables; M. Petit, et ensuite M. Orfila, ont constaté une composition analogue dans \e papaver orientale. M. Dublanc a reconnu en outre la narcoline dans le pavot ordinaire. La morphine ne s'y trouve qu'en petite proportion ; la narcoline y esten proportion plus grande. W. Yauquelin paraissait disposé à croire que sous l'influence de la chaleur des climats, les proportions relatives de morphine et de narcoline varient.
Ces faits tendent bien à prouver l'identité de composition des différentes têtes de pavot; mais par une différence bien remarquable, et qui certainement ne lient pas à des fautes d'observation, M. Pelletier n'a pas retrouvé de narcoline dans un extrait d'opium obtenu par incision dans le département des Landes. Cet babile cbiraisle a pu y reconnaître, outre la morphine et l'acide méconique , la codéine, la matière huileuse el le caoutchouc , qui se retrouvent dans l'opium exotique. Les espèces plus petites ont été peu examinées ; on sait cependant que l'extrait des capsules dnpapaver dubium est calmant, et M Loiseleur-Delonchamps a reconnu la même propriété aux capsules du papaver rhœas.
Les autres parties du pavot, les feuilles, les tiges contiennent bien les mêmes principes que les fruits , seulement ils y sont en proportion moins grande.
Nous venons de voir les proportions de morphine diminuer progressivement dans les pavots, et jusqu'à présent elle n'a pas été trouvée dans les autres plantes de la même famille. Peut-être cependant la différence consiste-t-elle seulement en cela, que le principe narcotique n'étant qu'en proportion trèsfaible, le principe ûcre y est devenu l'objet principal de l'attention. M. Godefroi a vu que dans la chélidoine ce principe acre est volatil, ainsi que l'est celui du pavot. Il a observé aussi que l'ammoniaque forme un précipité cristallin dans le suc de la même plante; mais il n'a pas suffisamment caractérisé ce produit, el il reste à constater le degré d'analogie^qu'ii peut avoir avec la morphine ou la narcoline.
Les fleurs des pavots participent des propriétés sédatives du reste de la plante. En Amérique on emploie comme calmant les fleurs du papaver argemone el l'on sait que nous nous servons habituellement du coquelicot comme d'un léger calmant etdiaphorétique.
Les semences de pavots fournissent à l'expression une huile douce qui sert d'aliment; ni l'huile ni le tourteau ne conservent des traces de la propriété narcotique qui appartient au reste de la planle. Une aulre plante de celle fàmiWe V argemone mexicana^ fournil une huile purgative qui est employée aux Etats-Unis
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SOUS le nom d'huile de chardon ; son action est semblable à celle de l'huile de ricin , mais elle est plus active.