‹ Nouveau traité de pharmacie théorique et pratique (volume 2)Chapitre 15 sur 355 · PREFACE. XXXVII · texte numérisé non relu

PREFACE. XXXVII

le médecin croit pouvoir compter. Il nVst qu'un seul cas où les procédés de préparation peuvent être changés sans inconvéniens, c'est quand il s'agit de matières d'une composition chimique bien déterminée, pour lesquelles il importe peu que Ton se serve de tel ou tel mode de fabrication, parce qu'ils conduisent absolument au même résultat; mais quant aux préparations d'une composition plus difficile à connaître , comme toutes les préparations spécialement pharmaceutiques fournies par les plantes ou les animaux , libre aux pharmaciens d'en étudier les préparations, de proposer des modifications de formules, mais toutes bonnes qu'elles soient , le nouveau médicament ne doit être délivré dans son officine qu'autant qu'il a été adopté par le codex légal ou qu'il est l'objet d'une prescription spéciale de la part du médecin.

Les modifications apportées aux formules ont eu souvent pour objet d'établir des rapports simples entre les différentes matières qui entrent dans la préparation des médicamens , de manière à ce que l'on puisse saisir de suite l'influence que chacune d'elles peut avoir dans les propriétés générales du tout. Je crois cette innovation bonne en elle-même, et toutes les fois qu'il s'agira d'établir de nouvelles formules officinales, on fera bien d'adopter cette manière de faire ; mais je ne partage pas pour cela l'avis des personnes qui veulent retoucher toutes les formules reçues pour les niveler à ce système, et réellement l'utilité de ces modifications ne me parait pas manifeste; l'on se trouve en effet dans l'alternative ou de modifier beaucoup la formule pour arriver à ce résultat, et alors on change le degré d'acti-

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vite du médicamenl, ou de la uiodifier à peine, et alors Tavantage que l'on s'est promis devient tout-à-fait nul, ear il est aussi commode pour la pratique de savoiif qn^m médicament contient à peu près un dixième ou uii douzième de l'un de ses élémens , que de savoir qu"'il en contient exactement Tun de ces nombres; les doses auxquelles un remède doit être employé , ti'étnrtt pas absolues , si on les exprime par des nombres ronds bti des fractions simples, ce nVst pds que Ton puisse jamais affirmer que ces nombres sont absolument ceux que Ton devait employer plutôt qu"'une fraction un peu plus forte ou un peu plus faible.

La nomenclature des médicamens chimiques ne donne pas lieu aux mêmes contestations: A mesure que les chimistes modifient leur théorie, ils doivent apporter des modifications torrespondantes dans les dénominations qui expriment la composition des corps; ces nouveaux noms après être restés quelque temps dans le domaine purement scientifique, pénétrent peu à peu d^ns le langage ordinaire et finissent par devenir usuels. Force est donc de suivre ici les progrès de la science et d"'adopter sa nouvelle nomenclature pour les préparations chimiques, quand cette nouvelle langue a é^é adoptée généralement; de là la nécessité d''établir une synonymie complète pour toutes les préparations que la pharmacie emprunte à la chimie pure. A cet effet, ^ai placé en tête de chaque corps simple et composé, son nom emprunté à la nomenclature électrochimique actuelle; puis j\ni donné ensuite une synonymie, qui se compose du nom ou des noms que le corps a portés avant rétablissement de la nomenclature giiy-

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