‹ Nouveau traité de pharmacie théorique et pratique (volume 2)Chapitre 14 sur 355 · PREFACE. XXXV · texte numérisé non relu

PREFACE. XXXV

J'ai conservé la nomenclature ancienne; j''ai adopté seulement quelques mots qui m"'ont paru d'un usage (commode ou nécessaire , tels que le mot hydrolés pour désigner les dissolutions faites au moyen de Peau, soit d'une manière générale ou avec l'intention de conserver un certain vague dans la définition que ne m'auraient pas donnée également les mots plus spéciaux de tisanes, gargarismes; etc., etc. J'ai conservé aussi le mot de saccharolés pour désigner l'ensemble des médicamens qui contiennent le sucre comme condiment ou pour composant essentiel ; celui de saccJiarure pour les préparations de forme pulvérulente, dans lesquelles le sucre entre pour une forte proportion ; celui d'a/coulatures , et mieux alcoolares , ppi^r les teintures alcooliques préparées avec des végétaux frais j et qu'il ^st souvent important à distingue;^ dp celles qui sont fournies par les plantes sèches.

Quant à la nomenclature plus spéciale de chaque médicament, les tentatives de perfectionnement qui ont été faites jusqu'à présent ne me paraissent pas avoir été très-heureuses. Je préfère l'expression de laudanum de Rousseau à celle de vin d'opium préparé par la fermentation , celle de poudre de James à celle de poudre de phosphate de chaux et d'antimoine composée; le nom anciennement connu d'Hièra Picra me paraît meilleur que celui d'électuaire d'aloè's composé, quand il y a tant d'élecîuaires dans lesquels on fait entrer et où l'on peut faire entrer l'aloës mélangé avec d'*autres substances ; il en est de même de la désignation ancienne de pilules de Belloste au lieu de la dénomination nouvelle des pilules de mercure , de

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scammonée et d'aloës composées : le nom de baume nerval appliqué îi un médicament connu, vaut certainement mieux que le nom inempïoyable d'onguent d'huiles volatiles , de Baume du Pérou et de camphre composé, etc., etc.; avec un pareil système, on en est amené à créer des noms qui n'en finissent pas , si Ton veut, parla nomenclature, faire connaître la principale composition des médicamens, ou à en donner une idée incomplète , si on veut abréger les dénominations comme il est indiqué par le bon sens.

Il est une réforme qui me parait beaucoup plus raisonnable; c'est celle qui consiste à dire vin au quinquina ou avec le quinquina , huile à la ciguë ou avec la ciguë , au lieu des anciennes dénominations vin de quinquina, huile de ciguë et autres pareilles, car ces dernières expressions sont grammaticalement mauvaises , puisque le vin n'est pas tiré du quinquina, ni l'huile de la ciguë, comme on semble le dire. Ceci, toutefois , n'est pas d'une grande importance , car enfin, il ne s'agit que de s'entendre clairement, et je ne crois pas qu'il y ait jamais eu confusion à ce sujet.

Quant aux formules elles-mêmes , j'ai rapporté , de préférence, comme je l'ai dit, celles du Codex; c'est la loi écrite à laquelle tout pharmacien doit être tenu de se conformer , sous peine de livrer la thérapeutique à l'anarchie la plus complète. Je ne reconnais à personne le droit de substituer une formule à une formule légale ; si elle ne vaut pas mieux à quoi bon ; si elle donne un produit de qualité supérieure, le délivrer, sans l'accord du médecin, c'est donner au malade un médicament dilFérent de celui sur les effets duquel

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