Livre
Once.
Gros.
O fi
Grain
Fspagne
To>(':aiie
]\oine
Angleterre
Autriche
Allpiiiague et Russie..
Prusse
flollande et Belgique.
Suède
Piéinoul'
f^ramm.
gram.
gr«m.
grnm.
L'instrument qui sert à déterminer le poids des corps , s'appelle balance. Il est le plus ordinairement composé d'une barre inflexible , librement suspendue , et qui porte à ses extrémités des plateaux destinés à recevoir lés poids et les corps que l'on veut peser.
La barre qui supporte les plateaux s'appelle fléau. Elle doit être assez forte pour ne pas fléchir sous les poids dont ses extrémités sont chargées. Elle est supportée librement par son centre, de manière à se mettre en mouvement aussitôt que l'une de ses extrémités supporte un poids plus considérable que celui qui agit sur son autre extrémité. La ligne suivant laquelle le fléau est suspendu , s'appelle l'axe de suspension ; les deux côtés du fléau en dehors de cette ligne , s'appellent les bras du fléau.
Quand les deux extrémités du levier sont également chargées , la pesanteur qui tend à précipiter les corps , agit avec la même énergie sur chacun des côtés de la balance, et le fléau sollicité d'une manière égale à ses deux extrémités reste en équilibre ; mais si un poids plus fort est placé dans un des pla-
,tt POIDS ET MESURES.
teaux de la balance, alors l'action de la pesanteur s'exerce de ce côté sur une plus grande masse , et la balance tombe.
Peser un corps , c'est déterminer la quantité d'un poids connu qui est nécessaire pour lui faire équilibre et l'empêcher de se précipiter ; cet équilibre a lieu quand la somme des parties matérielles est la même des deux côtés , et que par conséquent l'action de la pesanteur s'exerce également sur l'une et l'autre extrémité du fléau.
Pour qu'une balance soit bonne, il est quelques conditions qu'il est indispensable de remplir dans sa construction. Le fléau doit être suspendu librement , et il doit se mouvoir avec le iTioins de frottement possible. Pour arriver à ce résultat , on donne à la partie qui pose la forme d'un biseau dont l'arête porte sur un plan en acier trempé.
Les deux bras du fléau doivent être égaux; car un fléau est un véritable levier. La ligne sur laquelle porte le fléau est le point d'appui ; le poids qui agit sur l'une de ces extrémités est la puissance ; celui qui pèse à l'autre est la résistance ; si ces poids sont égaux , et que les bras du levier aient la même longueur, il y a équilibre; mais si les poids restant égaux les deux bras du fléau avaient une longueur différente , celui des poids qui agirait par un levier plus long l'emporterait sur l'autre ; la balance tomberait de ce côté , et donnerait par conséquent une indication fausse.
Dans une balance le centre de gravité du fléau doit être placé un peu au-dessous du point de suspension. Ce centre de gravité , c'est un point central autour duquel les particules sont disposées symétriquement , et sur lequel on peut admettre, que se trouve toute l'action de la pesanteur concentrée. Le fléau ne peut être en équilibre, qu'autant que le centre de gravité se trouve quelque part dans la ligne verticale qui passe par l'axe de suspension. Alors il est soutenu; dans toute autre position la pesanteur agirait sur lui pour le précipiter jusqu'à ce qu'il occupât la partie la plus basse possible.
Si le centre de gravité est placé sur la ligne même de suspension , la balance reste en repos dans toutes les positions ; parce que quelque inclinaison que l'on donne au fléau , le centre de gravité n'en sera pas moins soutenu par l'axe de suspension.
POIDS ET MIÎSUllES. 7
Si le centre de gravité est placé au-dessus de l'axe do suspension , la balance est folle, c'est-à-dire qu'elle tombe do beaucoup, mOme par l'addition d'un très-petit poids ; c'est que linclinaison que le fléau a subie, écarte latéralement le centre de gravité. Il ne porte plus sur le point de suspension de la balance, et la pesanteur le précipite jusqu'à ce qu'il soit arrivé dans la partie la plus basse , ce qui n'a lieu que lorsque le fléau a fait un demi-tour sur lui-même.
Si le centre de gravité est placé au-dessous de l'axe de suspension , comme il est alors dans le point le plus bas possible , s'il vient à être écarté de ?a position , la pesanteur tend sans cesse à l'y ramener , et le lléau oscille à la manière d'un pendule jusqu'à que cet effet soit produit. Cette construction est nécessaire pour tous les fléaux de balance ; seulement on rapproche d'autant plus le centre de gravité du point de suspension que l'on veut rendre la balance plus sensible.
Voir les ouvrages de physique , pour plus de détails , sur le Manuel et la Théorie des balances.
De la mesure de la densité des corps .
La densité d'un corps est la quantité de matière qu'il renferme sous un volume donné. C'est, en d'autres termes, le rapport du volume à la masse.
La densité des corps est un caractère important. Elle sert souvent de moyen pratique de reconnaître leur pureté ou leur degré de concentration. C'est principalement pour les liquides que dans les arts et dans le laboratoire du pharmacien la détermination de la densité est utile sous ce rapport. C'est ainsi qu'avant ou après une opération on reconnaît, par la densité d'un acide , d'une dissolution saline , d'une liqueur éthérée ou alcoolique, si elle a été amenée au dpgré de concentration convenable.
Prendre la densité d'un corps , c'est déterminer combien il pèse comparativement h un autre corps qui a le môme volume. C'est à l'eau que l'on compare la densité des autres corps. On représente sa densité par 1. Si un corps pèse autant qu'un volume d'eau égal au sien , on dit qu'il a la même densité que l'eau, ou que sa densité est 1 ; s'il pèse le double , sa densité
sera représentée par 2 ; s'il pèse moitié moins , on dira que sa densité est 0,5.
Nous n'avons à nous occuper que des moyens usuels de reconnaître la densité des liquides , renvoyant aux ouvrages de physique pour les procédés délicats par lesquels on détermine au moyen de la balance lu densité des solides, des liquides ou des gaz.
On appelle aréomètres des instrumens destinés à mesurer la densité des corps. Ils sont de deux sortes, les aréomètres à volume constant et à poids variable, comme, par exemple, celui de Nicholson, et l'aréomètre à poids constant et k volume variable, tel que le pèse-acide , le pèse-sel , etc. Celte dernière sorte d'aréomètre est la seule dont nous ayons à nous occuper. Elle se compose d'un tube mince, égal, portant une boule pleine d'air à sa base, et au-dessous une autre petite boule dans laquelle on met un corps lourd, du mercure ou du plomb, destiné à lester l'instrument et à l'obliger de plonger dans le liquide, en conservant sa position verticale. On plonge l'instrument dans de l'eau distillée, et l'on marque 0, au point de la tige qui affleure le liquide. On porte alors l'instrument dans une dissolution faite avec 15 parties de sel marin et 85 parties d'eau ; il s'y enfonce moins et l'on marque 15 au point d'affleurement. On partage en 15 parties ou degrés l'espace compris entre 0 et 15, et on continue à diviser le tube en degrés , en reportant au-dessus et au-dessous des divisions déjà obtenues une échelle qui porte des degrés de môme grandeur. Les degrés qui sont placés audessous de zéro servent à faire connaître la densité des liquides plus pesans que l'eau; ceux qui sont placés au-dessus servent pour les liquides plus légers.
Un aréomètre construit de la sorte pourrait servir à reconnaître la différence de densité de Jous les liquides; mais pour cela il faudrait une échelle fort longue qui rendrait l'instrument incommode et fragile; aussi préfère-t-on ne donner à l'échelle que la longueur nécessaire pour peser certains liquides et avoir plusieurs instrumens séparés. Veut-on faire un aréomètre pour jes liqueurs denses, on leste l'instrument de manière à ce que le zéro se trouve à la partie la plus haute du tube ; veut-on faire un aréomètre pour les corps légers , le zéro touchera le réservoir d'air et les degrés inférieurs seront supprimés.