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et quels agens on devrait employer pour y parvenir, alors son travail n^en est pas moins utile au pharmacien, auquel il apprend à traiter convenablement les corps , lorsqu^il veut en extraire les parties médicamenteuses.
Si tous les matériaux qui entrent dans la préparation des médicamens avaient été soumis à une investigation chimique convenable, la pharmacie serait arrivée à sa perfection. Il ne lui resterait plus quVi examiner les nouveaux corps que Pexpériencc montrerait utiles dans le traitement des maladies. Mais si on en excepte les combinaisons de la nature brute, et celles que forment quelques substances organiques entre elles, ou avec des composés inorganiques, tout le reste est encore à faire. Il est à désirer que les pharmaciens continuent d^iugmenter le nombre des analyses végétales, pour en faire Fapplication aux préparations médicinales.
On nomme médicament toute substance qui, prise intérieurement, ou appliquée extérieurement, concourt à la guérison des maladies. On a long-temps discuté sur les différences qui existent entre les médicamens, les poisons et les alimens ; mais ces (rois mots se définissent d'eux-mêmes, et n'entraînent avec eux aucune espèce d'équivoque. Observons, toutefois, que chacune de ces significations peut appartenir à un même corps, dans des circonstances différentes; ainsi, les substances amylacées servent tantôt de matière alimentaire, et tantôt de médicamens ; et les poisons les plus énergiques deviennent, dans des mains habiles, les moyens les plus puissans de rappeler la santé.
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On dit des incdicjuiiens quMls sont internes ou externes, officinaux ou magistraux, simples ou composés.
La division des médicamens en internes et externes nVst convenable qu^autant que ces épithètes sont appliquées dans des cas particuliers ; car un médicament peut être employé à Tinlérieur et à l'extérieur , suivant les indications que Ton veut remplir ; par exemple, Topium , le quinquina, Thuile, sont aussi fréquemment recommandés en applications ou en frictions à la surface du corps, qu\\dminislrés à Tintérieur.
Les médicamens sont dits officinaux lorsque, préparés à Tépoque de Tannée la plus convenable, et d'après des formules généralement reçues, ils peuvent se conserver long-temps sans altération. Les médicamens nommés magistraux, par opposition, s'altèrent très-promptement, et sont confectionnés peu de temps avant qu'ils soient administrés aux malades. Remarquons cependant que, dans son acception propre, la ' dénomination de médicament magistral devrait s'appliquer à toute préparation faite sur la formule particulière d'un médecin.
Les médicamens sont simples ou composés. Les premiers s'emploient tels que la nature nous les présente, ou du moins sans avoir éprouvé aucune préparation qui puisse les altérer. Les médicamens composés sont des mélanges ou des combinaisons. Cette différence entre les médicamens composés a engagé les pharmacologistes à diviser leur étude en deux séries. La première comprend toutes les combinaisons empruntées
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par Part de guérir à la chimie inorganiV[ue, les principes immédiats extraits des plantes ou des matières animales , et quelques-unes de leurs combinaisons ; en un mot, toutes les préparations dont la nature chimique est bien connue. On a rangé dans une seconde classe, sous le nom de pharmacie galénique, non-seulement tout ce qui est simple mélange, mais encore toutes les opérations où les réactions chimiques se compliquent, et sont plus difficiles à appréciei , soit par le grand nombre d'agens qui sont en présence, soit par Tignorance dans laquelle nous sommes de la nature de ces a gens et de leurs propriétés. Cette seule distinction fait voir que le domaine de la pharmacie galénique doit diminuer de jour en jour, et quMl arrivera une époque où elle ne traitera plus que des mélanges et des opérations préliminaires nécessaires à la disposition des corps à Fusage médical, et à leur conservation. Cest là le but que les pharmaciens doivent se proposer. C'est un travail immense, et qui ne saurait être Touvrage d\m seul. La coopération de tous n'est pas de trop, et je croirai avoir rendu un véritable service à la pharmacie si , en appelant sur ce point l'attention des pharmaciens, je puis contribuera diriger leurs travaux vers ce but. Il nous manque surtout des analyses des matières végétales; cer la connaissance exacte de ces matières est le seul guide que nous puissions avoir dans le choix des véhicules les plus propres à attaquer et dans celui des substances qui peuvent leur être associées sans modifier ou détruire leurs proj)riétés. L'attention, éveillée par de brillantes découvertes, s'était portée quelque temps vers ce genre derecher-
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ches; mais bientôt le dégoût d'un travail, dont on n'a pas assez, apprécié Tutilité , a arrêté Timpulsion , au grand détriment du perfectionnement de la pharmacie.
J'ai dit que Ton devait user avec réserve de Tapplicalion de la chimie à la préparation des médicamens ; mais on doit s'en abstenir d'une manière absolue lorsqu'il s'agit de ces médicamens très-composés qui nous ont été légués par nos prédécesseurs , et dans lesquels le médecin reconnaît encore des propriétés utiles. Il nous est tout-à-fait impossible d'apprécier les changemens qui peuvent se produire dans de pareils mélanges ; nous ignorons complètement si l'addition ou la soustraction de quelques matières , en apparence indiffc- ^rentes , ne peuvent pas apporter des changemens dans les propriétés médicamenteuses du produit. C'est ainsi^ pour prendre autre part un exemple bien avéré de notre ignorance sur les réactions qui se produisent dans des mélanges aussi composés, c'est ainsi que dans certaines recettes employées pour la teinture , on est tout étonné de voir l'opération manquer, si l'on vient à soustraire telle matière que la théorie faisait considérer comme inutile pour le succès. Le respect pour ces vieilles préparations est une règle à laquelle le pharmacien ne doit jamais se soustraire; il doit suivre exactement les formules admises pour ces médicamens composés, quelles que soient d'ailleurs les idées qu'il puisse avoir sur les perfectionnemens dont ces formules seraient susceptibles.
La classification d'un ouvrage de pharmacie pratique n'a aucime espèce d'importance ; comme chaque opération y devient l'objet d'une description détaillée,